‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 136 sur 332 · ÉLOGE DU PÈRE DE CONDREN · texte numérisé non relu

ÉLOGE DU PÈRE DE CONDREN

tinuelles , il lui demanda ce qu'il désirait donc de

jui. Pour réponse, le Père de Condren lui donna

un réglement de vie: ce réglement , bien différent

de celui que M. Amelote s'était tracé à lui-même,

devait lui imposer le sacrifice journalier de ses

goûts les plus chers et les plus favoris. Dominé par

le désir le plus immodéré de l'étude, il se mettait

au travail dès quatre heures du matin, ne cessait

qu'à onze pour aller entendre la sainte Messe, et

passait encore l'après-diner en Sorbonne; et son

nouveau réglement lui interdisait, pendant un an,

toute sorte de lecture et d'étude, à l'exception de

deux chapitres de l'Ecriture sainte, chaque jour* (1), (1)Récit de l'en-

l'un de l'ancien, l’autre du nouveau Testament, fance du Père Aout | : Amelote. Ibid.

qu'il lirait à genoux et sans commentaire, adorant,

dans le premier, Dieu le Père, préparant le monde

à la venue de son Fils, et, dans le second, écoutant

Jésus-Christ qui veut bien nousinstruire lui-mème. (2) Mémoir. de

Ce réglement n'était pas particulier à M. Amelote : #. du Ferrier, (EE à . Ms. Bibl. Sainte

les autres disciples du Père de Condren le sui- Geneviève p 38-

vaient également (2). — Bibl, N.p,24.

Les dix-huit mois que M. Olier passa à Paris IX.

pour attendre la conclusion de l'affaire dont nous Eloge du

avons parlé, furent une occasion que lui ménagea he de ae

là Providence pour qu'il se pénétrât de l'esprit et Gi. BEEN

des maximes du P. de Condren. Ce grand homme,

à qui Dieu avait manifesté ses desseins, « s’appliqua

»uniquement à le former aux fonctions ecclésias-

»tiques, et à lui communiquer toutes les hautes

» connaissances et les sublimes lumières qu'il avait

»du sacerdoce de Jésus-Christ (3).» Jamais dis-— ., (3) Cloysault,

4 à ; k ies Mss. t, 1. p.

ciple ne fut plus heureusement disposé à recevoir 256.

les impressions de son maître, parce qu'il n'était

pas possible d'ajouter à la vénération dont M. Olier

se sentait pénétré pour la personne du Père de

Condren. Nous le laisserons parler lui-même dans

le magnifique éloge qu'il en a tracé : « Il n'était

»qu'une apparence et une écorce de ce qu'il parais-

»sait être, dit-il, étant au dedans tout un autre

gens

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