‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 250 sur 332 · LUMIÈRES COMMUNIQUÉES À M. OLIER · texte numérisé non relu

LUMIÈRES COMMUNIQUÉES À M. OLIER

» nées, par Ja Miséricorde de Drev »aveuglement et de ma nullité entière (1). Je n'ai (1) Mém, aut, » plus de difficultés j |

! — Copie des Mé.

du parler, Elles sont si fondées moires aut. de

+ Olier, 1, 5, * Que les grands théolo- ; +0, 80. l

- (2) Mém. aut, avait faite le défunt Pére ge Ar Olier, 1. M,

Critiers de

> Soleil +, » Depuis Ja Mort de ce

(3) Copie des , : Mém.de M.Oiier, À qu il a Mainte- Au, p. 208,209.

n d'éclairer les esprits,

+ Cette Promesse du Père de Condren { lle qu'il eut des desscins

Olier, quelqu'extraordinaires tout-à-fait cônformes à d'autres offre l'histoire Ecclésiasti plu à tenir, en divers te

ct la connaisde Drev sur M.

qu'elles Puissent Paraître, sont exemples analogues, que nous que; et montrent

, ce : €t lui prédit ce » qui Jui arriVerait dans le c

? Manifesta dès-lors.

» choses, Je comprends, » Esprit repose sur vous ; er des grâces dont Dieu à daig * moi-même (4), »

Tom. 1.

: (4 )Principales t Macaire à de grandes + es des Pères des + que le Saint déserts d'Orient,

US Considérera; . LL y ; PEER , né me favoriser lv. an, chap. 7}

(n) Ibid. pag.

* NOTE 14, p.

(3) Mémoires aut. de M. Olier, p. 339.

Dreu bénit visiblement l'établissement de Vaugirard.

(3) Hbid, t. 1, p. 233.

(4) Mémoires aut. de M. Olier, t.r. p. 207.

» de la chair, lorsqu'il n'usait pas de sa toute-puis- » sance : de même en est-il de ce grand serviteur » de Dieu (1). Il semble que, dans la plupart de ses » disciples, on voit s'accomplir cette prophétie du » Fizs de Dieu aux siens, de leur envoyer son Es- » prit, un second consolateur, qui leur enseignerait » toute vérité, leur suggtrerait tout ce qu'ils au- »raient entendu autrefois, leur expliquerait ce » qu'ils n'auraient pas pu comprendre, et leur don- » nerait même la science de la voix. Car, depuis la » mort de ce saint homme, tous ses disciples sont »allés prêcher, la plupart en divers lieux du » royaume, avec grande vertu et grande efficace; » et l'on a vu en plusieurs endroits une ferveur ad- » mirable parmi les prêtres qui avaient été sous sa » conduite, et des fruits excellents de sanctifica- » tion * (2). »

Le succès inespéré du nouvel établissement pouvait passer encore pour une marque manifeste de l'approbation divine. C'était l'impression qu'éprouvaient tous ceux qui allaient visiter les solitaires de Vaugirard. « Voyant avec quel succès admirable, » écrivait M. Olier, les démarches de conséquence » pour laCompagnie réussissent par mon ministère; » voyant mème que celui de nos Messieurs qui por- » tait autrefois la parole, pendant que je demeurais » muet, ne veut plus parler maintenant, partout où »je me trouve, et que Dieu me met en bouche la » force et la grâce pour persuader tout ce qu'on dé- » sire, ils sont tous étonnés, et comme forcés de » confesser que Dieu est ici (3). Je vois s'accom- » plir chaque jour la promesse que Notre-Seigneur » m'a faite dans ma retraite : Tous mes intérêts » sont les tiens, et tous tes intérêts sont les miens: » Omnia mea tua sunt, et tua mea sunt (4). Sitôt que » nous avons le désir d'une chose, elle nous arrive. » Il y a trois semaines qu'étant assemblés pour con- » férer des besoins de la communauté, au moment » même où je parlais de la nécessité que j'avais d'un

