‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 135 sur 332 · LE P. DE CONDREN FORME DES ECCL. P. LES SÉMIN · texte numérisé non relu

LE P. DE CONDREN FORME DES ECCL. P. LES SÉMIN

le plus haut témoignage de vénération, et en même temps le plus magnifique éloge de M. Olier, il porta le respect pour lui jusqu'à l'invoquer, le peu d'années qu'il lui survécut (1): preuve incontestable de la pureté des motifs qui animaient ces deux âmes célestes, uniquement jalouses de la gloire de Dieu. Aussi M. de Maupas, célèbre orateur de ce siècle, ne craignit pas de rendre à l'un et à l'autre ce beau témoignage: « J'ai bien connu » de saints personnages ; mais jamais je n'ai rien vu » de pareil à ces deux grands serviteurs de DrEu, » feu M. l'abbé Olier et feu M. Vincent, que l’émi- »nence de leurs vertus avait parfaitement unis » par les liens sacrés d'une sainte et parfaite ami- » tié.. : l'un était le fils spirituel , et l’autre était le » père (2). » Ces paroles furent le début du paral-

(1) Collet, liv.

va, t.u. p. 146, et notes.

(2) Oraison fu-

lèle remarquable que ce prélat établit entre eux, nèbre, in-4°, ete. dans l'oraison funèbre de saint Vincent de Paul, P: 35.—Bibl.N.

déjà citée , et qu'il prononça à Paris, l’année 1660, dans l'église de Saint-Germain-l’Auxerrois, en présence d’un nombre considérable de prélats, des ecclésiastiques de la conférence de Saint-Lazare, et d'une grande affluence de peuple (3).

Avant le départ de M. Olier pour l'Auvergne, le Père de Condren avait déjà sous sa conduite les ec-

(3) Abelly, 1.1.

chap. Lu.

Le Père de

clésiastiques dont nous avons parlé, et les instrui- Condren for-

sait assidûment dans des conférences particulières.

me quelques

ecclésiasti-

Ils ne furent d'abord qu'au nombre de six: M. de ques destin. à Caulet , appelé l'abbé de Foix, M. du Ferrier, les à instituer les deux frères Brandon, M. Olier et M. Amelote (4); séminaires.

et comme presque tous eurent beaucoup de part à l'établissement du séminaire de Saint-Sulpice, il est convenable de les faire connaître en peu de mots. M. de Caulet, abbé de Saint Volusien de Foix , fils d'un président au Parlement de Toulouse (5), et l'un des premiers qui se mirent sous

(4) Mémoires

deM.duFerrier, Ms.Sainte-Geneviève, p. 40, — Bibl.Nation., p.

(b) Vie des qua-

tre Evèques en-

la conduite du Père de Condren, se faisait dès-lors gagés dans la

distinguer par un désintéressement et une mortification qui trouvaient peu d'exemples dans les

cause de Port- Royal, t. n, p.

EE

hommes de sa condition. Sa rare vertu et sa piété touchèrent si vivement M. du Ferrier, jeune ecclé. siastique, arrivé à Paris en 1634, qu'ils l'attirérent aussi sous la conduite du Général de l'Oratoire, « Il me procura cet avantage, dit M. du Ferrier » lui-même, aussi bien que l'amitié de M. l'abbé » Olier, qui a fini ses jours en réputation de sain- (1) Mémoires » teté (1) » M. du Ferrier, fils d'un lieutenant-gt-

deM.uFerrier, néral (9), et neveu du grand-maître de Malte, et

Ms. Sainte-Ge- ; A è , , nevière, p. 34, d'un des agents du clergé (3), n'était venu à Paris

A Ur que dans l'espérance de s'élever aux honneurs par

@) Ibid. Ms le crédit de ses proches (4). Il trouva au sein même de Sainte-Gene- de cette petite société de grands exemples de dé- DE NE 9.8! LS tachement dans la personne de MM. Brandon.

(à) Roue aîné , qui était veuf 6), avait quitté la charge de aux quest. tou. Conseiller d'Etat ordinaire pour se consacrer au M . sat service de l'Eglise ; et le second, appelé de Bassan- Genevière. Court, celle de Maître des Comptes pour embras-

(4) Réponses Sr d’abord l'état religieux*. Ce dernier, qui joiaux quest. tou- gnait à une grande fortune l'humilité et la simpli-

chant M. du Fer- ©.,1 L : , rier.Ms. Sainte. Cité dans un degré peu commun, était d'une hu- Genev. p. 4. — meur si douce et si agréable, que sa personne et

Bibl. N. p.19. £es discours faisaient tout à la fois l'édification et

Pa Ps les délices de ses amis. Enfin le sixième était Amelote. Lettr. M. Amelote (6), jeune docteur, recommandable

maograple du pour ses talents (7), et que le Père de Condren

* NOTE 13, p. avait placé auprès de MM. Brandon et de Bassan- 166, "court pour leur enseigner la théologie. La manière (6) Mémoires dont le Père de Condren se l'attacha fut tout-à-fait

deM.duFerrier, extraordinaire. Comme s'il eût été instruit des des-

Ms. de la Bibl. x , D Sainte-Genevi- Seins de Dieu sur M. Amelote, dès qu'il le connut

te,p. 40.— Bibl. à Paris, il fit toutes sortes d'avances pour l'enga-

is PAUSE des 8T à venir le voir, ét voulut, par les visites frévies de quelques Auentes dont il le prévint, l'obliger de lui en faire pritres, t. m.p. à lui-même. Ce ne fut pas sans combattre beaua RE coup, « 1e M. Amelote se rendit à ses poursuites ; Honoré,t. 1. p. car, plus le Père de Condren le prévenait, plus il — cprouvait d'éloignement pour sa personne et pour

sa doctrine. Enfin, vaincu par ses recherches con-

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