dresse d’une mère et d’une nourrice, s’abaissant
À A pe jusqu'à les peigner de ses propres mains , leur
Le Breton, 4e. donnant lui-même à manger, et se nourrissant en-
testations auto- suite de leurs restes (2); et puis, après les avoir
dti 118. ainsi visités, il revenait encore auprès d'eux, afin
N'be GP de les assister de nouveau, et de leur enseigner la
p. 152,187. doctrine du salut, qu'ils ignoraient pour la plu-
à LR 4 pose part (3). A l'imitation de ce qu'il avait vu pratiquer
Rochefoueauta , à Saint Vincent de Paul, il établit à Pébrac la con-
t. xvu, fol, 124. frérie de la Charité pour l'assistance des pauvres
A pi malades (4), et prit divers moyens pour que cet
liers, t. mu, pag, établissement subsistât après lui. On remarquait
140) dans toute sa personne un grand amour pour la
, pauvreté du Sauveur, qu'il honorait ainsi dans ses
STONE membres ; non-seulement il n'avait rien que de
aut. p.167. — très-simple dans ses habits, mais encore il ne faisait
DT pas difficulté de porter, sous sa soutane, des vête-
M. Olier, par M. ments si usés, que les plus mistrables de ces condeBretonvilliers trées auraient eu peine à les recevoir (5).
og Tout le temps qu'il n'employait pas aux œuvres
du zèle, il le consacrait à l'oraison. Un ecclésias-
tique du Puy, M. Valentin, qui l'accompagna dans
le cours des missions, rapporte que M. Olier ne
manquait pas de réciter le saint Office à genoux
devant le T. S. Sacrement, toutes les fois qu'il était
auprès de quelque église où Jésus-Christ résidait.
Il aurait voulu y être sans cesse présent ; et il fit
un jour quatre lieues, durant les plus accablantes
chaleurs de l'été, afin de n'être pas privé du bon-
heur d'offrir le Saint Sacrifice pour ces peuples,
‘quoiqu'il ne dût trouver qu'un calice d'étain dans
* NOTE 3, p. 203
l'égli avoir son | alors et on accon parol même Persu grâces
pas t« rudes
cipline secrèt.
On ces co:
tions ; .
inouï, ( Il com] ouvrier propos:
en Au:
avait d exempl prêtres tous les saint V Conftre travaux, lettre, d Jean, 24 historier donnero:
»Je ne » compag » Vaux. I
le leur ce de la ne poujans les et leur pour la roprèté : la tenbaissant 1s, leur sant enles avoir eux, afin eignér la la plu- >ratiquer ic la con- | pauvres que cet marquäit r pour la dans ses n que de ne faisait des vêteces con-
x œuvres ecclésiashgna dans Olier ne à genoux qu'il était t résidait.
et il fit cablantes du bonpeuples, tain dans
l'église champêtre où il se rendait. Le soir après
avoir achevé l'office des Matines, il vaquait à l'orai-
son jusqu'à ce qu'on vint l'appeler pour le souper;
alors, il allait au réfectoire comme à un supplice,
et on l'entendait souvent prononcer ces paroles
accompagnées de soupirs : Amor meus crucifixus est!
paroles qui remplissaient tous ses confrères des
mèmes sentiments de pénitence et de componction. :
Persuadé que, pour attirer sur les peuples des OR e
grâces puissantes de conversion, la prière ne suffit M. de Bretonril-
pas toujours, il y joignait des mortifications très- "+3 arr
rudes, et affligeait sa chair par de rigoureuses dis- 156. 105. — N.
ciplines, des haires et des cercles de fer qu'il portait Lan gr ga
secrètement parmi ses meubles de voyage(1). 167.
