DIEU RÉVÈLE A M. OLIER LES SECRETS DES CŒURS
pour lui attacher plus étroitement les sujets qui devaient composer la société naissante ; et elle lui accorda encore le don de pénétrer les secrets les plus intimes des cœurs (1) : grâce qui les remplis-
: A: \ Olier, par M. de sait en effet de la plus religieuse vénération pour Bretonvilliers,t. sa personne. L'un d'eux, éprouvé par des peines ! P. 395.
intérieures, avait formé le dessein d'abandonner l'établissement de Vaugirard pour entrer dans une autre société. Il pria M. Olier de lui faire connaître ses défauts, et, à l'instant, Dieu éclaira son serviteur avec tant de netteté, qu'il voyait les pensées secrètes de cet ecclésiastique, bien plus distinctement que si elles avaient été écrites devant ses yeux; c'est son expression. « Je me sentis porté, dit-il, à » lui faire connaître ce que Dieu me montrait de » son intérieur ; et je le fis avec tant de justesse, » que tout hors de lui-même, et tout ému de ce » qu’il venait d'entendre, il fut comme obligé d'aller » le confesser aux autres, publiant que je lui avais » découvert ses vérités les r' s cachées. La même » chose m'est encore. arr’ quelquefois à l'égard » de cet ecclésiastique, qui est souvent prévenu » contre nous et contre notre dessein. Notre-Sei- » gneur mt montrait, il y a peu de temps, que
» malgré toutes les suggestions contraires, il le te- À Q) He pag. von mot-
#14 Sn uTite à gt » nait lié à nous, contre son inclination, en sorte ,,,
» qu'il se trouvait comme forcé, malgré lui, d'aban- Où
» donner les personnes de grande considération qui !17 178
auiog. de M.
er, t. 11, p.
» lui conseillaient de nous quitter (2). » (*) LC à
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(1) Vie de la révérende Mère Madeleine Gautron, liv. 111. p.
458 et suiv.