‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 213 sur 332 · FF YV US YS % S · texte numérisé non relu

FF YV US YS % S

on Maître non esprit urité, que Ju vais rien asion et de > ne voyais > ce que je mme ferait mprendre; >, mème des je cherchais en : souvent ait aussitôt, imer, je ne rras et cette t pour objet es choses les omme d'enser avec mes s que je ne tout interdit me l'on voit ndant parler, et demeurent mère, en me : Vous diriez Je ne pouvais e rédu#t pour ais à Dieu de , tout-à-fait s encore que e de ne poule faire, je rire deux où le travers (2).

oute lumière si] extérieur; bres sur lesetenant rien,

» naturelles de mon âme, il les fit encore’ par rapport trait à M. O- Ml

(1) Mém. aut.

deM.Olier,t.iv, p. 190.

et ne comprenant pas davantage (1). Si je faisais » visite pour moi ou pour la compagnie que nous » formions avec mes amis, je manquais les personnes » que j'allais voir, ou bien je réussissais si mal, que » chacun avait sujet de croire que Notre-Seigneur | | »n'était pas avec moi, et que son divin Esprit m'a- | | » vait délaissé (2). J'étais surtout alors obligé de me {11 » faire conduire par mon domestique dans les rues. Dre ae » ayant toujours le malheur d'oublier mon chemin, RU » à cause de cet affaiblissement d'esprit qui accom- (31 Ibid. t. 1. » pagnait mes peines (3). p. 197.

» Notre bon Maître ne fit pas seulement ces sous- V. » tractions de son secours relativement aux facultés Dieu sous- »à ses dons surnaturels+. L'âme élevée dans la Ne \18 » grâce, et comme naturalisée avec la charité, con- vel. sensibièe. i »sidère ces secours comme s'ils étaient à elle ; elle Lil: croit faussement et se laisse persuader secrète- A. » ment que c'est une chose sienne, et qui lui appar- »tient en propre, comme les ailes qui croissent » naturellement aux oiseaux et sont une partie » d'eux-mêmes. De là vient qu'elle s’estime et s'en- » orgueillit pour ces dons (4). Jusqu'alors je les avais (4)1bid. t.1. p. | 44 » regardés comme attachés à ma personne (5); et la FAST AMA rs | | » soustraction que Dieu m'en fit me laissa dans les de Bretonvilli- NA ténèbres et dans des sécheresses étranges : tou— 2% !:1v-P- #81. »jours vide de Dieu, au moins selon le sentiment, ,,(%),FsPñt »tout rempli de mouvements de superbe et d'a— p. 261. | | 1 »mour-propre, toujours environné de respects hu- | |} »mains, toujours saisi de craintes, je cherchaissans |

+ D'après les maîtres les plus éclairés dans la vie spirituelle, telle est la marche que Dieu tient pour purifier les âmes qu'il veut élever à une éminentc perfection. Entre autres, saint Jean-de-la-Croix fait remarquer qu'il les introduit dans une nuit obscure, qui produit dans elles deux (6) Lanuit obssortes de ténèbres, selon les deux parties de l'homme, l'a- re... — Vie ? g Ré 4 ; de Saint Jean de nimale et la raisonnable: les premières sont amères et }, Gyoir. in-4 terribles au sens, mais les secondes sont encore plus formi- {, 1. p.446, 44h, dables à l'esprit (6). 462.

