‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 212 sur 332 · Vie de M. Olier, par M · texte numérisé non relu

Vie de M. Olier, par M

de Bretonvillliers, t1v,p. 466.

410, 471, et suiv.

(2) Ibid. pag.

— Mém. de M.

Olier,t.1,p.194,

(3) Ibid. pag, 195, 196. — Vie de M. Olier, par M. de Bretonvilliers, t. 1v. p.

4 Le

Die

DrEu montre à M. Olier que sans son secours. il ne pourrait user de ses facultés spirituelles.

WE LUS à fa

» par céux qui les ont éprouvés. Mon bon Maitre

> m'a fait cette grâce fort long-temps: mon esprit

» était alors enveloppé d'une telle obscurité, que

» je ne me ressouvenais de rien ; je ne pouvais rien

» apprendre, et il y avait tant de confusion et de

» ténèbres dans mon intelligence, que je ne voyais

» absolument rien; je ne savais même ce que je

» disais ; j'entendais parler le monde, comme ferait

» un sourd, sans rien retenir ni rien comprendre:

» je ne pouvais exprimer aucune pensée, même des

» choses que j'avais comprises autrefois ; je cherchais

» dans mon esprit, et je ne trouvais rien: souvent

» la pensée se présentait, et puis se retirait aussitôt,

»en sorte que, commençant à l'exprimer, je ne

» savais plus où j'en étais. Cet embarras et cette

»impuissance n'avaient pas seulement pour objet

» les sciences et l'étude, mais encore les choses les

» plus indifférentes et les plus aisées, comme d'en-

» tendre parler d'affaires, de converser avec mes

(1) Vie de M. » amis (1). J'étais tellement entrepris que je ne

Olier, par le Pé- » pouvais dire un mot, je demeuraïis tout interdit

Mau par et l'esprit suspendu, à peu près comme l'on voit

marqueshistori. » des insensés en compagnie, qui, entendant parler,

Et & ut P. » ne conçoivent ni ne répondent rien, et demeurent

Ron » hébêtés en regardant le monde. Ma mère, en me

» voyant dans cet état, disait de moi: Vous diriez

» qu'il est devenu idiot et insensé. Je ne pouvais

» faire autrement ; je croyais même être rédust pour

» jamais à cet état, et souvent je m'offrais à Dieu de

» bon cœur, pour perdre, s'il voulait, tout-à-fait

» l'esprit, et devenir fou. Je me souviens encoreque

» j'étais réduit à une telle extrémité, que de ne pou-

sy irimoitei » voir écrire ; m'efforçant parfois de le faire, je

aut. de M. Olter, demeurais des heures entières à écrire deux ou

t.1,p. 175,176, » trois lignes, et encore était-ce tout de travers (2).

etp.208.— Ve, J'étais privé, pour ma conduite, de toute lumière de M. Olier, par , ;

M. de Bretonvil- » intérieure, et presque de tout conseil extérieur;

bers,.t. 1V, P. » çar je ne pouvais exposer les matières sur les-

476,,477, 478, + s 463, 464, 466, » quelles j'aurais voulu consulter, ne retenant rien,

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