‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 87 sur 235 · US EN · texte numérisé non relu

US EN

LA Le

NPA LA

cembre, dit M, Ofier, dans la retraite que je faisais, pour savoir si c'était le bon plaisir de Dieu que nous assemblassions quelques ecclésiastiques, afin de former un séminaire ; étant encore tout ignorant de ce dessein et des succès qu'il devait avoir; ne sachant non plus quelles seraient les per sonnes ni les membres de ce corps qui devaient commencer, un jour il plat à Diru de se présenter à moi en esprit; et, pour m'encourager, 1 me paraissait porter dans ses bras une compagnie de personnes, et nr'exprimer par-là le grand soin qu'il prendrait de nous; j'éprouvai en même temps une confiance extraordinaire que cela serait de la sorte, Dans cette vue, il me faisait répéter ces paroles, dont il me montrait le sens, auquel je n'avais jamais fait attention : Qui regis Israël, intende ; qui deducis velut ovem Joseph : veillez sur nous, Seigneur, qui conduisez le peuple d'Israël, qui conduisez Joseph et sa famille comme une brebis. Je prononçais ces paroles avec un cœur tout pénétré de confiance et d'amour, et le sens m'en paraissait alors tout nouveau.

» Voulant ensuite monter à cheval pour aller trouver nos Messieurs, qui me mandaient de sortir de ma solitude, je me prosternai par terre, demandant à mon Dieu abondance d'amour pour nos Messieurs et pour ceux qui devaient servir à son dessein: ce qui me fut promis, et fut même comme accompli sur l'heure; car il me semblait les voir nager dans la grâce et dans l'amour. Alors ce bon et adorable maître me découvrit le sens de ces paroles de saint Jean : Tout ce que j'atest à vous, el tout ce que vous avez est à moi; comme s'il eût voulu me dire, que maintenant je pouvais ûtre assuré qu'il regarderait tous mes intérûèts comme les siens , puisque je n'éprouvais de désir que pour procurer sa gloire. I me marquait encore par-là l’union de cœur et la liaison qui devait être entre nous. Car lorsque je lui demandais abondance d'amour pour ceux qui servi

pe PES TR

Pie us

niont D PACE à

p SiCurs ( » l'heure, » EUX qui » Provider » Pour un » à qui Di » je les dé » grait int v sage adn »eite, lu p pratique » Et cela s’ » pour all parle ici d ire œuvre, Cependa

presque tou

rément, Dé tentative, € sardée dans de préférer

certain, Lor cérent de l'a Dieu venait aux pressan aux prédieti et d'autres £ le moment d arrivé. Mari parlé plusiet Suasion, en | ceau d’unen de la manièr

par les disc

de dé- \, pour mblasnaire s ès qu'il cs per nencer, its et, cs bras e grand » temps a sorte, dont il ention :

Joseph :

d'Israël, chis. Je de conut nou-

1vCr nos ude, je Jndance ent sert même les voir et adole saint us ATEZ ntenant intérêts 1C pour nion de lorsque i servi

pe DÉS ARTE:

1641, — PROJET D'UN SÉMINAIDE A VAUGIRAND, 129 » raient à son dessein; et que je le priuis pour tous nos Mes—

» sicurs qui avaient commencé le séminaire à Chartres ; sur

l'heure, il me fit connaitre qu'il y en avait plusieurs parmi

a LA

eux qui n'étaient pas appelés à ce nouvel emploi, et que la

» Providence hi s'en servir ailleurs, ! me fut môme dit :

» Pour un tel, ie veux m'en servir à autre chose, C'est celui » à qui Div faisait connaître mes mistres, à qui moi-même » je les découvrais, et qui, pour lors, avec raison me ju-

» goait inutile, Or, il est à remarquer que celui-là, qui est

: mis: mor 1) iccn! ne cl nñr! s ln cc! F » sage admirablement, ne laissait pas d'empêcher la simpli-

cité, l'union et l'ouverture de cœur que nous devions » pratiquer ensemble, et que depuis nous avons pratiquée, » Et cela s'est trouvé si vrai, que de fui-môme il s’est retiré, p pour aller ailleurs où il fait de grands fruits, » M. Olier parle ici de M, Amelote, que Dieu appelait en effet à une aure œuvre, comme nous dirons dans la suite,