On conçoit qu'une vie si apostolique était pour V.
ces contrées la plus efficace de toutes les prédiça- flécrit à MM.
tions ; aussi la mission de Saint-Ilpise eut un succès Lol re
inouï, qui remplit d'étonnement M. Olier lui-même. erpequr ur
Il comprit dès-lors le besoin qu'il avait de nouveaux demande de
ouvriers, pour suffire à tous les travaux qu'il se nouveaux ou-
proposait d'entreprendre. Il avait conduit avec lui, Ÿ"'rs:
en Auvergne, cinq ou six ecclésiastiques que lui (2) Vie Hs, de
avait donnés saint Vincent de Paul(2), et son #,PMerpar M.
exemple avait encore attiré auprès de lui plusieurs t, 1. p. 154. —
prêtres des environs; mais, ne pouvant suffire à MW: Valentin, At- : : +1 1... +, » testations aulo-
tous les besoins avec ce petit nombre, il écrivit à graphes, p. 165.
saint Vincent de Paul et aux ecclésiastiques de la (3) 4beuy,tiv.
Conférence, pour leur apprendre le succès de ses nm, ch. 1, sect. n,
travaux, et les inviter à venir y prendre part. Sa qu pi Lee
lettre, datée de Vieille-Brioude, le jour de saint 351. — Cet au-
Jean, 24 juin 1636, est rapportée, en partie, par les gr #hres
historiens de saint Vincent de Paul(3); nous la 1637; elle est de
donnerons ici en entier : l'année préesd”,
« MESSIEURS, »Je ne puis être plus longtemps absent de votre
»compagnie sans vous rendre compte de nos tra- »vaux. La mission commença le dimanche après
ER
ed
ar are me
» l'Ascension, et elle a duré jusqu'au 15 de ce mois. » Ce jour, qui était la fète patronale du lieu, on » voulut que le soir, en présence du très-saint sa- »crement, j'adressasse les adieux au peuple: & » qui se fit avec toute révérence pour la majesté du » Dieu qui présidait, et aussi avec tant de larmes et » de soupirs, qu'il faudrait, je pense, y avoir été » pour le croire. Dieu soit béni! La même chose » était arrivée lorsque nous fimes la procession des » petits enfants, et au moment de leur communion
» Au commencement, le peuple venait, selon que »nous pouvions le souhaiter, c'est-à-dire, autant » que nous pouvions suffire à l'entendre en confes- » sion ; et cela, Messieurs, avec de tels mouvements » de grâce, que, de tous côtés, il était aisé de savoir » dans quels endroits les prêtres confessaient les » pénitents: les soupirs et les sanglots de ceux«i » se faisant entendre de toutes parts. Mais, sur la » fin, le peuple nous pressait si vivement, et la » foule était si grande, qu'il nous fallait parfois » douze ou treize prêtres poui subvenir à l'ardeur » de ce zèle. On voyait ce bon peuple demeurer » dans l'église sans boire ni manger, depuis la » pointe du jour jusqu'à la dernière prédication, » malgré la chaleur, qui tait extraordinaire, atten- » dant la commodité de se confesser. Quelquefois. » en faveur de ceux qui venaient de loin, nous étions » contraints de faire deux heures, et plus, de c- » téchisme, et tous en sortaient aussi affamés qu'en » y entrant : cela nous laissait tout confus. Il fallait » faire le catéchisme de la chaire du prédicateur, »n'y ayant point de place dans l'église, et même » les environs du cimetière, les portes et les fent- » tres étant chargées de peuple; la même choses » voyait au sermon du matin et à celui du soi, » qu'on nomme le grand catéchisme ; sur quoi jent » puis rien dire, sinon ces paroles: Benedictus Deus! » Benedictus Deus ! Béni soit Dreu, qui se commi- » nique si libéralement à ses créatures, et surtoul
»al » qi » sic » se » qu »l'ir » ple »ily »tril
»en » heu » ples
» divi sin" des » Héla »œuv » saint » Der une ] » point » le fait » sieurs . »remp je pui »en Sc »humb Saint lettre, ou cinq vità M.