Ton. 1. 18

» cesse quels étaient les jugements du monde sur » moi: si je ne passais pas pour un ignorant, un »idiot, un homme sans piété, sans charité, sans » patience. Je ne pouvais sentir autre chose, ni (1) Mém. ant. » m'ôter ces pensées de l'esprit (1). Ces sentiments de M: Oler,t.1, y d'orgueil et de respect humain, qui me poursui- LÉ » vaient partout, me crucifiaient perpétuellement, *NOTE 1. p. » parce qu'il me semblait que j'y adhérais*. Je souis » haïitais au fond de l'âme ne rien faire que pour » Dieu, et mon plus grand tourment était de lui » avoir été infidèle dans la moindre circonstance, » et d'être convaincu que toujours, dans mes ac-

(2) Mémoires » tions, je prenais quelque chose pour moi (2). gr: OU y J'avais cru aussi que les bénédictionsquiavaient Vie de #. Olier, » accompagné mon min stère étaient attachées à ma ts, t À 0 » personne ; et il plut à la bonté de Dieu de me les Remarq. histor. » retirer pareillement, pour me faire sentir ce que Lui. p.520. ; j'étais sans ces aides, et à qui appartenaient ces (3) Mém. aut, » dons, que je croyais être miens (3). Ainsi, lorsque de A cer tt » j'avais à parler à la compagnie sur quelque pas- REA » sage de l'Ecriture, sur quelque parabole que je » devais expliquer, je !& faisais avec tant de confu- » sion et de si mauvaise grâce, avec des termes et »un sens si impertinent, qu'il n'y avait en moi

(4) Ibid. p.232. » ombre quelconque de la sagesse de Dieu (4). » Entendant les pénitents en confession, je n'avais »rien à leur dire: j'étais là délaissé comme un » pauvre réprouvé de Dieu. J'estimais les personnes » qui s'adressaient à moi si malheureuses, que je ne (5) Vie de M. ? pouvais m'empêcher de dire en moi-même: Eh, Olier,par le P. » pauvre âme! où viens-tu? que puis-je faire pour au LG » toi? tu ne sais à qui tu t'adresses; le plus grand queshistor.: ui. » malheur qui puisse t'arriver, c'est celui-ci. Durant D NT. 2: Ce temps, je ne pouvais point monter en chaire; caine. Ibid. p. » et si nos Messieurs m'ordonnaient de prècher, je 1 na Le » ne savais que dire, je n'avais ni paroles ni pen- . de Dial. » sées (5). Je me souviens cependant qu'un jour, liers, !. 1Y, pe » pour mon soulagement, Dieu permit que, dans

4. bis, 469% Line mission, je fisse devant un grand auditoire

monde sur norant, un arité, sans chose, ni sentiments e poursuiuellement, s*, Je sou- : que pour tait de lui constance, 18 mes acoi (2).

quiavaient chées à ma de me les itir ce que enaient ces si, lorsque elque pasole que je de confutermes et it en moi u (4).

, je n'avais :omme un | personnes , que je ne nème : Eh, faire pour plus grand -ci. Durant en chaire; prêcher, je les ni penqu'un jour, que, dans d auditoire

» un sermon avec ma Prernière facilité, » avec une facilité plus grande: ce fut Pour m'em— 309. » pêcher de me trop décourager ou de m'abattre ! » Car je croyais tout perdu * (1), » L'Ecriture Sainte me condamnait » Toutes les fois que je l'ouvrais, je autre chose que Je réproche de » Mon endurcissement : COM'Me, par Exemple, dans VI. x » l'Evangile où il est parlé du grain qui tombe sur AA » la pierre: dans celui où il est fait Mention du » grand nombre des réprouvés, Je tombais souvent Sur ces endroits ou autres semblables, Presque »toujours sur ceux où il est parlé de Judas. La »COMmparaison de Moi-même avec ce Perfide me » Poursuivait partout : Et je disais à nos Messieurs: » On pense qu'il n'est Parle de Judas qu'en quatre » Ou cinq endroits de l'Ecriture : il en est fait men- »tion plus de vingt fois (2). Persuadé que j'étais (2) Vie de M. » Un vrai Judas dans la COMpagnie, si je VENAIS à Olier, par M. de » tomber sur ces Passages, c'était toujours avec des M »afictions ct des Serréments de cœur non Pérells: PP » il me semblait qu'on me donnait alors des coups de » poignard. Je me SOuviens .u'unc fois Entre autres, » disant EXtraordinairement la Messe au Maitre— » autel, et, à l'Evangile, tombant surce nom affreux, » je sentis une douleur aussi vive que si l'on m'eût » percé le cœur d'outre en outre : ce qui fut cause » Qu à peine OSai-je lire l'Evangile jusqu'au bout. ; » C'était la même frayeur lorsque je Jetais les yeux > Sur plusieurs autres en£'-oits de l'Ecriture (5). (3) Mémoires » Par-dessus tous ces tour

et même .* NOTE »

