Vie Ms. de M. Olier, par K
de Bretonvilliers, t.1, p.185.
— Vie du mème, par le Père Giry, t',partie, chap.
vu — Remargq.
hist.teni, p 018.
p. 135.—Vie de M. Olier, par M.
de Bretonvilliers, t. 1, pag.
Zèle de M.
Olier pour la sanctification du clergé des diocèses du Puy et de S.- Flour.
mnt nada +2
Olier, par M1. de Bretonvilliers,t.
1, p. tot, 1845, 190,--M. de Jiéget, Atteslati ns aut, p. 171.
(2) Abelly, À chap. ui, sect.
v. -- Collet, t, à, p. 205.
(3) Abrégé du 9" cahier des Mémoires aut.
de M. Olier, par M. Bourbon.
(4) Analyse du 9*cahier,etc.par M. Leschassier,
(5) Abrégé du 9° cahier par M.
Bourbon.
les semaines, pour conférer ensemble sur les devoirs de leur vocation, et se renouveler dans la piété sacerdotale (1); et, comme il ne faisait rien sans en rendre compte à saint Vincent de Paul et aux ecclésiastiques de la Conférence de Saint-Lazare, il leur écrivait la lettre suivante : « Vous êtes » Ctablis, par Notre-Seigneur, dans la ville de Pa- » ris, comme des lumières posées sur un grand » chandelier pour éclairer tous les ecclésiastiques » de la France ; à quoi vous devez être particulière. » ment encouragés par les grands fruits que fait » dans la ville du Puy la compagnie de messieurs * les ecclésiastiques qui ont heureusement parti- » cipé à votre esprit. Ils donnent des exemples de » vertu qui ravissent toute la province; les cçate- » chismes se font par eux en plusieurs endroits de » la ville; la visite des prisons et des hôpitaux y » est fréquente ; et, à présent, ils se disposent pour » aller faire la mission dans tous les lieux qui dé- » pendent du Chapitre. Je demeure confus, voyant » leur zèle, et de ce qu'ils désirent que j'aille faire » l'ouverture de leur mission, en étant si peu ca- » pable (2). »
Dans ses Mémoires, M. Olier, en faisant l'éloge du Chapitre du Puy, forme le vœu de voir d'autres Chapitres imiter un si bel exemple (3). Ces désirs ne furent pas entièrement stériles ; il eut lui-même la consolation d'établir une sainte émulation de ferveur entre le chapitre du Puy et un autre également considérable qu'il ne nomme pas. « Ces Cha- » pitres, dit-il, catéchisent, confessent, donnent les » exercices aux ordinands, font des missions, édi- » fient par leur modestie; et ils se sont présentés » l'un et l'autre à leur évêque, pour être ses pré- » curseurs dans ses visites (4). » Il ajoute que le Chapitre de Noyon imita l'exemple de celui du Puy, et que tous deux s'étaient unis de société à l'assemblée des ecclésiastiques de Saint-Lazare (5).
Abelly,en rappelant une lettre que M. Olier avait
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SECONDE MISSION D'AUVERGNF 187
écrite aux membres de cette mème assemblée, au mois d'octobre 1636, nous fait encore connaître ce que le serviteur de Dieu entreprit pour la réforme du clergé du diocèse de Saint-Flour. « Ce très- , digne abbé, dit-il, ayant obtenu de M. l'évêque » de Saint-Flour son agrément, pour faire la re- » traite aux curës du diocèse dans son abbaye de » Pébrac, et mème les exercices de l'ordination. » comme il se pratiquait à Paris; il écrivit une lettre, au mois d'octobre de l'année 16%, à MM. les » ecclésiastiques de la Conférence de Saint-Lazare, » de Paris, pour leur demander du secours, en leur représentant qu'il y allait de la réformation de » tout un diocèse (1). » Il reçut les curés et les ordinands dans son abbaye, les défraya durant tout le temps des exercices, et procura même aux plus pauvres les secours temporels nécessaires à eux ou à leurs paroisses. Le grand ascendant qu'il avait sur eux, et la confiance qu'ils lui témoignaient en toute rencontre, était l'effet de la sainteté de sa vie, surtout de son humilité et de son désintéressement. Etant un jour à Saint-Ilpise, il pria son grand vicaire, frère Guérin Joanneur, religieux, d'aller à Pébrac pour lui apporter quelques papiers dont il avait besoin; celui-ci refusa d'obéir, ce qui obligea M. Olier à lui dire quelques paroles un peu dures ; mais quelques heures après, il en eut tant de déplaisir, qu'il chercha ce Religieux pour se jeter à ses genoux et lui demander pardon (2). Dans une assemblée, que l'évèque de Saint-Flour avait convoquée pour régler l'imposition des dîimes sur les bénéfices de son diocèse, ce prélat et les autres membres de l'assemblée sachant le saint usage que M. Olier faisait de ses revenus, lui offrirent de décharger son abbaye ; il en parut choqué, et leur répondit ces paroles, qui leur donnèrent encore une plus haute opinion de sa vertu : « Il n'est pas »raisonnable, Messieurs, de soulager les abbés, » qui ont d'ordinaire beaucoup de revenus, et ne
(1) Abelly, liv.