mées e la Picar( cent deg Buerre, Auverg sieurs d moins d M. l'abb
Ton,
€ mois.
lieu, on aint saiple: ce jesté du armes et avoir été ne chose ssion des imunion selon que e, autant n confesuvements de savoir saient les de ceux<i ais, sur la ent, et la it parfois à l'ardeur demeurer depuis la rédication.
aire, atten- Duelquefois.
nous étions blus, de cèamèës qu'en s. 11 fallait brédicateur.
e, et mème et les fente chose # ui du soi ar quoi jen dictus Dew se commu F et surtout
»aux pauvres ! Car, Messieurs, nous avons remar- »qué que c'est particulièrement en eux qu'il ré- » side, et pour eux qu'il demande le secours de ses »serviteurs, afin d'achever par leur ministère ce »qu'il n'a pas accoutumé de faire seul, je veux dire l'instruction et la conversion totale de ses peu »ples. Messieurs, ne refusez pas ce secours à JÉsus; » il y a trop de gloire à travailler sous lui, et à constribuer au salut des âmes, et à la gloire qu'il doit »en retirer pendant toute l'étenité. Vous avez » heureusement commencé, ét vos premiers exem— »ples m'ont fait quitter Paris; continuez dans ces »divins emplois, puisqu'il est vrai que sur la terre siln'y a rien de semblable, Paris, à Paris! tu amuses » des hommes qui convertiraient plusieurs mondes. » Hélas! dans cette grande ville, combien de bonnes »sœuvres sans fruits, de conversions fausses, de » aints discours perdus, faute de dispositions que » Dre communique aux simples! Ici, un mot est »une prédication ; les pauvres de ces contrées n'ont »point méprisé la parole des prophètes, comme on » le fait dans les villes; et, à cause de cela, Mes- »sieurs, avec fort peu d'instruction, ils se voient remplis de bénédictions et de grâces ; c'est ce que »je puis vous souhaiter, dans le Seigneur, puisque, sen son amour, je suis, Messieurs, votre très- »humble, très-obtissant et très-obligé confrère. » Saint Vincent de Paul, après avoir reçu cette lettre, résolut de faire partir pour Pébrac quatre ou cinq prêtres de sa compagnie, comme il l'écrivit à M. Olier (1). Mais sur ces entrefaites, les armées ennemies ayant fait une irruption du côté de la Picardie, et Louis XIII demandant à saint Vincent des aumôniers pour suivre ses troupes à la guerre, les ecclésiastiques, qu‘ devaient aller en Auvergne, reçurent une autre destination (2). Plusieurs des amis de M. Olier s'empressèrent néanmoins de venir partager ses travaux, entre autres M. l'abbé de Foix, ainsi que M. Meyster, que le Tom. 1, 19
Nouveaux
renforts que reçoit M. Olier. M. Meyster.
1) Recueil des
lettres de saint l'incent, À, 1. p.
(2} Abelly, liv.
1, ©. xxx; ch.
{1) Essai sur
l'influence de la relig.en France.
etc.,t.1,p. 275.
—(Grandet, Vies Ms.t. 1, p. 225.
* NOTE 4, p.
(2) 20 mars
(3) Lettres aut.
