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14636. — SECONDE MISSION D'AUVERGNE. 71 » se jetaient de préférence entre ses bras, comme au port » d'une bien grande charité, »
Non content, en effet, de les accueillir avec une tendresse de pére lorsqu'ils venaient <° présenter à lui, M, Olier allait au=devant d'eux; et, dans les grandes chaleurs de l'été, on le voyait gravir les plus hautes montagnes pour faire sortir de leur assoupissement ceux qui négligeaient la grâce de la mission, où pour instruire les malades qui ne pouvaient se rendre à la paroisse. les visitait dans les creux des rochers, leur demeure ordinaire, et leur rendait les services les plus dégoutants pour la nature, sans être jamais rebuté par la mal= propreté de ces lieux infects. I ies traitait avec la tendresse d'une mère et d'une nourrice, s'abaissant jusqu’à les peigner de ses propres mains , leur donnant lui-même à manger, et se
| nourrissant ensuite de leurs restes ; et puis, après les avoir
ainsi visités, il revenait encore auprès d'eux, pour les assister de nouveau, et leur enseigner la doctrine du salut, qu'ils ignoraient la plupart.
Tout le temps qu'il n'employait pas aux œuvres du zèle, il le consacrait à l'oraison , ne manquant jamais de réciter le saint office à genoux devant le très-saint Sacrement, toutes
les fois qu’il était auprès de quelque église où Jésus-Christ ré
nt les repas, bt sidait, Il aurait voulu y être sans cesse présent ; et il fit un
E lui-même le jour quatre lieues, durant les plus accablautes chaleurs de
l'été, afin de n'être pas privé du bonheur d'offrir le saint sa
Ecritice pour ces peuples, quoiawil ne düt trouver qu'un ca-
lice d'étain dans l'église champêtre où il se rendait, Le soir, apres avoir achevé l'office des Matines, il vaquait à Foraison ce qu'on vint l'appeler pour le souper ; alors, il allait au rélectoire comme à un supplice, et on l'entendait souvent prononcer ces paroles accompagnées de soupirs : Ainor meus OT est! paroles qui remplissaient tous ses confrères des mémes sentiments de pénitence et de componction. Persuadé que, pour attirer sur les peuples des grâces puissantes de conversion, la prière ne suflit pas toujours, il y joignait
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