Catalogue, fol
(4) Vie Ms. de M. Olier, par M. Leschassier,p.9.
— Analyse du 9° cahier, par le même, p. 35.
(5) Les Généalogies des Maitres desreouêltes, article François Olier.— Dict. de la Noblesse, t. x1.
* NOTE 1, p. 203
Olier, par M. de Bretonvilliers,t.
(7) Mém. aut.
de M. Olier,t.n, p. 408.
; { pA ti :
(D) Abelly, Ms.
liv. 1, chap. 32.
(2) Mémoires aut. de M. Olier, t. 1, p. 220, 221, 132, 133. — Vie de M. Olier, par M. de Bretonvilliers,t.1, p. 184
Mission de S. Ilpise.
homme qui venait de refuser l'épiscopat. « Le jour » que je partis pour l'Auvergne , ajoute-t-il, ayant » été maltraité de ma mère, à cause de nos emplois, » je m'en allais à mon ordinaire à Notre-Dame pour » prendre congé de la sainte Vierge. Dès que je fus » devant son image, je lui dis qu'elle était ma vraie » mère, et qu'il lui plût de me donner sa sainte » bénédiction ; et il me semble qu'elle me reçut avec » beaucoup de caresses, et qu'elle me confirma dans » cette confiance. Ayant pris sa bénédiction, je me » mis en voyage (après le Carème (1), et au mois » d'avril 1636), accompagnant à cheval messieurs » de la Mission, qui étaient dans le coche, et je fis » dix à onze journées entières sans avoir une heure » de pluie ni même de soleil, en étant toujours dé- » fendu par les nuages. Il est vrai qu'après avoir » reçu la bénédiction de cette bonne Mère avant » de sortir de Paris, jamais je ne reçois de dis- » grâce, tout va très-heureusement, tout me » réussit; mais je n'avais pas coutume de faire de » si longs voyages à cheval, et pour cela elle me » secourut beaucoup dans cette rencontre (2). » Les ouvriers apostoliques, étant heureusement arrivés, commencèrent la première mission dans l'Église d'un prieuré , dépendant de l'abbaye de Pébrac, au diocèse de Clermont, appelé Saint- Ilpise ; c'était le dimanche de l'octave de l’Ascension, au mois de mai 1636. « Jour bienheureux, dit » M. Olier, où Notre-Seigneur, selon ce qui est » écrit , fit de grands dons aux hommes ; car il versa » de telles bénédictions sur nos travaux, que nous » pouvions bien dire : Le doigt de Dieu est là; et » même nous vimes se vérifier la prédiction de cette » sainte fille, qui m'avait dit avoir vu Notre-Seigneur » versant de grandes grâces sur les peuples de cette » province; elles seraient quasi incroyables, s’il n'y » avait encore aujourd'hui beaucoup de paroissrs » entières qui en ont été témoins. Les peuples ac- » couraient à la mission de sept ou huit lieues; ils
nomb ‘ille
» votic »de vi
» lisse
» dinai
» d'asc
» jetés
» missi
» prêch granc saint :
» mont
) Une 0
» tifiait
: prédic »Qu'aur
» dans
» servir
» précéd » que je » je parke » Qui me » catéchi »et'sans »émus j » mille a » CES grâd » M'EN SO » Du mi » côte, q ) réposer »au lit, j
> jour ayant plois, pour je fus vraie sainte it avec a dans , je me u mois ssieurs et je fis > heure ars dé- :S AVOIr e avant de disout me faire de elle me (2). »
sement on dans baye de b Saint- *’Asceneux, dit qui est il versa ue nous t là; et de cette Seigneur de cette ,silnÿ baroiss® ples aceues ; ils
» passaient les nuits dans l'église, couchaient mème » sur le seuil de la porte, et attendaient jusqu'à » trois ou quatré jours consécutifs avant de pouvoir » se confesser ; c'étaient des foules incroyables" (1).
