VAUGIRARD, MM. DE BASSANCOURT ET HOUMAIN
ât guère à Notre-Seigneur les sujets qui Pourraient compo- "de M, ser la nouvelle société, et qu'entre autres il lui pré- Si le, sentait celui-ci, une VOIX intérieure lui fit entendre visiter à ces paroles : 7/
me servira dans un
autre lieu pour ma | nvaincu £&loire. Quelque étroite que fût sa liaison avec M. | les sup- Amelote, ces paroles devinrent pour lui une loi inpérieur, violable » €t, malgré les sollicitations Pressantes éception qu'on Smploya longtemps, il demeura toujours eler que ferme à l'exclure de la Compagnie, M. de Bassan- \ avec la court usa de toute sorte de moyens Pour l'y faire rmélite à recevoir. Il offrit même dans la Suite quatre mille : livres (1) de rente perpétuelle au Séminaire, Ma- (1) Vie Ms. de incu que d ; A A. Olier, par M.
avait ja- ame de Brienne, femme du Ministre d'Etat et pé- eschassier, p ait point nitente de M. Amelote, sollicita la même grâce 32, Meyster pendant trois ans, jusqu'à employer dans sa cause Sue Etes le crédit et l'autorité de la Reine régente. Tout fut Quoiqu'il inutile : M. Olier äma mieux s'exposer à toute ompagnie sorte de réproches et de disgrâces, que d'être infienniner à dèle à la voix de Du, En loignant un sujet d'un ote qu'ils Si rare mérite, il devait S'attendre à Passer pour le avec eux | plus bizarre des hommes : ce qui ne tarda point à r ce refus, arriver. On l'accusa même de vouloir Écarter son et pressa ancien ami nt en lui, disait-on un : nomma rival qui eût Pu lui disputer Ja Supériorité du nous cher au veau séminaire. L'homme de Dev laissa dire, et ique, dont regarda tous ces Propos comme une récompense du vertu; et sacrifice qu'il avait fait au “igneur en se privant tait l'opi- d un tel ami. Ce qui est plus admirable encore : au arition du mérite de ce généreux dépouillement il ajouta celui ée, et dans du secret le plus Mpénétrable sur le motif de sa il le laissait conduite ; Car jamais il] ne voulut le découvrir qu’ tres, dont son directeur : Parce qu'il aurait été Contraint de M. Olier découvrir aussi les “OMMunications dont Notrer la Provi- Se:sneur l'avait favorisé dans cette circonstance entales du On ne le connut qu'après Sa Mort, Par Ja lecture dans cette de ses écrits, où il rendait Compte de son intérieur raite, avant au Père Bataille, son directeur. Les Paroles de it que Dieu N otre-Seigneur, qui dirigérent Sa conduite dans me il offrait tout le cours de cette affaire
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362 PARTIE 1. LIVRE VIn1. — 1649
vérifiées. L'œuvre à laquelle Dreu appelait M. Ame- . lote, pour servir à sa gloire, était la congrégation ae, Fri de l'Oratoire (1), où il entra huit ans après; et où, Olier, par M. par ses talents, son zèle et sa patience, il contribua Baudrand Pa. plus que personne à maintenir la foi de l'Eglise, # NOTE 16 p, Contre la contagion des nouvelles erreurs qui avait
374. ””" gagné la plus grande partie de ce corps". XXVIII. Après M. de Bassancourt, un autre ecclésiastique, M. Houmain recommandable par sa vertu, ses talents et sa naiste pis sance, vint grossir la petite société. Ce fut M. Houtaires de Vau- Main, fils du lieutenant criminel d'Orléans, et apgirard. pelé M. de Sainte-Marie, à cause d'un Prieuré de ce nom qu'il possédait. Né avec une constitution extrêmement débile, il avait été accoutumé à une vie si délicate, qu'avant de se joindre à M. Olier pour les missions, il croyait ne pouvoir souffrir la la moindre incommodité du froid ni du serein. « Sa » chambre, dit M. du Ferrier , était alors nattée, » tapissée, et garnie de doubles châssis de toile et » de papier; quoiqu'il voulût se joindre à nous, » nous ne comptâmes pas sur lui. Mais quand il » vit que nous travaillions aux missions, encouragé » alors par le mouvement de Dieu, et quittant sa » vie molle, il vint nous trouver , coucha par terre » comme les autres, et se désabusa de sa délicatesse » pour toujours; donnant ce bon exemple aux » jeunes ecclésiastiques du séminaire, afin qu'ils (2 Mém. de #. » Cherchassent en Dieu les moyens de fortifier leur du Ferrier, p. » santé (2). « Il avait été témoin des humiliations de M. Olier, pendant tout le temps de ses épreuves; et, dès qu'il l'eût entendu à Vaugirard, fut si touché de ses paroles, qu'il ne voulut plus se
séparer de lui. |
XXIX. L'empressement de ces ecclésiastiques à se joinpre Ag dre à M. Olier, et surtout les instances de M. Ame- Pa Fr Sr lote durant trois ans,.montrent d'une manière incœurs de ses Vincible le changement extraordinaire qui s'était disciples, fait dans le serviteur de Dieu depuis ses grandes épreuves. La sagesse divine avait ménagé ce moyen
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