(1) Mémoires aut, de M, Olier, tom. 1, p, 177,

è Partout. lier, par M, de NY Voyais rien Bretonvilliers,t, mes vices et de 1, p. 4u7, 498.

ments, j'étais encore dé HET CE

‘1 . pe ‘ +: — Vie de .

»chiré de Scrupules, qui, Seuls, me luSaient souf- Olicr, par M, de

» frir autant que tout le reste, ct me rendaient in- Bretonvilliers,t,

* PePportableauconfeseeur., “Mesconfrères etätout !V P: 436, 437 ] det4 Si l' arlait des mar devis (4) Mém. aut.

» e mon e(4). 110n parlait des marques dereépro- y, M. Olier, 1.1,

» bation, je les VOYais toutes en moi il me semblait p. 123,

? que tous les livres Spirituels me Téprochaient ma

Superbe, entre autres Saint Bernard, Je ne pou-

» Vais rien entendre de Ja bouche de Mon directeur

(1) Copie des Mémoires de M.

Olier, t. 1, pag.

84, — Wie de M.

Olier, par M. de

Bretonvilliers , t. 1V, pag. 438.

*NOTE 3, p.

(2) Mém. aut, de M. Olier,t. 1, 208, 209. — Vie de x. Olier,par »

M. de Bretonvilliers, t, 1v, p.

(3) Mémoires aut. de M. Olier, t.1, p. 217.

(4) Ibid, t. 1, p. 182.— Vie de M. Olier, par le P. Giry, part.

1° chap. IX. — Remarques historiques. t. 1v.

p. 521.— L'année Dominicaine, 1b. p. 466.

- Vie de M.Olier, par M. de Bretonvilliers , t.

» et de tout autre, qui ne me condamnât. Rien ne » pouvait me soulager ; et je me souviens qu'un » homme, très-exercé dans les voies de Dev, y » travailla vainement, et perdit beaucoup de temps » à cette occupation, qui me fut tout-à-fait infruc- » tueuse (1)°.

» Quand on parlait de Div, je n'en concevaisrien » que comme d'un être fâcheux, rigoureux, très- » cruel ; par conséquent son souvenir m'était très- » affligeant. Je me complaisais dans la pensée de » l'enfer, et la description m'en plaisait, comme du » lieu qui m'était destiné (2). O Père éternel ! vous » avez voulu pendant un très-long temps que votre

» nom me fût odieux, et comme insupportable:

» vous avez souffert que je vous conçusse comme » un être très-cruel, ne pouvant alors avoir d'autre » idée de vous. Hélas ! où étais-je dans ce temps? » je ne vous connaissais guère , d mon Dieu! Aussi »est-il bien vrai que je ne m'étais jamais exercé à » vous adorer et à vous servir dans la pureté de la » foi, étant accoutumé à ces vives lumières et à ces v sentiments si doux que votre bonté me faisait » goûter. La privation de ces dons sensibles me » laissait dans le doute de votre amour et de votre » bonté envers moi; car je ne sentais plus nine » voyais plus ce qui, auparayant, me le faisait con- » naître (3).

