I, PART. 1638. — MISSION DE LA RÉGRIPPIÈRE
p Plaire à Dieu.Cela toucha si vivement les cœurs, que, dans » cette maison, où auparavant l'on n'entendait que des chan:- » sons du monde et des nouvelles de gazettes, on n'entendait » plus répéter que ces mots : Plaire à Dieu. »,
De quarante qu'elles étaient, M, Olier en gagna quatorze, qui formérent ensemble et dans un concert parfait le dessein de vivre en véritables religieuses. Il n'eut pas de peine à les ramener à la vie commune, jusqu'alors bannie de cette maison, et à les dépouiller de tout esprit de propriété, vice qui, une fois introdui: dans un monastère, en fait toujours une maison de dissipation, souvent même de désordre. Un changement si inespéré produisit une grande sensation dans tout
le pays ; et autant les gens de bien avaient été alarmés de |
scandales que donnaient depuis long-temps ces religieuses, autant furent-ils consolés de ce commencement de réforme. M. Olier en écrivit en ces termes au père de Condren, le % août suivant : « Mon trés-honoré père , après avoir été long- » temps sans vous parler des succès de l'Evangile, je vou » dirai que j'ai reconnu plus que jamais la puissance de Dirt » sur les cœurs. Nous avons vu, ces jours passés, des conver- » sions éclatantes s'opérer par les exhortations de ce chétif » prédicateur, qui ne sait monter en chaire que pour faire » rougir l'Evangile ; c'est pourtant avec un tel instrument » que Dieu a opéré les merveilles que je vous raconterai à » loisir. Nous nous trouvämes appelés au village nommé ki » Régrippière, où il y a un prieuré de Fontevrault. Après » quelques rebuts ordinaires à notre condition , nos exhorta- » tions furent reçues si heureusement des religieuses et di » peuple , que chacun était forcé de dire : Je suis vaincu, jt » mé rends : nous vimes des effets prodigieux de la puissanct » de Dieu sur les âmes. De la Régrippière nous sommes ve- » nus à Nantes, où nous attendons M. Vialar et M. Basseline » pour les mettre un peu en train et leur faire voir ce que » c'est que la mission. »
M. Olier se proposait d’aller aider M. Meyster en Saintongt,
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Prendre de sa bo Æ respect de M, ec de Genève, e , ec les personnes +'l accepter ave
» Bressand , en l'
et de retourne core nécessair grâce, Dieu, L version, perm gnait dans le p | son séjour en « Après ce pet » la Nativité d » mes pauvres » puisse recevo » Saint jour pa » Comme je les
D gneur m'a toi > jour, des tém
» Ame, Désirant
> pays, à fortifis Do il me retint a D vité de notre s L temps. »
: M. Olier, reti Li d'y demeur k mère Marie-Co re de la Visitati
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1638. — LA MÈRE DE BRESSAND. 95 et de retourner ensuite à Paris; mais sa présence étant en-
1e, dans
es chüt * core nécessaire aux religieuses qui avaient été dociles à la À at )
| e, Dieu, pour lui donner le moyen d’affermir leur con— ntendait Ba grâce, Dieu, Pere Û ; bésdins- U version, permit qu'il fût alors atteint de la maladie qui réait dans le pays, et dont les suites l'obligèrent de prolonger uatorze, gnait dans le pays, s blig le prolonger
. 7 éjour retagne jusqu’au is janvier suivi e dessein son séjour en Bretagne jusqu'au mois de janvier suivant.
ee 4 le « Après ce petit travail, je tombai malade, dit-il, le jour de € N
. : Tia à |: ds—sa) e Tierge jour à 0 SC , tte mai- » la Nativité de la très-sainte Vierge, pour récompense de
vice qui, Qi mes pauvres petits services ; c'est la plus précieuse que ours une puisse recevoir un chrétien. Cette maladie me prit dans ce Un chandans tout
irmés des Bu
» saint jour par lequel je commence toutes mes années, | » comme je les finis par la fête de l’Assomption. Notre-Sei- » gneur m'a toujours fait cette grâce, de me donner, en ce
RE sorte pn jour, des témoignages du bien qu’il voulait opérer en mon ligieuses ’ GE LE > hésite
, réforme. \» Ame, Désirant donc m'obliger , par ce retardement dans le 1 ren , le % » pays, à RAUNeL FAP sou AATAOU fait commencer, s . été long- À » il me retint au lit par sa miséricorde le jour de la Nati- >» vité de notre sainte maîtresse ; ce qui continua assez long-
», je vou LD (CMpPS. »
M. Olier , retiré alors à son prieuré de Clisson, avait des- |
in d'y demeurer jusqu’à son entier rétablissement, lorsque LEE Lt mère Marie-Constance de Bressand , assistante du monas- |}
re de la Visitation de Nantes, lui envoya un exprès pour
Binviter à venir se rétablir dans cette ville, en l’assurant qu'il
rer trouverait, pour sa santé, toute sorte de secours. Cette re-
uit. Aprè Deus avait eu le bonheur , avant son entrée en religion, de
néhot ce æ metre sous la conduite de saint François de Sales , et d’ap-
uses et di RE endre de sa bouche le genre de vie auquel Dieu lappelait. vaincu, j æ respect de M. Olier pour la mémoire du bienheureux évé-
a puissant ÎR e de Genève, et la consolation qu'il goutait à s'entrotenie
ommes ve- Me les personnes qui l'avaient particulièrement connu, lui | Basscline D ent accepter avec joie la proposition dont nous parlons ; et, voir ce qe qu'il put faire le voyage, il se rendit à Nantes. La mère
B Bressand , en l’invitant de la sorte, ne pouvait cependant
! donner d'autre logement que la petite maison du jardi-
ce de Dirt es COnVETce chétil
pour faire instrument hconterai à
Saintongt: