‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 298 sur 332 · XIV. — Remarques historiques, t.u, p · texte numérisé non relu

XIV. — Remarques historiques, t.u, p

M. Olier, après son acceptation, cest persécuté par ses proches.

(4) Mém.den.

Baudyand, pag.

(b) Vie de M.

Olier, par M. de Bretonvilliers,t.

1, p. 423. — Vie de M.Olier, par le P. Giry,partie 1e, sh, XIV. — Remarques historiques. t.ui,p.

(6) Mém.de M.

du Ferrier, p.

»cetie paroisse avec ce que nous sommes d'ou- » vriers (1)?» Une personne, voulant le dissuader d'accepter la cure de Saint-Sulpice, lui dit qu'il n'était pas d’une santé assez robuste pour soutenir le poids d'un si grand fardeau. « Il faut, lui » répondit M. Olier, faire la volonté de Dieu aux » dépens même de notre vie (2). Quel plus grand » bonheur que de mourir dans l'exercice de la cha » ritt? Si JéÉsus-CHrisr s'est trouvé heureux de » donner sa vie pour la gloire de son Père, et pour » le salut des hommes, qui m'empêchera d'exposer » la mienne pour la gloire de ce même Dev, et » pour procurer aux âmes les biens qu'il leur a pro- » curés lui-même par sa mort(3)? »

Cependant les parents de M. Olier, jugeant des dignités ecclésiastiques par l'éclat quilesenvironne, se crurent beaucoup humiliés de l'acceptation qu'il venait de faire, d'une cure d'un faubourg de Paris, qu'on regardait alors, malgré son étendue, comme une cure de village (4), et ne dissimulèrent point, dans cette occasion, leur mécontentement et leur chagrin (5). Sa mère, plus blessée encore que les autres dele voir curé, après qu'ilavait refusé l'évêché de Châlons et la pairie, vint à Vaugirard, et lui fit à lui-même et à ses amis des plaintes vives et amères (6), bien propres à l'ébranler, s'il eût été moins invariablement résolu à n'écouter que la voix de Dieu.

» J'ai beaucoup depeine. écrivait-il à son Di- » recteur, à dire ici ce que Dieu a permis à mon » égard, de la part de ma mère et de mon frère » aîné. Ce que je dirai n'est point à leur condam- » nation, parce qu'ils ne font que ce qu'ils croient » avoir raison de faire. Il y a plus d’innocence dans * leurs procédés, que dans la plupart des actions » que je fais à chaque instant : Je les crois très-in- » nocents en cela. Ma bonne mère voyant que j'ai » accepté cette cure, qui leur paraît indigne d’un »* homme de naissance, ne peut plus me voir chez

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» elle (1). Notre-Seigneur permet qu'elle éprouve » toute sorte d'agitations, au milieu des applau- » dissements et des sentiments d'honneur et d'ess time que les paroissiens me donnent. Elle est

» maintenant comme dans le deuil , le chagrin, et ,;;

» ne sachant que devenir (2). Un grand serviteur de » Dieu me disait ces jours derniers : Votre mère » parle selon les maximes de la chair ; c'est le monde » qui parle en sa personne (3). »

On comprendra les motifs de cette désolation de Madame Olier si l’on considère que, selon les maximes du monde reçues partout alors, les hommes de qualité qui entraient dans le clergé, ne pouvaient être qu'évèques ou abbés, ou occuper quelqu'autre dignité qui leur donnât les moyens et la facilité de vivre en grands seigneurs. La condition de simple curé était tombée dans un si grand discrédit que, de temps immémorial, on n'avait point vu à Paris d'homme de naissance occuper une cure; et si depuis M. Olier, il s'en est trouvé qui a'ont pas craint de s’avilir, en s’occupant de la conduite des âmes par le ministère curial, c'est à l'efficacité de son exemple, après Dieu, qu'on a dû unsi heureux changement. A l'occasion de l'acceptation que M. Olier fit alors de la cure de Saint-Sulpice, le Père Rapin, de la Compagnie de Jésus, nous donne ces tristes détails. « La conduite des pa- » roisses était auparavant si méprisée, que l'on » abandonnait les cures, même les plus considé- » rables de Paris, à des étrangers, venus de cer- » taines provinces, comme des postes peu dignes à des gens de qualité. L’Abbé Olier fut ie premier » de condition qui par le zèle des âmes, se fit curé à » Paris dans le faubourg Saint-Germain; et plu- » sieurs l'imitèrent (4).» Cet écrivain dit encore ailleurs, toujours en parlant de M. Olier : « Il était » d'une des plus anciennes familles de la robe et fort » considérable dans la ville, lequel par un pur désir » de servir Dieu, sefit curé de cette grande paroisse.

Tom. 1. ; 29

(1) Mém. aut.

de M. Olier,t.n, p. 408, ec.

(2) Ibid., pag.

(3) Ibid.,t.un, p. 448.— Viede M. Olier, par M.

de Bretonvilliers t.1, p. 425,

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