» Quoique je fusse assidu à l'oraison durant ce » temps, je n’y recevais rien, pas un sentiment, pas » le moindre rayon de lumière. Je ne sentais que » ténèbres, obscurités, sécheresses, qu ‘im puissance » de m'élever à Dieu, tellement que je n'osais me » tenir devant le saint Sacrement. Un jour, il me » semblait voir mon esprit tomber tout-à-coup dans » son néant , et être délaissé du Saint-Esprit, qui, » auparavant, le tenait élevé; et je me souviensqu'il » m'arriva de dire à Dieu ces paroles de Job: Muta- »tus es mihi in crudelem! Mon Dieu, vous êtes » bien cruel pour moi maintenant : vous me faites » bien sentir votre rigueur (4).

D 'Bstens:

Rien ne s qu'un DIEU , y e temps infruc-

vaisrien IX, trèsait trèsensée de mme du el! vous que votre sortable ; je comme ir d'autre e temps?

eu! Aussi s exercé à ireté de la es et à ces me faisait sibles me et de votre plus ni ne igait con-

durant ce

iment, pas

entais que

puissance n'osais me jour, il me i-coup dans sprit, qui, uviens qu'il Job: Muta- , vous tes s me faites

ÉPREUVES DE M, OLIER 277 6 » Aussi je pensais que toutes les choses qui s'é- (1) La scien-

» taient passées auparavant n'étaient que des illu- À gen » sions, n'ayant aucune espèce de consolation, ni Lyon et Paris,

» aucun signe qui me fit présumer que j'étais aimé 19215 P. 216, » de Dieu. Un jour, le Père de Condren me disait e dima. » que ce n'étaient que des peines et des tentations. minicaine, etc. » Plût à Dieu, lui disais-je, que ce ne füssent que het À »des peines (1), et qu'elles püssent même durer 466, * » toute l'éternité (2)! pourvu que je ne füsse point o) Vie de M.

» haï de Dreu (3), je ne m'en inquièterais pas. En Pa par 2 »disant cela, je jetais de grosses larmes, qui té- bg Ra Ibid!

» moignaient bien ma désolation. Montempérament bp: 519. » en fut étrangement altéré; j'avais le visage tout A: 2 os » jaune, et le Père de Condren craignait que je n'en gag D

p. 184. — Vie de » fisse quelque grande maladie + (4). M. Olier, par M.

» En effet, ce qui me faisait le plus de peine, était en 0ilre » de voir intérieurement mon Dieu, qui me rebu- 437, 481.

»tait et me dédaignait, moi, aussi bien que toutes VII.

» mes œuvres; cette vue du dédain de Drevu, se PA 1e

» présentait à moi sous l'image d'une personne qui rs le dédai-

+ La tentation de réprobation dont M. Olicr était attaqué peut produire, même sur le corps, des altérations si étranges. On en voit dans la vie de saint François de Sales un exemple fort connu. « Croyant que sa perte éternelle était » résolue, dit un de ses historiens, l'agitation de son esprit »et le trouble continuel de son cœur le jetèrent dans une » mélancolie profonde dont rien n'était capable de letirer: il » passait les jours à pleurer et les nuits à se plaindre, Son » corps, quoique robuste, succomba à la fin sous une si rude » épreuve: unc jaunisse universelle s'en empara, il perdit »tout d'un coup le boire, le manger, le sommeil. On voyait »sur son visage les marques sensibles d’un désespoir dont »il y avait tout à craindre; et les douleurs cuisantes qu'il » sentit dans tous ses membres faisaient craindre pour sa vie. » Qui n'a pas éprouvé ce que peut sur un cœur qui aime Dieu » l'effroyable peñsée d'en être séparé pour jamais, suspec- » tera sans doute ce récit d'exagération; cependant il n'est » rien de plus vrai, et de tant d'auteurs qui ont écrit la vie de » saint François de Sales, il n'y en a pas un qui ne raconte les »effets sensibles de cette furieuse tentation, de la manière

b)Marsolli » dont on la rapporte ici (5). » (b)Marsollier,

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(1) Mém. ant.

de M. Olier, t. 1, p. 186. — Vie de M. Olier,par M. de Bretonvilliers, t. 1v, p.

426 (bis)etverso

(2) Ibid. pag.

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