‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 50 sur 235 · PART. 1635. — ÉLOGE DU PÈRE DE CONDREN · texte numérisé non relu

PART. 1635. — ÉLOGE DU PÈRE DE CONDREN

JÉsus-Curisr, et sa vie cachée ; en sorte que c'était plutôt Jésus-Cnrist vivant, dans le père de Condren, que le jère de Condren vivant en lui-même, Il était comme une hostie de nos autels : au dehors, on voit les accidents et le apparences du pain, mais, au dedans, c'est JÉSUS-Cunisr, De même, en était-il de ce grand serviteur de Notre-Kei gneur , de Dieu.

qui le préparait à le christianisme ,

singulièrement aimé Notre-Scigneur

résidait en sa personne , précher à renouveler la première pureté et pitt

de l'Eglise ; et c'est ce que ce

faire dans le cœur de ses disciples pendant son séjour surk} terre, qui a été inconnu comme le séjour de Notre-Sti gneur dans le monde, Je lui fus donné de Dieu, commelsl apôtres l'avaient été à Notre-Seigneur , selon ces paroles:! Pater, quos dedisti mihi, non perdidi er eis quemquam; e, 4

pendant sa vie, il tâcha de nous traiter commie Notre-Stigneur avait traité ses apôtres. Ce bon père me dit même que je serais un de ses héritiers, non pas de biens périssæ bles, grâce à Dieu, mais d'esprit et de grâces. Hé! je pusse avoir une petite étincelle de son pur

plüti Dieu que amour, qui fut si violent qu'il avait pensé en ètre dévoré, et que son cœur en fut si enflé, qu'il éleva deux ou trois dt ses côtes, ce qui a paru Jusqu'à sa mort, » C'était une chose merveilleuse que la sublimité de ses lu: mières, Elles surpassaient si fort la portée ordinaire des es prits, qu'il était impossible de coucher par écrit toutes l& vérités qu'il disait, tant elles étaient saintes et dégagées dé voies grossières de concevoir et d'apprendre les choses,

les ayant toutes par infusion. Et comme on remarque, canfs Yi pi V9 SRB D dedonner at

la théologie, que la lumière des anges est de telle nature.

que les anges inférieurs ne pourraient point porter Sani pa

miracle l'étendue de la lumière des anges supérieurs: aini k

en était-il de sa lumière au regard du reste des esprits...)

On disait seulement, en quittant ce grand homme : Oh:

que cela est admirable! que bicnheureux sont ceux qui r&

Un» cucillent Mn C'était l'i

» tion de l’I k » pressaient 1 » saint Jéron 1 » fort longt grand personnage à vou]

se laissa va

» le servaic vant, que

»Ûr our

Jean voult

qui l'éclair donne plus que tous le l'Ecriture

grand sain > surtout ap qui l'en av:

» Alors il m Jésus-Curi:

raient mort naire CEUX recevaient e beaucoup pl Car les Livr bles se scar point l’usag proprement

ter aux chie

» ture,et il ne

l'esprit de di:

do res divinesr faireun bon:

» dépendance

DREN.

1635. — ÉLOGE DU PÈRE DE CONDREN. 69 » cucillent les miettes qui tombent de cette table céleste ! » C'était l'image de Salomon. Bienheureux étaient ceux qui

"était plutot M que le père À

ne une los- » le servaient ; et pour cela, je disais même à son frère ser—

idents et le vant, que je portais bien envie à sa condition.

ÉsUs-Curist, 8 » Notre-Sci-

tre-Secigneur

» Cr our, lui proposant de vouloir écrire pour l'édifica- » tion de l'Eglise, je lui disais que tant de personnes l'en 1 » pressaient, et priaient Dieu pour cela; et que j'avais lu dans

Là préche M$, saint Jérome, qu'autrefois toute l'Eglise avait jeûné et pleuré » fort longtemps, pour obtenir de Dieu la grâce que saint Jean voulût écrire l'Evangile; après quoi, ce grand saint

ureté et piét nage à voul| séjeur sur} D se laissa vaincre, et donna à l'Eglise cette grande lumière e Notre, qui l'éclaire maintenant, cet Evangile qui seul parle plus et U, COMME, donne plus de connaissance de la divinité de Jésus-Cunisr, ces paroles} + que tous les autres Evangiles , et tous les autres livres de l'Ecriture sainte. Je le priai donc, qu'à l’imitation de ce grand saint, il voulnt écrire pour l'instruction de l'Eglise, » surtout après tant de prières et de désirs des âmes saintes qui l'en avaient sollicité.