1, Ch. 32, Ms.
(2; M. Valentin, Attestations aut.p. 176. -- Vie de M. Olier, par M. de Bretonvilliers, t. à, P. 155, 156.
mr nccieré ie
(1) M. le Breton, Atlestaticns aut. p. 175,
(2) M. Valentin, Attestations aut. p. 176, -- Vie de M. Olier, par M. de bretonvilliers, L, 1, p. 180, 1b1.
(3) Vie de HE.
Olier,par M. de Bretonvilliers,l.
1, p. lon. -- 31.
Valentin, Attestations uu!. p.
Plusieurs gentilshom mes le poursuivent à main armée.
» font rien, pour faire peser toutes les charges sur » les pauvres curés, qui travaillent beaucoup et » n'ont qu'un revenu fort modique (1). » Un ecclésiastique, qu'il avait chargé de régler ses comptes avec le fermier-géntral de son abbaye, vint lui apporter l'acte de ce règlement, et une somme de plus de 5000 livres qu'il avait touchée pour lui. M. Olier signa les comptes sans vouloir les vérifier, quelque instance que lui en fit cet ecclésiastique, et il abandonna la somme pour qu'on l'employät à faire de nouvelles missions : enfin, dans l'espace de dix-huit mois, il dépensa plus de 16,000 livres, tant pour la subsistance des missionnaires, que pour soulager les pauvres de ces cantons (9).
Autant il avait soin de ses coopérateurs, autant il semblait s'oublier lui-même : lorsqu'il allait à Vieille — Brioude, dans le voisinage de laquelle étaient situctes diverses dépendances de son abbaye, il logeait chez le Prieur, qui se faisait un honneur de lui céder sa chambre, comme à son abbé : elle était à deux lits, l’un destiné pour luimême, l'autre pour un ecclésiastique qui l'accompagnait ; et c'était toujours ce dernier que M. Olier retenait pour son usage, parce qu'il était fort petit et très-simple (3). S'il se plaignait alors, c'était d'être traité avec trop de ménagement, et de ne point assez pratiquer la pauvreté évangélique. M. Reboul, archiprètre du diocèse de Saint-Flour, ayant eu occasion de l'accompagner quelquefois dans ses voyages, rapportait depuis, que la grande et continuelle application de M. Olier à Dreu lui faisait oublier de prendre ses repas, et qu'il l'avait chargé de l'en faire souvenir.
Pendant que M. Olier semait avec tant de fruit dans le champ du père de famille, l'homme ennemi n'épargna rien pour ancantir ses travaux. Dieu permit que plusieurs habitants des environs de Pébrac lui suscitassent de grands obstacles; et que, pour récompense de son zèle, il ne reçût que
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des injustices et des vexations de la part mème de ceux qui auraient dû montrer plus d'empressement à le seconder. Entre les habitants les plus riches et les plus recommandables du pays, il s'en trouva qui se firent un mérite de le persécuter, et qui, non contents d'avoir usurpé une partie des biens de son abbaye, soulevérent contre lui tous les libertins du canton, qui ne voulaient pas entendre parler de mission et de réforme. Enfin, les mieux disposés n'osaient prendre parti pour lui, voyant qu'il avait à lutter contre des ennemis que leur force et leur audace rendaient redoutables (1). «Je me voyais environne, dit-il, de la noblesse de » France la plus violente et la plus animée contre » moi, tant à cause de mon bien d'église, auquel ils » portaient envie, qu'à cause des emplois que je » venais de remplir. Je n'avais donc que Dieu seul » pour moi, ct, sans doute, il tait assez fort pour » me défendre. II y avait, dans les environs, une » douzaine de gentilshommes qui venaient pour »intimider les paysans, lorsque je voulais donner » les fermes au plus offrant, et qui les empêchaient, » par leurs menaces, d'enchérir sur le prix, afin »qu'à leur défaut, je me visse obligé de remettre rentre leurs mains les terres de mes bénéfices... » J'avais affaire, moi seul, à l'homme du monde le » plus dangereux, qui me suscitait toutes ces tra- » verses ; il s'était rendu redoutable à tout le pays » par ses actes de violence, surtout depuis un at- » tentat audacieux qu'il avait commis, en poignar- » dant, dans son lit, un M. de Montmorency, oncle » ou cousin du duc de ce nom qui a été déca- ) pité (2). »
Tel est le récit que fait M. Olier de la pénible situation où il se trouvait alors. Rien ne put cependant abattre son courage: la prière, la patience et la confiance en Dreu cCtaient les seules armes dont il savait user contre ses persécuteurs, et l'unique vengeance qu'il avait appris à tirer de
Olier,par lePère Giry, partie 1", chap. vu, -- Remarques historiques, t. 11, pe
(2) Mém. aut.