du Père de Con:
dren. — lettres aut,deM. Olier p. 243, 264,
Père de Condren lui envoya. M. Meyster, qui devint l'un des plus célèbres missionnaires de son temps, trouva mème, dans ces missions, l'occasion qui développa le don extraordinaire qu'il avait reçu de Div, pour annoncer la parole sainte. Le genre de ses discours, son accent, son regard seul, tout en lui concourait à produire les impressions les plus fortes et les plus vives (1)". Nous en rapporterons, dans la suite, des exemples remarquables. Il avait connu M. Olier à Paris, en 1636, et, comme il allait exercer son zèle en Provence, il eut le désir de lui offrir son service en passant. « Quoique j'aie » peu vu M. Meyster, écrivait le Père de Condrenà » M. Olier (2), j'ai reconnu en lui un grand zèle, et » beaucoup d'application au salut du prochain; 1l » pourra servir pour ce qui vous reste à faire dans » votre mission présente, si vous le jugez ainsi. II » me semble être de ceux qu'il faut laisser conduire » à l'Esprit de Notre-Seigneur, qu'il ne faut pas »captiver en lui, comme aussi il ne faut pas qu'il » serve de règle aux autres. Nous avons à le véné- » rer, et à nous humilier de ce que nous ne sommes » pas dignes de la grâce que Dreu lui fait. Nous de- » vons servir cependant à fournir matière à son » zèle, en lui donnant l'occasion de travailler. J'es- » time certainement heureux les peuples auxquels » Dieu l'envoie, et qui peuvent cueillir les fruits de » sou esprit. Je reconnais, ce me semble, et honore » en lui quelque chose de la grâce apostolique à la- » quelle je supplie Notre-Seigneur de nous donner » quelque part (3). » Il parut, en effet, que le dessein de Dieu, en envoyant M. Meyster travailler aux missions d'Auvergne, fut de faire éclater en lui les richesses de sa grâce.
«C'est en ces quartiers-là, dit M. Olier, que notre » bon Seigneur a commencé à verser ses extraor- » dinaires bénédictions sur ce grand serviteur, M. » Meyster, homme vraiment apostolique. C'est là » où M. Perrochel, qui a produit tant de bien à Pa-
dan cor thél inti:
qui siste » Jo été » bra » dre »ens »On » plai » vrai Ces e de gr M. de de Co » sont » Sain » mai »un Pi [ls arri prêché Amelot faisait :
Pour se reno Content]
qui des de son ‘occasion
vait reçu Le genre seul, tout ssions les | rapporrquables.
»t, comme ut le désir pique jai Condren à nd zèle, et rochain; il faire dans ez ainsi. Il :r conduire Le faut pas ut pas quil ; à le vénéne sommes t. Nous detière à son hiller. J'ess auxquels es fruits de , et honore olique à kous donner que le desr travailler éclater en
+, que notre es extraorviteur, M ue. Cest là » bien à Pa-
»ris, a fait son premier apprentissage; de mème » que M. l'abbé de Foix, à qui Dieu a donné depuis » tant de bénédictions, et beaucoup d'autres aussi : »enfin, c'est en ces pays que quelques-uns de ces » Messieurs. qui ont paru ensuite avec tant d'éclat » dans Paris, ont commencé à goûter la douceur » de ce ministère. (1)» Le Père de Condren espérait. en effet, que les missions de M. Olier seraient une source de grâce, et ranimeraient le zèle des âmes dans la congrégation de l'Oratoire, et mème dans le clergé. Dans ce dessein il aurait désiré, comme il l’écrivait, vers ce mème temps, à M. Barthélemi de Donnadieu, évêque de Comminge, ami intime de M. Olier, qu'un Père de l'Oratoire, en qui il avait mis une entière confiance, eût pu y assister. « Le Père Barrème achève son Carème à » Joyeuse * , disait-il ; j'eusse été bien aise qu'il eût »été en la mission que fait M. l'abbé Olier de Pé- » brac, pour voir l'ordre qu'ils tiennent, et appren- » dre avec eux ce que Notre-Seigneur leur voudra »enseigner, et ce que l'expérience leur montrera. »On me mande des merveilles de la grâce qu'il »plait à Dieu de répandre sur leur travail. Il est > vrai qu'ils s'y conduisent fort apostoliquement(2).» Ces exemples touchants et ces fruits extraordinaires de grâce inspirèrent sans doute à M. Amelote et à M. de Bassancourt le pieux dessein dont parle le P. de Condren dans la même lettre : « Ces Messieurs » sont sur le point de commencer une mission en »Saintonge. Ils partiront d'ici à pied, le bâton à la » main et sans serviteurs, et iront commencer par »un pélerinage à Notre-Dame-des-Ardilliers (3). » Is arrivèrent, en effet, de la sorte en Saintonge, et prèchèrent la mission à Champ-Dolent, dont M. Amelote était Prieur depuis longtemps, et où il faisait alors sa première visite (4).
