‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 104 sur 332 · UNION DE LA MÈRE AGNÈS AVEC M. OLIER · texte numérisé non relu

UNION DE LA MÈRE AGNÈS AVEC M. OLIER

» incroyables, et dans des termes qui effrayaent »tous ceux qui l'écoutaient. Les lettres qu'elle » m'écrivait en ctaient toutes pleines: elle disait » avec joie ses défauts, et les découvrait avec des * sentiments d'humilité si profonds, qu'elle fondait * en larmes et qu'elle eût voulu se pouvoir cacher » sous terre : je l'eusse prise, à ses discours, et à sa » manière d'exagtrer ses fautes, pour une péche- » resse publique. Je la voyais parfois pousser des » sanglots qui semblaient lui devoir briser la poi- » trine, et ses larmes se répandaïent de ses yeux » comme des torrents, les heures entières. Ses péni- » tences font frémir : après s'être déchiré la chair » en morceaux, et avoir découvert ses os par la vio- » lence de ses disciplines, elle laissait sa chemise de » serge se coller sur ses plaies, et prenait ensuite * un plaisir indicible à arracher cette chemise et à “emporter ainsi la peau jusqu'à laisser ses os de- * couverts. Elle pratiquait toutes ces austérités »effrayantes, pour expier les péchés de quelques » âmes dont Dieu l'avait chargée, regardant à cause » de cela leurs péchés comme ses propres fautes ; » à limitation de NorRE-SEIGNEUR qui faisait péni- » tence pour les péchés de tous les hommes, comme » s'il les eût commis. Ainsi cette sainte âme se » voyait chargée de la confusion et de la honte qui » naissaient de ces crimes, et n'osait lever la tête ni » les yeux vers le ciel, tant elle se voyait abomina- » ble. C'est l'expression dont elle usait toujours en » parlant d'’elle-mème ; et, dans ses lettres, elle ne » signait pas autrement qu'Agnès de Jésus l'abomi- * NOTE 11, » nable où gâte-tout. Elle me témoignait souvent P: 1? » qu'elle craignait de communier pour moi avec ses At pure fi | » sœurs, de peur de gâter le bien que j'eusse pu at- p.81 et suit. Su | LR uA » tendre de leur ferveur* (1). » XL. + NME | Par ces actes si excellents d'humilité et de péni- La mère A- ca IE QUO A tence, elle s’efforçait d'attirer les bénédictions du F"èS recom- NL PAR ANSE AT j taxi : mande à M. ANT OUR tea A Ciel sur les missions de M. Olier:; et, pendant que ce |

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