M. Olier faisait les prédications les plus importantes(2), qui étaient toujours suivies d'un grand nombre de conversions. «Je prèchais surtout, dit- “ille respect dû au très-saint Sacrement, et la dé- »votion à: la très-sainte Vierge, avec abondance »devives lumières et beaucoup d'affection, ce qui » laissait toujours dans les âmes des effets extraor- » dinaires de grâce. La parole de Dieu prenait tant » d'ascendant sur ces bons peuples, qu'ils se seraient »jetés dans une fournaise ardente à la parole des » missionnaires (3). Je me souviens que, devant » prècher, je me préparais en priant ; ét mon plus » grand secours était d'aller me présenter au trèssaint Sacrement, pour recevoir la bénédiction de »mon maître (4); car, dans ce moment, je ressentais une onction qui embaumait mon âme, et la for- »tifait pour annoncer cette sainte parole. Après la : prédication, je me sentais plus fort et plus robuste qu'auparavant, selon l'assurance que j'avais eue »dans ma dernière retraite, que Dieu voulait se »servir de moi pour la prédication, malgré l'état »précédent de ma santé(5). Entre autres grâces »que je reçus dans cette mission de Saint-Ilpise, » je parle de celles que je reçus pour moi, car celles » qui me furent données pour les autres, comme de »catéchiser, de prècher, d’exhorter sur-le-champ »et sans préparation, de voir les peuples vivement
»émus jeter dés larmes en abondance, et donner À
» mille autres témoignages de dévotion particulière, » cs grâces sont en grand nombre, et je ne saurais » m'en souvenir. Je parle de celles que la bonté de » Dieu me fit pour moi-même: le jour de la Pente- »côte, qui suivit notre arrivée, voulant le soir me reposer, après le travail de la fête, et me mettre »au lit, je me sentis porté à faire quelque prière.
*NOTE 2, p. 203
(1) Mém. aut.
de M. Olier, t. 1, p. 133. — Vie de M. Olier, par M. de Bretonvilliers,t.1, p.184.
Oler. Ibid. t. 1, p. 154. — M.
Valentin, Attestations autogr.
(3) Mém. aut.
de M. Olier, À. 1, p. 151
Grâces que reçoit M. Olier dans ses missions,
Olier, par M. de Bretonvuiiersit.
(5) Mém. aut.
de M. Olier. Ibid.
— Vie de M. Olier, ibid. p.225.
— Année Dominicaine, etc. — Remarques historiques, t. 1, . 464. — Vie de M. Olier, par le Père Giry, part. 1°,ch. vu, tbid. p. 5t1.
SEPRE 1 PE RCIE Ac dt Done ds pet DO
mer
ee
(1) M. Valentin, Attestations aut. p. 165. — Vie de M Olier, par M. de Bretonvilliers, t. 1, p. iô4.
(2) Jbid. t. à, p. 230. — Mém.
aut. de M Olier, t.1, p. 137, 138
Vic apostolique de M.
Olier durant ses missions.
172 PARTIE 1. LIVRE v. — 1636
» À l'heure même j'éprouvai un assaut d'amour si » violent, que, ne pouvant le soutenir, je fus obligé » de me jeter par terre, et là je ne pouvais que pro- » noncer ces mots : Amour, amour, amour, je meurs, » je ne puis soutenir cette flamme. Je me souviens que » j'étais auprès d’un ecclésiastique de notre mission, » que j'avais amené faute d'autre, quoiqu'il ne fût » pas tel que je l'aurais désiré, et qui me contraignit » même de le renvoyer dès la fin de la première » mission ; car il n'était pas du corps de ces bons » Pères (que nous avait donnés M. Vincent) (1). » Comme je ne pouvais me contraindre dans cet » état, non plus qu'apaiser la violence du sentiment » qui s’échappait au-dehors malgré moi, ni même » me transporter ailleurs, il m'entendit: j'eusse » bien désiré qu'au moins il connût par là les dé- » lices et les caresses qu'on trouve au service de » Dieu, et que les plaisirs sensibles et grossiers de » la terre sont bien fades et dégoûtants auprès de » ceux que Dieu fait sentir à l'âme qu'il visite(2). » Ce fut durant cette mission, que M. Olier commença à éprouver ces effets extraordinaires de l'amour divin. Au lieu d'en tirer, pour lui-même, quelque sentiment de complaisance, il s'en humilia depuis. comme d'une marque de faiblesse et d'imperfection. «J'étais trop friand de ces caresses, disait-il » dans la suite, et Dieu, sans doute pour s’abaisser » jusqu'à mon infirmité, m'accordait ces petites » douceurs, quoiqu'elles me fûssent contraires; »comme une mère, pour apaiser son enfant qui » crie après du sucre, lui accorde par bonté cette » friandise, bien que nuisible à sa santé (3). »
La conduite de M. Olier, durant la mission de Saint Ilpise, ne se ressentait pas cependant de la faiblesse dont il s'accuse ici ; elle était au contraire le motif de conversion et de sanctification le plus persuasif et le plus entrainant pour ces bons peuples, et tout à la fois un exemple frappant de zèle apostolique, bien propre à animer celui de ses
our si obligé je promeurs, ns que \ission, | ne füt raignit remière es bons nt) (1).