Pour éviter la répétition des mêmes choses, qui S renouvelèrent dans chaque mission, nous nous
(1) Mémoires aut. de M. Olier, 41, p.133, 134, 135.— Vie de M.
Olier, par M. de Bretonvilliers,t.
* NOTE 5, p.
HE
(2) Lettre aut.
du Père de Condren à M. de Donnadieu.
(3) Ibid,
(4) Récit de l'enfance du Père Amelote.
Fruits étonnants de ces missions. Zèle
tontenterons de rapporter ici les principaux traits de M. Olier,
Olier,par M. de Bretonvilliers,t.
(2) Ibid. 1.1, p. 185.
(3) Ibid, t. 1, p. 189.
Olier, par M. de Bretonvilliers,t.
1, p. 133. — L'Annie Dominicaine, etc. — Remarques historiques, t. IN,p.
(b) Vie de M, Olier, par M. à:
Bretonvilliers,t.
1, D. 1oû.
répandus dans les divers mémoires que nous avons sous les yeux. A peine cette compagnie d'hommes apostoliques avait-elle passé dans un canton, que, de toutes parts, on voyait accourir les pauvres habitants, non-seulement des campagnes voisines, mais des bourgs et des villages mème les plus éloignés. Ils s'estimaient assez récompensés de leurs longues fatigues, par la paix de la conscience qu'ils remportaient, après être rentrés en grâce avec Drev, Restitutions, ennemis reconcilits, procès terminés au gré des parties”: ; hérètiques ramenés à l'Eglise, pécheurs scandaleux, qui avaient vieilli dans le libertinage, devenus des exernples de ferveur; familles enticres, divisées depuis longtemps, vivant enfin dans la concorde et l'union la plus parfaite: une infinite de sacrilèges réparès par des confessions générales, accompagnées des marques les moins équivoques d'un sincère retour (1), tels ctaient les effets ordinaires que produisait chaque mission (2): en sorte que, parmi les curés qui avaient pour leurs troupeaux la charité que doit un pasteur à ses ouailles, c'était à qui attirerait les missionnaires dans sa paroisse, pour en bannir les désordres, et y faire fleurir la piété. « Riches et » pauvres, prêtres et peuples, tous profitaient telle- » ment de la mission, que la face de chaque pa- » roisse, qui recevait cette grâce, était totalement » renouvelée et n'était plus reconnaissable (5). » Pour entretenir dans son serviteur ce zèle ardent du salut des âmes, et ne lui laisser aucun relàche au milieu de tant de fatigues et de sueurs, Du permit que, durant ces travaux, il fût affligé de peines intérieures (4). M. Olier les avait éprouvées, comme on l'a dit, à l'occasion d'une mission que les prètres de Saint-Lazare donnèrent aux peuples
F M. Olier avait avec lui, dans ses missions, 11n homme spécialement chargé d'accommoder les différends à l'amiable (5).
des
part
» il, j
» tan
» sécl
» ven
» disa
» don
» des
» tion:
» tés :
» serv ) gloir »nen » jusqi » ME P » point vtre. J » d'aut:
» COU pa
» d'app
» viteur » même » que, E » tou, il » vennes Duran vacité du mords « Saint Sa, Notre-S.
et de l’A que Dirt mais n'o tion, il er » teur m vtrem'a » parcou » pour le
; AVONS ommes
1, que, res hapisines, us éloie leurs e qu'ils ec Dieu.
