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Régrippière !
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amais éprouines. « Outre ssand, le jour quin'a point :s, me fit faire rs, par le mi- Je le trouvai | Maître me n instant, je emplit tellej'en eus pour t m'expliqua ans ma con-
ne suis plus outes comme omme je me re. Cela m'a- D du chemin, que je le déion de morts
il ne fut pas ersité d'opidéja à diviser ociété à une de la besogne car Dieu ou un sujet qui rés-nuisible, ksquelles on sujet, et en cette affaire sienne (5). »
INCERTITUDES SUR L'ÉTABLISSEM. DFE CHARTRES 327
Peut-être M. Olier a-t-il voulu indiquer ici M. de Foix; car celui-ci, à son retour de la Régrippière, ayant témoigné à M. Amelote et aux autres l'inutilité de leur séjour à Chartres, avis que M. Olier partagea bientôt, la Compagnie improuva ce discours, et il parut dés-lors qu'elle ne tarderait pas à se dissoudre. M. du Ferrier. au milieu de ces incertitudes, après avoir imploré le secours de la sainte Vierge, dans la chapelle souterraine de Notre-Dame de Chartres, alla consulter la Mère Gabrielle, carmélite, sœur du Père de Condren +. C'était une personne prudente, de grande piété ; et il ne fit pas difficulté de lui demander conseil, quoiqu'elle fût dirigée par M. Amelote, et qu'elle préférât l'avis de ce dernier à celui de M. de Foix et de M. Olier sur leur séjour à Chartres. Mais lorsqu'il lui eût rapporté ce que lui avait dit le Père de Condren avant de mourir, et dont il n'avait jamais parlé à M. Amelote, elle lui répondit que si celui-ci témoignait qu'il fallait tout quitter, ce serait une marque de la volonté de Dreu, pour qu'il se rangeât du côté de M. de Foix et de M. Olier, et qu'il commençât, de concert avec eux, l'établissement d'un séminaire. M. Amelote ayant en effet conclu, le lendemain même, que chacun devait se retirer de son côté, M. du Ferrier demeura persuadé que son confrère n'était point appelé à travailler à cette œuvre. Ils continuérent néanmoins de vivre dans la douceur et l'amitié ordinaires. Mais cet état de choses finit bientôt : car l’'évèque de Chartres ayant été fait archevèque de Reims, et devant quitter son diocèse, ils se disposèrent eux-mèmes à en sortir (1).
+ L'historien de M.Bourdoise suppose que cette Religieuse était sœur de M. Olier (2); et celui de la Vie des quatre évêques assure que M. du Ferrier s’adressa au P. de Condren lui-même. qui était mort le 7 janvier de cette année (3).
1) Mém. de M. du Ferrier, p. 144, 145.
(2, Ms. in-fo-
lo, 1.1v, ch. 15.
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M. Picoté goûte le projet d'établir un séminaire à Vaugirard, Il attire à cet avis M. de Foix et M.du Ferrier.
(1) Mém. de
M. Baudrand, p. 8.
(2) Mém. de M. du Ferrier, p. 153.
(3)Histoires des Ordres monasti: ques,in-4°,t.vin, ch, xvu, p. 127.
(4) Archives du Royaume, section histor. Ms, 437, — Dépot général du Ministére de laguerre.
— Fxpédit. de 1640, Pièce 9°.
(5) Vie de S.-
Vincent de Paul, par Abelly, 1 1, ch.xxx vin, in-4°, p 116,
Pendant qu'ils prenaient leurs mesures pour abandonner la ville de Chartres, M. Picoté vint à Vaugirard + (1), pour aider Marie Luillier, dame de Villeneuve, dans l'établissement qu'elle y avait fait (2), d’après les conseils de saint François de Sales, son ancien directeur (3), d'une communauté de filles pour diriger les écoles dans les campagnes et les hameaux. Cet Ctablissement, auquel saint Vincent de Paul prit aussi beaucoup de part, est l'institut des Filles de la Croix (4), ainsi appelé à cause des traverses sans nombre que ces filles eurent à essuyer pour s'établir (5). Madame de Villeneuve, animée d'un zèle ardent pour la rèforme du clergé, priait Notre-Seigneur , depuis longues années, de donner enfin des séminaires à l'église de France; entendant M. Picoté. dont elle était la pénitente, lui faire le récit de ce qui se passait à Chartres, tout-à-coup elle lui dit : Peut-être Notre-Seigneur demande-t-il que vous veniez vous établir à Vaugirard. Surpris d'une telle proposi- . tion, M. Picoté la rejeta d'abord. Madame de Villeneuve fait instance ; elle lui reprsente la facilité et les avantages de cet Ctablissement, et les moyens qu'on pourrait prendre pour le faire réussir. Elle lui témoigne que le curé de Vaugirard , M. Copin, docteur de Navarre, en serait ravi, qu'il leur donnerait son église pour y faire leurs fonctions +; que, pour elle, elle s'engageait à les aider, à les nourrir mème s'il était nécessaire. Elle n'oublia ni la facilité qu'ils auraient de conserver dans ce lieu l'esprit de retraite , ni l'avantage qu'ils pourraient retirer du voisinage de Paris, en y consultant les