ans cet atiment i même j'eusse , les dérvice de ssiers de uprès de site (2). »
mm mença l'amour quelque a depuis.
perfecdisait-il s’abaisser s petites ntraires; fant qui nté cette
hission de ant de la contraire n le plus ces bons ppant de lui de ses
cocpérateurs. L'un d'eux, M. Béget, qui fut dans la suite doyen de la cathédrale de Puy. et qui avait voulu partager les travaux de cette mission, lui a rendu ce témoignage dans un écrit signé de sa main, le % novembre 1658. « Ceux qui ont eu le »bien de connaître particulièrement feu M. l'abbé » Olier, d'heureuse mémoire, et de converser fami- » lièrement avec lui, dnt reconnu, dans sa personne, sun assemblage des plus rares et signalées vertus »qui perfectionnent une sainte âme; et comme » l'humilité est le fondement de toutes les autres, et »celle qui les attire après elle, on l'a reconnue en » lui dans une haute perfection. L'ayant accompa- » gné dans la mission qu'il fit à Saint-Tlpise, je désclare qu'il choisit pour lui la plus mauvaise »ychambre de la maison où logeaient les mission- »naires ; elle était située immédiatement sous le »toit, et il n'y en avait point de si mal meublée. » Pendant les repas, qu'on prenait toujours en com- » mun, il faisait lui-même la lecture d'un chapitre » du nouveau Testament, debout et tête nue, se con- »tentant de prendre ensuite quelque chose de ce » qui restait sur la table. Après la prière d'actions » de grâces, et lorsque les autres prètres de la mis- »sion se délassaient entre eux, il rassemblait les » pauvres du lieu, et leur faisait à chacun une au- » mône : ce qui arrivait tous les jours immédiate- »ment après le diner : c'était le moyen qu'il semployait pour les disposer plus favorablement » au cattchisme qui suivait d'ordinaire cette aumône » générale. Enfin, après avoir récité les vêpres, il »entendait les confessions ; et c'étaient toujours les » plus pauvres et les misérables qui se jetaient de » préférence entre ses bras, comme au port d'une » bien grande charité (1). »
Non content, en effet, de les accueillir avec une tendresse de père lorsqu'ils venaient se présenter à lui, M. Olier allait au-devant d'eux; et, dans les grandes chaleurs de l'été, on le voyait gravir les
(1) M. de Beget.
Attestations au-
tographes, pag.
M. Le Breton,
ibid, p. 115. —
Vie Ms. de M.
Olier, par M. de
Bretonvilliers,t.
plus hautes montagnes pour faire sortir de leur
assoupissement ceux qui négligeaient la grâce de la
mission, ou pour instruire les malades qui ne pou-
vaent se rendre à la paroisse. Il les visitait dans les
“creux des rochers, leur demeure ordinaire, et leur
(1) Vie de M. rendait les services les plus dégoûtants pour là
Cher, par M. de nature, sans être jamais rebuté par la malpropreté
relonvilliers,t, 4 } nor
1, p. 151, 186, de ces lieux infects (1). Il les traitait avec la ten-