erminés l'Eglise, ns le lieur ; fa- , vivant parfaite; confesques les (1), tels t chaque urés qui que doit attirerait on bannir Riches et ent telleaque pabtalement ! (S). »
le ardent relàche rs, DIEU affligé de brouvées:
sion qué peuples
in homme & à l'amia-
des Cévennes, et à laquelle il ne prit point de part (1). « Croyant avoir été infidèle à la grâce, dit- » il, je fus si affligé pendant deux ans, et je souffris » tant de remords et de scrupules, et même de » sécheresses et de grandes obscurités, que sou- » vent, le long du jour, je me jetais à genoux, et » disais à DrEu avec larmes et soupirs : Mon Du, » dont la puissance est infinie, et dont la sagesse a » des ressorts sans nombre, réparez par vos inven- » tions la perte que vous souffrez par mes infidéli- » tés : envoyez en ces lieux des personnes qui vous » servent mieux que moi; je leur cède toute la » gloire que vous m'aviez présentée ; pour vous, » n'en souffrez pas. Je n'eus point de consolation » jusqu'à ce que j'appris que j'avais bien fait de ne » me point hâter, et que l'évêque du lieu n'eût » point agréé mes services, comme il le fit connai- »tre. Je pense que ces douleurs servirent à expier » d'autres infidélités, dont je pouvais m'être rendu » coupable ; et ce qui m'a beaucoup réjoui a été » d'apprendre, par la bouche d'un très-grand ser- » viteur de Dieu, que, vers ces temps, il alla en ce » même pays travailler avec grande bénédiction, et » que, bien qu'il fût obligé de prècher aussi en Poi- » tou, il se sentit assez de forces pour aller aux Cé- » vennes. Dieu soit béni à tout jamais (9)! »
Durant le cours de ces missions, et lorsque la vivacité de son zèle lui faisait encore ressentir ces remords cuisants. M. Olier, célébrant un jour le Saint Sacrifice à Clermont, se sentit porté à offrir à Notre-Seigneur les peuples du Velay, du Vivarais et de l'Auvergne; dans ce moment il lui sembla que Dieu le chargeait du soin de ces provinces (5); mais n'osant prendre de lui-même aucune résolution, il en écrivit au Père de Condren. « Mon direc- » teur me ma da, dit-il, que quand notre bon Maiotre m'aurait donné un esprit nouveau, je pourrais » parcourir ces provinces infectées de l'hérésie, et » pour lesquelles Notre-Seigneur me donnait une
Olier,par lePère Giry, partie 1'°, chap. vu, — Remarques historiques, t. 1, p.
(2) Mém. aut.
deM, Olier,t t p. 150, 101.
M.Olicrse dévoue aux diocèses de Clermont. du Puy et de Viviers.
Ministre confondu.
(3) M. Le Breton, Altestations aut. p. 176.
de M. Olier, 1. 1, p. 139.
(2) Année Dominicaine, etc.
-Remarques historiques, t. 11, 464.—Vie de M.
Olier,par lePère Giry, part. 1", chap. vu, Ibid.
» particulière charité. Je prie notre bon Dieu de me » faire la grâce de les aider par moi ou par autrui: » et j'espère y contribuer, en faisant tout ce que sa » bonté daignera me témoigner devoir leur être » avantageux, sans rien épargner pour la conver- » sion de ces provinces désolées (1). » M.'Olier eut, en effet, la consolation d'y travailler au rétablissement de la religion et de la piété, non-seulement par les missions qu'il leur procura (2). maïs encore par les séminaires de Viviers, du Puy et de Clermont, qu'il y établit avant sa mort, et qui, en donnant à ces provinces une suite non interrompue de zelés pasteurs, y ont rendu permanent le bien qu'il s'était efforcé d'y produire.