de M. Olier, t.n, p. 114,115, — Année Dominicaîne, etc. --Remarques historiques;t. 3,p. 464.
Dieu leprotège dans les
dangers.
leurs vexations : ces armes ne furent pas impuis- » reu
santes. « Je me souviens, dit-il, d'une protection » lit,
» bien remarquable dont Dieu nous favorisa pen- » tou
» dant nos missions. Revenant un jour d'exhorter » ACC
» de pauvres peuples, et étant seul et mal mont, » fille
» je rencontrai, par la campagne, à vingt pas de » Ce t
» moi, deux cavaliers, accompagnés d'un homme » la p
» de pied, qui paraissait leur servir d'espion. Dés » plai
» qu'ils m'eurent aperçu, ils mirent la main au » Je d
» pistolet, qu'ils tirèrent du fourreau, attendant stitp
» ma rencontre; mais, au lieu d'aller les joindre, je » pric
» me détournai vers une petite chapelle, devant la- un c
» quelle j'avais catéchisé quelques pauvres trois » ainsi
» jours auparavant. Lorsque j'étais dans cette ap- mer
» préhension, un prêtre assez éloigné de moi, et » sur—|
» qui Ctait au bas d'une vallée, ayant pris l'alarme, Ce fi
» accourut vers moi pour me secourir. Il vint à Marie :
» moi à toute bride, croyant que ces gens avaient de son
» tiré l'épée contre moi; car, dans l'éloignement rèse, p
» Où il Ctait, il avait pris la lueur de leurs pistolets veuve,
» pour l'éclat d'une épée nue. Dès qu'il m'eût joint, de la v
» il me dit avec une hardiesse non pareille: Allons, sous la
» allons; et me pressa de pousser auprès d'eux prémur
» avec courage; ce que nous fimes avec d'autant souvera
» plus d'assurance, que, dès qu'ils avaient vu de éclairé «
» loin ce prêtre venir se joindre à moi, ils avaient de nou:
» remis leurs pistolets dans le fourreau. Je prie tion (4).
PA ar tr as » Notre-Seigneur de vouloir me conserver tou- Paul, et
| p. 112,113. » jours sous sa sauvegarde (1). » en avaic
lil Dans le temps même où l'orage formé contre M. saint Fr.
[11 | |) Olier, par les gentilshommes des environs de Pt- ler une : | 14 ji brac, grondait le plus contre lui, il éprouva com- missions | | {| | bien Dieu se plaît à adoucir, en faveur des siens, et, dans PU les hommes les plus féroces, et à changer pour eux sainte fe: [is les loups en agneaux. « Par une conduite admi- était san, | | F » rable de la protection de Dieu, qui favorise ses trés-sain AT fifi » moindres petits serviteurs, dit-il, sur la fin d'une et comm D DE | » grande maladie que j'eus après nos missions, le saisit M.
» gentilhomme le plus intraitable et le plus dange- traordina
mpuisotection sa penxhorter | monté,
t pas de homme ion. Dès main au ttendant indre, je evant lares trois cette ap- » moi, ét l'alarme, Il vint à 18 avaient ignement s pistolets eût joint, e: Allons, brès d'eux c d'autant ent vu de ils avaient 1. Je prié rver tou-
contre M.
s de Ptva comdes siens, pour eux ite admivorise Ses
fin d'une issions, le us dangt-