‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 294 sur 332 · ENFANTS A PARIS · texte numérisé non relu

ENFANTS A PARIS

je Annecy Le continuateur de l’histoire de l’église catholique en Franre, st pas plus parlant de l'établissement des grands séminaires, s'est exroyons les primé de manière à faire croire que l'essai d'un séminaire le M. Ray- de ce genre fait à Paris par saint Vincent, pour douze sujets, précide de quelques années celui de M. Olier à Vau-

établisse- girard. « Viacent, dit-il, établit au collége des Bons-enfants 1: on rece- >un grand séminaire, ainsi qu'on dirait aujourd'hui, où il clercs plus » reçut de jeunes théologiens, pour y passer deux années. bs deux ou » Crtte nouvelle œuvre fort guûtée dès sa naissance, se int-Lazare » propagea bientôt en France, et dans les pays étrangers;

inaire par » néanmoins elle parut demeurer stationnaire, et rester à

cet établis » l'état d'essai pendan- encore quelques années, jusqu'à ce que

longtemps » le zèle de M. Olier eût donné à l'œuvre des séminaires,

t qu'alors » tout son essor. Dieu parut avoir plus spécialement réser-

xquels on » VÉ à ce pieux personnage, émule autant que disciple et dass

plus, dit » ami de Vincent de Paul, l'établissement et la conduite des He ce

t'd6 détte » séminaires, qui, dans ses desseins, devaient donner à la lique en France,

neuf ans: » France ce clergé auquel toute l'Eglise rend hommage au- par Jager, t.xvi,

canpagne » jourd hui (5). » < ps Bôl.

en âge de ll est difficile de bien saisir ce que le continuateur de

er dans le Monseigneur Jager a voulu dire en cet endroit; et ce qu'il

entend par l'essor que le zèle de M. Olier donna à l'œuvre des

bablement séminaires. Il serait tombé dans une inexactitude manifeste,

ait chargé s’il avait supposé que le fondateur du séminaire de Saint-

t des no- Sulpice ne commença son œuvre qu'après qu'avait eu lieu,

e d'Alcth au collége des Bons-enfants, Je changement dont il parle,

(1) Lett. du 9 février 1642,

(2) Saint Vincent de Paul ete.

tn, p. 170.

(3) Éd, ibid.,

pe 174,559.

(4) Saint Vincen! de Paul, t. ui, p. 162.

(>) Mém.aut.

de M.Olier,t.u, p. 168, 169,

Le séminaire de Vaugirard, en effet, date au plus tard des premiers jours de janvier 1649, et ce n'est qu'au mois de février suivant que, sur l'invitation et les encouragements du cardinal de Richelieu, saint Vincent de Paul, reçut, par manière d'essai, douze séminaristes proprement dits, au collége des Bons-enfants, qui jusque là n'avait été destiné qu'à des élèves appliqués à l'étude du latin. C'est ce qui se voit dans une lettre déjà citée du saint fondateur de la Mission (l'; c'est ce que disent unanimement Abelly, Collet, et le dernier historien de saint Vincent de Paul. Ce dernier, que le continuateur de l’histoire de l'Eglise en France a certainement consulté sur la question qui nous occupe, n'allègue pas contre la priorité de Vaugirard la date de l'essai fait au collége des Bons-enfants, mais celle des séminaires d'Annecy et d'Aleth : « Ainsi, dit cet auteur, au » commencement de février 1649, le séminaire des Bons-en- » fants allait naître; le séminaire d'Aleth existait, ainsi que » celui d'Annecy (2;.»1I1 dit encore ailleurs : «ll y a lieu de croire » que le séminaire des Bons-enfants fut non pas établi mais » organisé avant celui de Saint-Sulpice (3,» On a dit déjà ce qu'il faut penser de cette priorité d'organisation déniée au séminaire de Vaugirard: ce n'est pas le lieu d'y revenir. I] cest au moins admis par le dernier historien de saint Vincent de Paul, que le séminaire établi au collége des Bonsenfants ne le fut pas avant celui de Vaugirard.

Nous ne parlons pas du séminaire interne de la Mission que saint Vincent de Paul établit en 1637 et dans lequel. durant deux années entières. il exerçait à toutes les vertus de leur état ceux qui voulaient s'attacher à sa Congrégation. Malgré la similitude des noms. et quoique on en ait dit (4j, cette maison n'était pas un grand séminaire, mais un noviciat.

NOTE 6, p. 399. — « Dans l'établissement de l'Eglise, ce » grand œuvre de sa puissance, Dieu, dit M. Olier, s'est servi de la petitesse en la personne de JÉsus-CHRisT. pour » l'entreprendre, afin qu'on vît ouvertement qui avait élevé » ce grand ouvrage. Il s'est servi de l'extérieur humble et » petit de JÉsus-Carisr, son Fils, de ses petites prédications. » de ses persécutions, de sa croix, et ensuite de la folie de » ses maximes, de la faiblesse de ses Apôtres, de leur igno- » rance, pour abattre le monde, et renverser l'orgueil et la » sagesse de Satan. C'est le dessein de Du, de vouloir » paraître en tout l’auteur de son ouvrage, et de ne souffrir » que personne, pas même son Fils cet instrument si parfait, si divin, lui dérobe rien de sa gloire. Ainsi Dieu » prend plaisir à employer pour ses œuvres ce qu'il y a de » plus abject et de plus indigne (D), et s'il se sert de moi

s tard des u mois de ragements reçut, par tdits, au été destiné ce qui se de la Misy, Collet, 1. Ce deren France us occupe.

a date de lle des séuteur. au s Bons-ent, ainsi que eu de croire établi mais dit déjà ce n déniée au revenir. I} saint Vin- * des Bons-

la Mission ans lequel.

es vertus de ngrégation.

ait dit (4), mais un

"Eglise, ce Olier, s'est RIST. pour avait élevé humble et édications.

L Ja folie de leur ignorgueil et la de vouloir ne souffrir ent si par- Ainsi Dieu qu'il y a de rt de moi

>» dans les petits emplois de la Compagnie, c'est que je suis le » plus impertinent de tous (1). »

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