‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 89 sur 235 · JI · texte numérisé non relu

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P, 4642.—SÉMINAIRE DE VAUGIRARD. DOM TARRISSE, missions, alors il m'a tenu et m'a conduit par les mains de M. Vincent, supérieur des Missionnaires ; quand après il a voulu m'éclairer par sa bonté et me donner quelque lumière particulière, il m'a conduit par la voie du défunt père de Condren, l’homme peut-être de l'Eglise le plus éclairé dans la sagesse divine, et qui était aussi grandement expérimenté dans la vie intérieure ; en sorte que j'ai reçu, par son moyen, mille ouvertures et mille facilités pour comprendre les choses que la bonté de Dreu a voulu me faire entendre depuis. Enfin, maintenant qu'il semble me vouloir près de Jui, et m'appeler à une vie plus retirée, il me met entre les mains de ce grand personnage, tout-à-fait retiré et séparé du monde, de l'esprit duquel je prie la bonté divine de vouloir me faire participant. Il a pris soin de nous venir visiter, et nous a donné tous les témoignages possibles de son affection paternelle, et peut-être plus grands qu'il n'en a jamais donné à personne... C’est une chose inexplicable que le bien qu'on reçoit de l'abandon à Dieu. Car, après m'avoir rétiré le père de Condren, Notre-Seigneur m'a rendu le révérend père Tarrisse, qui prend le soin de toute la compagnie ; il m'a donné de plus, en mon pauvre petit particulier, le révérend père Bataille, procureur général de l'ordre de saint Benoît, qui, par sa grande charité, a bien voulu souffrir mon importunité, ct se charger de ma fâcheuse ct très-ennuyeuse conduite. »

Ces deux saints religieux étaient destinés, le premier, à ai-

der M. Olicr de ses conseils dans l’étab'issement du séminaire et dans la réforme de la paroisse de Saint-Sulpice, comme aussi à l’appuyer de son autorité ; et le père Bataille, à lui donner l’impulsion qu’il devait ensuite communiquer lui-même à la société naissante, M. Olier consulta encore saint Vincent de Paul, ainsi que deux Jésuites remplis de l'esprit de saint Ignace, le père Hayneuve et le père Saint-Jure, alors recteur du noviciat, rue Pot-de-Fer à Paris, et quelques autres grands serviteu:s de Dieu qui tous l’encouragèrent à persévérer.

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