» Alors il me répondit ces belles paroles de Notre-Scizgneur Jésus-Curisr ; qu'il rendrait au centuple à ceux qui se seraient mortifiés de quelque chose pour lui; et que d'ordinaire ceux qui s’abstenaient d'écrire pour l'amour de lui, recevaient en récompense le don d’illuminer les âmes, don beaucoup plus avantageux à l'Eglise que celui de l'écriture. Car les Livres saints sont exposés à tout le monde; les faibles se scandalisent des plus belles lumières, ct n’en font point l'usage qu'ils pourraient. Ces vérités saintes sont » proprement les pierres précieuses que JÉsus-Curisr défend marque, GES, de donner aux pourceaux, etle pain saint qu'ilnefaut pas jedb ter aux chiens. Or, c'est le grand inconvénient de l'écri- L porter SES ture, et il ne se rencontre pas dans le don d'illuminer; car AUELE SES l'esprit de discernement qui l'accompagne, fait queles lumièrs CSprilS.. EE res divines ne se donnent qu'à ceux qui sont disposés à en omme : OUR Gireun bon usage. Cependant, commeil était dans une grande » dépendance de Diu , et dans une grande condescendance

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là du besoit

» aux hommes , il voulut un jour se disposer à écrire, I » retira pour cela avec son frère (servant) quinze jours entiers, aussi les ei » pour tenter s'il pourrait setisfaire üu désir de sa compagnie, À abandonné, » ‘Tous les matins ilse mettaiten état de commencer; son frère M il ctait arr » prenait la plume pour écrire, mais, après avoir prié, il di 4 qu'ils s'exet » sait : Mon frère, attendons encore & demain ; Notre-Sci- tre avant d » gneur ne lui en donnant point l'ouverture ni la facilité, universelle » Quelquefois méme il disait en riant à ceux qui le sollicitaienr "travaux : af » d'écrire: Voyez-vous, les apôtres n'ont écrit que fort pa À paires serait » de lettres en leur vie: j'en ai déjà écrit plus de cent. Lis de cette i

» Mais la raison la plus forte pour laquelle il n'a point éerit} ŒM. Olier fut » se doit prendre dans l'ordre de la divine providence, Elkb les provinces » avait suscité ce grand homme, et l'avait Conné à FEgliebmle Vivarais, » dans le temps de ce renouvellement, pour qu'il fut un mode la sorte, |

» dèle parfait de Notre-Seigneur Jésus-Curisr dans la conduire Æipendant ses à

» de sa vies; aussi, comme ce divin maitre, a-t-il éclairé soMienaienx lui

» disciples par ses entretiens. Son grand don était celui de kéreconnaitre

» conversation, et il l'avait recu de Dieu avec une si grande'instruire po » abondance, qu'il tait quelquelois des quatorze heures en-L ore continue » tières à converser, mais si utilement que fort peu de per.b 4 pui vaudra m » sonnes lui échappaient. 11 en a retiré un grand nombre 48 ct personne » l’hérésie. I a converti quantité d'âmes, ilen a éclairé un Mais, pour » infinité; et celles qu'il n'a pas achevé d'instruire pendan ous parleron

Aluite du père

» linfirmité de la chair, il es perfectionne maintenant qu'il » est dans le ciei, agissant dans la vertu, la splendeur et let » ficace des saints... Je dis ceci avec reconnaissance à la di-

à reprendre sc ource des pli

» vine majesté, de m'avoir mis entre les mains de ce granlBans une mais

» homme, d'un homme si divin , d'un homme tout apostoli- | eçut des fave » que, d’un homme qui était vraiment en son intérieur ur À es, surtout » autre Jésus-CunrisrT. » Muaximes, qui

Le père de Condren, pour préparer M. Olier à exe Bffitérent, le co: euter un jour l'œuvre de Dieu , lorsque le temps eff vie, à marc serait venu , voulut, que de concert avec les ecclésiastique fente perfectic qu'il lui avait associés, il se livrât à l'œuvre des missions B@ Sant à m'ab: L'une des fins qu’ii se n’oposait était de les convaincre parBf P'emier , m

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