+ C'était alors un village aux portes de Paris, appelé de autrefois Valboitron. Il fut rebâti au XITI° siècle par l'abbé 1 de Saint-Germain, Gérard de Moret, ce qui le fit appeler 6) Hist. de la Vaugirard, du nom du restaurateur (6). PU +} Cette église, démolie récemment, occupait l'espace du di l'abbé Lebœuf, carrefour. où la rue Saint-Lambert se joint à celle de Vau- à
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' = AT sit { PPS TT à , M. Baudrand, part, est A l'ouverture de sa lettre. ils traitérent cette 1 pie de i appelé à proposition de pieuse réverie, persuadès que s'èta- 4. Olier, par le
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PROJ. DE SÉMIN. A VAUGIR. M"* DE VILLENEUVE 329
personnes de piété pour l'avancement de l'œuvre de Dieu. Elle lui fit connaître depuis combien de temps elle priait pour ce dessein, l'attrait qui la portait à en procurer l'exécution; enfin, elle fit tant que M. Picoté, après avoir recommandé cette affaire à Dieu, en écrivit à ceux de ses amis qui étaient encore à Chartres, et particulièrement à M. de Foix (1).
blir dans un village tel que Vaugirard, pour.y jeter les fondements de la réforme du clergé de France, c'était un dessein contraire à la raison et au bon sens. Ils le qualifièrent ainsi dans leur réponse. Néanmoins. M. de Foix s'étant retiré à Paris, M. Picoté lui représenta de vive voix le dessein de Madame de Villeneuve, d'une manière plus forte et plus étendue qu'il n'avait fait par lettres, et vint à bout d'obtenir qu'il allât en conférer avec elle. Frappé de tout ce qu'elle lui dit, M. de Foix crut y reconnaître à son tour la volonté de Dreu; et sachant que M. du Ferrier serait assez porté à suivre son sentiment, il le pria de se rendre auprès de lui, pour en conférer ensemble +. M. Amelote, qui regardait aussi ce dessein comme une pensée extravagante, considérant toutefois que ces Messieurs avaient alors besoin de repos, fut d'avis qu'ils demeurassent à Vaugirard, pour rétablir leur santé. On y faisait, durant ce temps, les exercices du jubilé; et comme l’on y manquait de confesseurs , M. Picoté pria M. du Ferrier de venir travailler avec lui dans cette paroisse*. Celui-ci, s'y étant rendu, alla visite: Madame de Villeneuve, qui, déjà assurée de M. de Foix (2), et espérant déterminer bientôt M. Olier, n'oubliarien pour le persuaderaussi
+ Nous avons cru devoir suivre ici la narration de M. Baudrand, d'après lequel M. de Foix fut le premier qui se rendit à l'avis de M. Picoté, tandis que, selon d'autres Mémoires, M. du Ferrier l'aurait adopté d'abord.
(1) Mém. de
Père Giry, part.
1°, ch. x11, - fe-
marques histariques, t. 1, pe
* NOTE 5, p.
(2) Mém. de M. Baudrand,
lui-même. Elle lui représenta que c'était le moyen d'assembler des ecclésiastiques, l'assurant que dans Paris ils ne se réuniraient jamais à eux ; elle fit agir sur son esprit l'abbé de Pormorant , ecclésiastique dévoué comme elle à l'instruction chrétienne de là jéunesse, et qui s'effarçait de former des maîtres d'école pour le diocèse de Paris”. « M. Picoté ét » M. l'abbé de Pormorant qu'elle poussait à cela, » m'en pressèrent beaucoup, dit M. du Ferrier: » mais j'avoue que ma dureté ne céda qu'à la Mesée » qu'on me fit chanter : car à la communion, je fus
à ie » entièrement convaincu qu'il fallait venir dans ce p. 153,15. > lieu, S'y abandonner à Dieu, et le laisser agir(1). » x. Réunis tous trois au même avis, ils résolurent
M. Olier va d'en écrire à M. Olier (2). M. Picoté, son confesseur, trouver ses se chargea volontiers de la commission ; il lui etamis à Vaugi- posa fort au long leurs vues sur l'établissement Me h rh projeté, et le conjura de s'y rendre favorable, ou pour consul. du Moins de partir sans délai pour Paris, afin de ter Dieu, traiter l'affaire de vive voix. Mais Dieu, en choisis-
(2) Mém. de sant M. Olier pour la pierre fondamentale de l'édi- “ * p2"d"a"d fice, voulait être reconnu lui seul auteur de tout cé
dessein, et sa providence en ménagea de loin une preuve sensible. Elle permit que M. Olier y trouvât plus de difficulté encore que les autres, et les marquât à M. Picoté dans sa réponse ; néanmoins, pour satisfaire au désir de ses amis, il partit peu dé
(3) Hbid. jours après. Arrivé à Paris, il se trouva toujours,
(4) Vie de M. quoi qu'on pôt lui dire, aussi opposé au dessein dé Ouer, par le PF. Madame de Villeneuve; et tout ce qu'on gagna sur pos Re, lui, ce fut qu'il recommanderait cette affaire à marques histw- Notre-Seigneur (3). Dans le dessein de connäître pes ULB Dlus sûrement sa volonté, il sé retira, au comimien- 523, p'us sure Ù ’
(5) Règlements CeMment du mois de décembre de l'année 1641, dans de la commu- une maison de campagne (4), à Notre-Dame des Le Pet sen Vertus, près Paris+(5), où M. Picoté alla le visiter note.