DE VAUGIRARD 3%ÿ |

ite-puis- » homme d'affaires, on frappe à la Porte : c'était un serviteur » homme très-intelligent dans les affaires, et grand rt de ses » Sérviteur de Drev, qui venait s'offrir à moi, pour >hétie du ? Mme servir en tout cé Que je pourrais désirer. Et son Es- vil est à remar ucr, qu'encore que depuis longeignerait » temps j'eusse besoin de cet homme, il ne m'était qu'ils au- ? Pourtant jamais arrivé que ce jour-là d'en parler uerait ce > J'avoue que jamais, en Ma vie, je ne fus ni plus

leur don- »Confus, ni plus Surpris de Ja bonté de Drev, que

depuis la » dans ce Moment : ce qui me fit verser des lar-

iples sont ? mes, et me porta à m'anéantir devant cette divine

lieux du » bonté (1). Ii me suffit de souhaiter quelque chose, (1) Vie de M. : efficace ; *et elle nous arrive aussitôt, sans que je le de- d'u +18 0 rveur ad- » Mmande + (2). Je Vois bien Maintenant se réaliser un, p. 49, té sous sa > la vue dont je fus favorisé dans ma retraite lors-

sanctifica- que Dev Je

: € (2) Mémoires ré Mapparut, nous Portant dans ge où À a petits enfants, et qu'il me * ”P: 232.

ment pou- » faisai

inifeste de

, qu'éprou- > Paroles qu'ila en effet justifiées avec tant de bonté, y solitaires > Que jamais père au Monde, quel qu'il puisse être, admirable, »ne Saurait Sécourir ses enfants, ni leur prêter la nséquence » Main, avec une Plus tendre Sollicitude. 1] Supplée ministère; > 4 nos besoins avec d'autant plus d'abondance, que rs qui por-

? Sa sagesse, ça Puissance et s demeurais ]

Depuis qu'il m'a enseigné partout où »ce divin abandon, tout a travaillé Pour moi: et i] 1 bouche la » semble qu'il craigne même que quelque chose ne e qu'on dé- ? ME Manque, tant il est Prévenant à mon égard ! e forcés de » Les services que les hommes me rendent mainis s'accom- * tenant, ne leur sont jamais à charge. Toujours ils hi 6 Sont accompagnés d ‘une grande charité, et ils me es intér :

: les miens: t< Feu mon Père, qui était fort entendu dans Jes affaires, ). Sitôt que ? NOUS avait laissé Sur les bras un interminable Procès

arrive. » Mes Parties, malgré une lettre Que je leur avais écrite, re-

nous n- » fusaient toute voie d'accommodement €t Voilà qu'hier :s pour co t ? elles sont venues me donner Sain de cause, me Priant au sn AVEC instance de n

j'avais

(3) Mémoires, ffrant tout ce que aut, de

1} fl If Î

(1) Mémoires aut. de M, Olier, t. 1, 207.

(2) Mémoires de M. du Ferrier, p.

154,155.—Vies Ms. de Grandet,

» sont prodigués avec la satisfaction de tous. Ceux » qui autrefois paraissaient être plus retenus à mon » égard, m'offrent d'eux-mêmes toutes les commo- > dités qui me sont nécessaires. La bonté de Dieu » me préparait d'une manière cachée à cette con- » duite, lorsqu'elle retirait de moi tout le monde, set me soustrayait tout appui, voulant m'obliger » par là a ne me confier qu'en lui seul (1). »

Cinq ou six jours après l'arrivée de ces Messieurs à Vaugirard, M. Copin, qui en était curé, les pria de prendre le soin de sa cure, jusqu'à son retour de Paris, où il croyait ne demeurer que quinze jours : ils l'acceptèrent; mais 1l resta neuf mois sans revenir. Cette circonstance leur donna bientôt sujet d'adorer la bonté de Dieu, qui voulut les faire passer par cet emploi, pour les instruire des devoirs des curés et des vicaires, et leur donner le moyen d'exercer les ecclésiastiques qu'ils ne tardérent pas à recevoir. Ils n'admirèrent pas moins les attentions de cette paternelle Providence à leur procurer aussi le logement nécessaire à la communauté. Il y avait tout près de l'église une assez grande maison, avec un jardin spacieux, entouré de murailles nouvellement construites. Ayant appris que celui qui la tenait à louage + n'y venait jamais, ils lui proposèrent de les subroger à sa place. Il s'en défendit, et les obligea de l'habiter toute meublée, les priant seulement de permettre qu'il y vint quelquefois pour dire son chapelet dans les allées du jardin. Cette maison appartenait à M. de Rochefort (2), homme d’une grande piété,

t.1, p. 130, note qui demeurait dans le diocèse d'Auch *. Comme elle

* NOTE 15, p.

(3) État civil de Paris. Vaugirard, 1 avril 164;

était très-propre au dessein des nouveaux solitaires, ils lui firent proposer de la leur vendre. Il répondit

‘+ Ce locataire se nommait Arnolphini. Dans les registres de la paroisse de Vaugirard, il est qualifié Ecuyer de la grande écurie du Roi (3. Voyez Essai sur l'influence de la religion en France pendant le XVII: siècle, t. 1, p. 516.

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