Cependant la petite troupe avait déjà quitté Chartres, et presque tous s'étaient retirés à Paris, où chacun vivait sépa-rément, Découragés par le mauvais succès de la première tentative, et ne voyant pas d'apparence qu'une seconde hasardée dans un village fût plus heureuse, ils revenaisnt à l'avis de préférer l'œuvre des missions dont Ie fruit Jeur paraissait certain, Lorsque M. Olicr fut sorti de la retraite, ils s'efforeèrent de l'attirer à leur sentiment: ; mais les assurances que Dieu venait de lui donner, assurances qu voyait si conformes aux pressantes sollicitations de M, Picoté, son confesseur, et aux prédictions que lui avait faites ip la mère Agnès et d'autres grandes âmes, ne lui permirent pas de douter que le moment de travailler enfin à l'œuvre des séminaires ne fût arrivé. Marie Rousseau , cette sainte veuve dont nous avons parlé plusieurs fois, vint encore le confirmer dans cette per- Suasion, en l'assurant que l'établissement projeté serait Je berceau d'une multitude de saints prètres, ct que Dieu le bénirait de la manière la plus inattendue. Au lieu de se laisser ébranler

par les discours de ses confrères, il cssaya de relever leur 6"

130 1, PART, 1041, courage, par tous les motifs que sa confiance en Dieu pouvai

SLMINAIRE DE VAUGIRAND,

lui fournir, saus leur découvrir toutefois les faveurs dont il venait de le combler, « Etant sorti de ma retraite, dit-il, et étant » venu joindre nos Messiours, tous découragés d'avoir vu » échouer l'entreprise du séminaire de Chartres, je ne pus » m'empécher de les exhorter puissamment à ce nouveau des- » sein, et de leur dire que nousn'avions qu'à commencer aver » confiance, et que Darv, par sa bonté, nous porterait entre ses » bras comme de petits enfants, » Mais les associés de M, Olier n'étant point encore entièrement revenus de l'opinion si désavantageuse qu'ils avaient conçue de lui pendant ses épreuves, ne purent prendre confiance en ses discours. Tous, à l'exception de M, de Foix et de M, du Ferrier, se retirèrent, et renoncèrent à former entre eux une société comme auparavant. M. Amelote regardant aussi cette conjoncture comme une occasion naturelle pour effectuer la séparation qu’il méditail déjà à Chartres, se retira de son coté, et alla avec quelquesuns de ces Messieurs et d’autres ecclésiastiques à Caen , pour y prècher une grande mission.

Sans différer davantage, M. Olier disposa toutes choses pour commencer au plus tôt l'établissement de Vaugirard, et y mit tant de diligence, que la maison se trouva prête dès les premiers jours de janvier 1642. Elle était située près de l'église, était peut-être la plus pauvre du village, et la plus incommode. Pour pouvoir y loger tous les ecclésiastiques qu’on espérait y recevoir, il fallut pratiquer de petites cellules, et celui de tous qui était le mieux partagé, occupait une chambre qui en méritait à peine le nom.

Leur société ne se composa d'abord que de trois membres, M. du Ferrier, M. Olier et M. de Foix, qui en fut d'abord le supérieur ; car M. Picoté, occupé de l'établissement de madame de Villeucuve , ne put alors se joindre à eux. Comme ils avaient épuisé leurs ressources , et s'étaient réduits à manquer mème du nécessaire pour fournir aux missions et aux frais du séminaire de Chartres, ils ne vivaient presque que des au-

moues qu » tous tro » AL nous » qui fais:

» VOyait pu » et du bo » dans un pieux solit l'étude : ils leurs conft dant dar:

ses pieds u

« Nous 1 » de nous .

» jours dit » l'avoir fa » notre sé) » qu'il noi » attendion DtEu ne tar père de Cor parler ; peu dressèrent général des dont le pè d’un saint} hommes de vertu et la les nouveau nion, qu'il toute la co qu'ils étaier

« Jener » M, Olier » à voulu 1

] pouvait ont il ve- , et étant avoir vu je ne pus veau desucer aver Cire ses N, Olier nn si désaépreuves, à l'excepnt, et reparavant.

mime une 1 méditait quelquesaen , pour

1oses pour , et y mit ès les pree l'église, us incomqu'on esellules, et e chambre

membres, d’abord le nt de ma- Comme ils à manquer

aux frais ue des au-

Page 1