LA MÈRE AGNÈS PRIE POUR M. OLIER
sainteté, comme le témoignait l'illustre évêque de 1130» n° vi, p.
Meaux (2), et, pour nous servir des paroles d'un (2) Œuvres de judicieux historien de saint Vincent de Paul, à at- Bossuet: Mystitacher à son nom l'idée d'un des plus saints prêtres u in La pars, qui aient jamais été dans l'Église (5). 11 avait encore ait. 1343. Hi daigné le choisir comme l'un des hommes aposto- T: xx1x, édit. de liques, suscités alors pour réformer le clergé (4), Désert pe par l'établissement des séminaires en France (5), PA Jde de et pour communiquer cette trop tardive, mais si parCollet, in-4°, heureuse impulsion, qui multiplia bientôt ces éta-"": 1 P: 180. blissements dans tout le royaume. Il devait, selon ,,{*),,,istoire les conseils divins, laisser après lui, dans le sémi- nastiques, in-4°, naire principal qu'il fonda, une source de grâces pour ; br ae tout le clergé, ainsi que s'en exprime Fénelon (6), du père de Cond. et comme une citadelle pour la religion, une école Ms: de Clou- En: Nr es : ault, t. 1, pag.
de toutes les vertus (7); donner enfin à l'Église de 255. France une compagnie uniquement vouée à la for- (5) Summamation de ses ministres, et qui continuât après lui "um super incette œuvre si importante et si désirée. ne Cette vocation exigeait la perfection la plus émi- x": nente et comme une nouvelle conversion dans M. . (6) Œuvres de Olier. Elle supposait, du côté de Dieu, des secours dde à se extraordinaires , et ces grâces excellentes qui for-lett. 4# à x. ment à la perfection des vertus sacerdotales, les !hassier. hommes à la sanctification desquels le salut d'un FL PA grand nombre d'âmes est comme attaché. En con- France de 1730, sidérant l'étendue et les suites d’une telle vocation, Fr n chiés, ag: on ne doit pas être surpris que Dieu ait commandé à l'une de ses plus zélées servantes, d'offrir, pour DL la parfaite sanctification de M. Olier*, les prières AIT, les plus ardentes et toutes les austérités que pou- RENAN R vait lui inspirer la générosité de son amour. Nous DNA EPS parlons de la mère Agnès de Jésus, Prieure du Se " ca couvent de sainte-Catherine de Langeac, Ordre de Le ne Saint-Dominique, en singulière vénération dans cation de M.
toute l'Auvergne, le Velay et les provinces voisines, Olier.
et dont la vie, toute extraordinaire qu'elle a été, ne
doit rien avoir de suspect depuis que le Saint-Siége
ni #0 ds! le apostolique, après une longue et sérieuse discus-
mère Agnès de Sion, a déclaré, par un décret solennel, que cette
Jésus, in - 12, sainte fille a pratiqué toutes les vertus chrétiennes
1808, p. 44%. Gans un degré héroïque (1). Elle ne cessait de prier
pour la sanctification du clergé, et pour la conver-
(2) Vie Me, de Sion des pauvres habitants des campagnes, privés
M. Olier, par M. dans ces quartiers de presque tous les secours de
Li J Mate la religion. Un jour qu'elle demandait avec larmes
basés , de sortir promptement de ce monde pour aller se
ie less réunir à son céleste époux, notre Seigneur lui dit :
Agnès de Jésus, Tu m'es encore nécessaire pour la sanctification d'une
tom, Vlr dme qui doit servir à ma gloire (2): et, peu de temps
née Dominicaine après, la très-sainte Vierge, pour qui la mère Agnès
Li Prin éprouvait un amour et une dévotion qui trouvent
CN p.456. peu d'exemples, même dans l'histoire des Saints,
*NOTE 3, p. 83 Lui apparut toute revètue de gloire (3), et lui fit en-
(4) Vie Ms, de tendre ces paroles, qui furent le développement
M. Olier, par des précédentes : Prie mon Fils pour l'abbé de Pé-
M. de Bretonvil- brac (4)*. C'était l'abbaye de M. Olier, à deux lieues