Son zèle pour la conversion des hérétiques de ces contrées, sembla prendre de nouveaux accroissements par les bénédictions dont Dieu se plut dés-lors à le couronner. Un ministre, fort accrédité dans le pays, et qui s'était vu défié publiquement, par l'un des prêtres de saint Vincent de Paul, trèshabile controversiste, profita de l'absence de ce missionnaire pour défier lui-même les autres à son tour ; il leur proposa donc d'entrer avec lui en explication sur les matières qui divisent les calvinistes d'avec l'Eglise Romaine. « Me voyant aban- » donné à moi-mème, dit M. Olier, je n'eus re- » cours qu'à mon Dieu, et me mis en prière, lui » demandant qu'il lui plüt me défendre, et suppléer » à mon ignorance qu'il savait ètre aussi grande » que possible ; après quoi, je fis dire au ministre » que volontiers je m'aboucherais avec lui, et que, » puisqu'il voulait disputer, j'étais tout prêt à le » recevoir. Il se met, en effet, en chemin pour ve- » nir nous trouver, et arrive tout proche de la mai- » son où nous demeurions ; mais à peine a-t-il ren- » contrè une croix, qui est à cinquante ou soixante » pas, que tout-à-coup, saisi d'une secrète frayeur, » il rebrousse chemin, et s'en retourne à sa maison » sans plus oser paraître: comme si le signe de la
» stant
» lieu, :
» porta » jours.
»les e » avaier » à prés » faire | »les be » mand!
» terrog » penda:
' La d teur de I voit enco
u de me autrui; > que sa ur être
converlier eut, ablisseulement s encore de Cler-
en donmpue de vien qu'il
iques de accroisse plut accrédité juement, aul, trèsce de ce res à son ui en exes calvint aban- 'eus rerière, lui suppléer ji grande ministre i, et que, prêt à le pour vee la mait-il rensoixante frayeur, a maison ne de la
«croix, qui chasse nos ennemis, l'eùt mis en fuite , lui-même. Notre bon Dieu a grande pitié de ses » pauvies ouvriers, et se plaît à les défendre de la » confusion : tant il est vrai que quiconque a re- » cours à Dieu, et se confie en lui, ne sera jamais » confondu (1). »
Dans chacune de ses missions, M. Olier eut la consolation de gagner plusieurs hérétiques à l'Eglise, en même temps qu'il ramenait ou qu'il affermissait les catholiques dans la pratique de leurs devoirs. C'était partout la même abondance de grâces; les mêmes prodiges se renouvelaient à chaque mission. À la fin de la quatrième, il écrivait, le 10 février 1637. à saint Vincent de Paul et aux ecclésiastiques de la Conférence de Saint-Laare, la lettre suivante qu'’Abelly nous a conservée (2) :
« La quatrième de nos missions a été terminée sil y a quinze jours, et il s’y est fait plus de mille » confessions générales, quoique nous ne fussions » que six ouvriers, et, sur la fin, huit. Nous étions »tous accablés par l’affluence du — le qui y » abordait de sept ou huit lieues .ys, nonob- »stant la rigueur du froid et l'incommodité du » lieu, qui est un vrai désert. Ces bonnes gens ap- » portaient leurs provisions pour trois ou quatre » jours, et se retiraient dans les granges, et là on »les entendait conférer ensemble de ce qu'ils » avaient ouï à la prédication et au catéchisme ; et » à présent l'on voit ici les paysans et leurs femmes » faire la mission eux-mêmes dans leurs familles, »les bergers et les laboureurs chanter les com- » mandements de Dieu dans les champs, et s'in- » terroger les uns les autres de ce qu'ils ont appris » pendant la mission +. Enfin, la noblesse, pour
+ La dévotion à la sainte Vierge, dit ailleurs le serviteur de DrEu, a depuis continué dans ces cantons. et l'on voit encore ces pauvres gens porter toujours leur chapelet
(1) Hém. aut.
de A. Olier, t.
1, p. 138. — Vie
Ms. de M. Olier,
par M. de Bre-
tonvilliers, 1. 1,