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Dies
en longueur’ Li sétaient empressés de le féliciter après sa nomination à ce aire de Cht ès du R. pêr st me débür:
dinal refus
iége, Autant son refus avait donné d'admiration à tout Paris, Jautant exCita-t-il contre lui les ressentiments et les murmures le sa famille, Ccux de ses parents qui désiraient le plus son vancement dans la carrière des honneurs, lui en firent des ut le motif Ereproches très-vifs, et surtout sa mère ; jusque-là que ne obligation à ouvant goûter un refus qui lui paraissait si contraire à ce ; gbl:gé de nt à jui se pratiquait universellement, elle ne fut point assez à. nourrait lui aitresse d'elle-même pour étouffer dans le silence les mour, que je dPements d'humeur et de dépit qu’elle éprouvait. Enfin elle ne
102 1, PART, 1629, — YPREUVES DE M, OLIER, garda plus de bornes, lorsque peu après l'évêque de Chälons vint à mourir,
Mais, sans attendre ce moment , M, Olier était déjà sorti
de la maison de sa mère, et demeurait à Saint-Maur -les
Fossés, près Paris, avec ses amis que le père de Condren
avait eutin réunis en société, Hs y occupaient une maison qui
apparenait à l'un d'eux, M. Brandon ; et c'était là qu'ils
avaient coutume de se retirer dans lPintervalle de leurs
travaux apostoliques. Le père de Condren, toujours occupé de
l'établissement des séminaires, avait eu pour fin, en les rêu-
nissant de la sorte, de les préparer déjà à l'exécution de
grand dessein, et ce fut aussi pour ce motif qu'il empécha
M. Olier, comme on Fa vu, d'aller reprendre ses missions
d'Auvergne. Sans leur découvrir cependant le fond de à
pensée , il leur avait proposé simplement de s'associer entre
eux, et de se donner un chef pour continuer ainsi leurs mis-
sions jusqu'à ce que Dieu les appelât à une autre œuvre, M Tous avaient applaudi à ce dessein , et choisi pour supérieur . M. Amelote, qui, malgré sa jeunesse , car il n'était âgé que 4 d'environ trenteun ans, avait déjà acquis sur leur esprit WN beaucoup d’ascendant, par son savoir, sa maturité et son ex- { périence; et ce fut sous sa conduite qu'ils continuèrent ls M exercices des missions, Drev fit alors passer M. Olier par dé :
peines extraordinaires et des humiliatious accablantes, qui hi firent comme toucher au doigt la vérité de la doctrine quek p're de Condren s'efforçait de leur inculquer. « Dans ses con » férences, il s'appliquait surtout, dit M. du Ferrier, à n& » douner les principes de l'esprit chrétien , et à nous expliqu# » selon saint Paul la nécessité de mourir à nous-mêmes, pouf » ne plus vivre que de la vie de J'sus-Cnaisr. » Il ajout que dans les commencements il ne comprenait rien à celtes doctrine ; M. Olier fait de son coté le même aveu, et ce fi pour lui en donner une connaissance parfaite, et le mett soi-même et de vÀ
réellement dans cet état de mort à nouvelle, état propre des vrais chrétiens, et surtout
» les vertus » grâce d'ents [où je puiss » Au mois dé 1? d'aller en B » deux choses » d'elles-même » bonté, Jes D Procès et Ia » peines du de 2” Plaisir et d':
prôtres , parlons,
Lorsque société, M.
universelle de sa vie, Chälons, s:
veau lustre grande, qu cesse il av:
l'orgucil do les atteintes » mes afilict » l'amour-p » de toutes f » lorsque j'e » quelquefoi »'idée me re » au Ciel, et D vie divine » DiEu? Je t ) n'eusse cra » venir, M'er » j'avais sou:
ÿ 1640, — ÉPREUVES DE M, OLIFR, 103 Châlons D prétres, que Du l'éprouva par les peines dont ncus
parlons, léjà sorti Lorsque le père de Condren réunit ces ecclésiastiques en laur-les- société, M, Olier était entouré de l'estime et de la vénération Condren universelle, Le bruit de ses travaux apostoliques, la sainteté aison qui de sa vie, le refus qu'il venait de faire de la coadjutorerie de là qu'ils Chälons, sa naissance môme, qui semblait donner un nous de leurs veau lustre à ses vertus, lui avaient attiré une estime si
occupé de grande , qu'elle était pour lui une sorte de martyre, Sans
n les rêu- cesse il avait à combattre la vanit® ct toutes les saillies de tion de @ l'orgueil dont Dieu permettait qu'il sentil plus vivement alors il empécha D Les atteintes. « C'était là, ajoute-t-il, la plus grande de ‘5 MISSIONS fond de s
socier entire
» mes afllictions, de me voir au milieu de mille filets, dont » l'amour-propre et les respects humains m'environnaient » de toutes parts. Je me souviens que, dans mes confessions , ileurs mi DM » lorsque j'en venais là, j'étais tout désolé, Me promenant tre œuvre. é » quelquefois seul dans le jardin après nos repas, cette même ir supérieur \ » idée me revenait à l'esprit, tellement que les yeux élevés tait àgé QU A pau ciel, et tout baignés de larmes, je disais : Vie divine, leur espril j » vie divine, quand sera-ce donc que je ne vivrai que de té et son eX- ! » DiEu? Je trouvais cet état si beau, si admirable, que je tinuèrent ls À » n'eusse craint de souffrir quoi que ce püt être pour y par- Dlier par dés DEN ntes, qui lui 4 ctrine quel
Dans ses CO!
» venir, M'en voyant éloigné par mes défauts et mes vices,
» j'avais souvent demandé à Dieu de me faire enfin pratiquer » les vertus solides : Mon Dieu, lui disais-je, faites-moi la
» grâce d'entrer pour un an ou deux dans quelque noviciat, crier, à DÉBN » où je puisse être bien exercé dans la pratique des vertus. » Au mois de juillet 14638, dans la retraite que je fis avant
» d'aller en Bretagne, je demandai à Dieu, avec confiance,
ous expliqué mêmes ; pou r. » Il ajoues t rien à cell È eu, et ce NE ,et le mel me et de ‘À t surtout ®
» deux choses assez peu préméditées, qui me venaient comme » d'elles-mêmes à l'esprit : la première, qu'il n'otàt, par sa » bonté, les peines extérieures que je souffrais, comme les » procès et la persécution de diverses personnes. Car ces » peines du dehors étaient pour moi un sujet continuel de dé- 2” plaisir et d'amertume, tant à cause de ma profession , qui