“NOTE 6, p.
(6) Mém. sur T M: Baudrand dit cependant que M. Oliér se retira à M. lier, p. 11. Notre-Dame de Liesse;, près! Suint-Gérmaini en Laye:(6,.
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it lé moyen nt que däns elle fit agir clésiastique tienne de là des maîtres 1. Picoté ét ssait à cela, du Ferrier ; d'à la Mesée inion, je fus nir dans ce er agir(1).s s résolurent Confesseur, 1 ; il lui etablissement roräble, ou is, afin de , en Choisisale de l'édir de tout cé de loin une lier y troutres, et les néanmoins, artit peu dé a toujours, dessein dé gagna sur affaire à
e connaître il Commen- 1641, dans Dame dés
a le visiter
së retirà:à Laye (6.
quelquefois, soit pour l'assister spirituellement, soit pour connaître les sentiments que Dieu pouvait lui inspirer sur cette affaire. Le Seigneur, dans cette retraite, daigna lui parler en vision, mais d'une manière tout opposée à ce que lui avait suggéré jusqu'alors sa propre sagesse. « Le 5 ou le 6 du mois » de décembre (6), dit M. Olier, dans la retraiteque » je faisais, pour savoir si c'était le bon plaisir de » Dieu que nous assemblassions quelques ecclésias- » tiques, afin de former un séminaire ; étant encore » tout ignorant de ce dessein et des succès qu'il » devait avoir ; ne sachant non plus quelles seraient » les personnes ni les membres de ce corps qui de- » vaient commencer : il plut à Dieu de se présen- » ter à moi en esprit; et, pour m'encourager, il me » paraissait porter dans ses bras une compagnie de » personnes, et m'exprimer par-là le grand soin » qu'il prendrait de nôus: j'éprouvai en même »ytemps une confiance extraordinaire que cela » serait de la sorte. Dans cette vue, il me faisait ré- » péter ces paroles, dont il me montrait le sens, » auquel je n'avais jamais fait attention : Qui regis » Israël, intende; qui deducis velut ovem Joseph : » Veillez sur nous, Seigneur, qui conduisez le » peuple d'Israël, qui conduisez Joseph et sa famille »ycomme une brebis. Je prononçais ces paroles »avec un cœur tout pénétré de confiance et » d'amour, et le sens m'en paraissait alors tout » nouveau (1). ‘
» Voulant ensuite monter à cheval pour aller » trouver nos Messieurs, qui me mandaient de sor- »tir de ma solitude, je me sentis porté, par un »mouvement intérieur à remonter dans mon » appartement, où je me prosternai par terre, » demandant à mon Dieu abondance d'amour pour »nos Messieurs, et pour ceux qui devaient servir à
» son dessein : ce qui me fut promis, et fut même
» comme accompli sur l'heure: car il me semblait »xles voir nager dans la grâce et dans l'amour.
Dieu manifeste à M.
Olier sa volonté sur le nouvel établissement.
(1) Analyse du
1t® cahier des Mémoires autographes de M.
Olier.
(2) Vie Ms. de M. Olier, par M. de Bretonvilliers,t 11.— Mémoires aut. de M. Olier,t. 1,p.
249,250,etc.t.u, p. 130. — Copie des mêmes, t. 1, p.5,6,7;tnt, p. 143.
(1) Évang.eap.
xwn, v. 10,
(2) Vie Ms, de M, Olier, par M. de Bretonvil:
hiers,t.n, p. 49, b0, — Copie des Mémoires aut.
de M.Olier, t. ns, p. 7,8.
(3) Analyse du 11° cahier des Mémoires autographes de M.
Olier, par M.
Leschassier, — Abrégé du 11° cahier de ces Mémoires, Ms. de M. Bourbon. — Vie Manus. de M. Olier, par M.
Leschassier, p.