de prières, d'austérités et de larmes. Il faut enten
(5) Vie admi. dre M. Olier lui-même témoigner à Dieu et à Marie
rable dela Sœur sa reconnaissance pour une si touchante invention rade À #u8; de leur amour.
« En l'honneur de la trés-sainte Vierge, l'avocate
» des pécheurs, dont je suis le premier ; protestant
» à ses pieds, en qualité de son indigne esclave, que
» je suis redevable à son intercession de toutes les
» grâces que j'ai reçues, je dirai, couvert de confu-
» sion, qu'à peine sorti des abimes du péché où je
» m'étais plongé pendant plusieurs années de ma
» jeunesse, et jusqu'à vingt-deux ans, cette reine du
» ciel, plus ravissante dans sa bonté que dans sa
» grandeur, prit le soin, et, si j'ose le dire, la peine
» de descendre sur la terre, et de visiter une de
a été, ne int-Siége e discusque cette rétiennes t de prier la converes, privés secours de ec larmes ir aller se ur lui dit :
ation d'une 1 de temps nère Agnès i trouvent les Saints, t lui fit enloppement ibbé de Pédeux lieues issait point rler (5), et e trois ans faut entenet à Marie e invention
e, l'avocate protestant sclave, que
toutes les de confubéché où je ées de ma e reine du ue dans sa e, la peine er une de
» ses servantes d'admirable sainteté, et à laquelle »elle dit: Prie mon Fils pour l'abbé de Pébrac, » parlant de ce misérable pécheur ; ce que cette » sainte fille exécuta si soigneusement, qu'à tout » moment elle m'avait présent à son esprit sans » m'avoir jamais vu, étant à cent lieues d'elle, et
qu'elle s'immolait pour moi comme une victime , à la justice de Dieu. Car, après avoir souffert pour » mes péchés abominables des peines excessives de » la part du Fils de Dieu, qui lui faisait souffrir » les impressions de sa passion et de sa mort, uni- » que source de toute satisfaction digne de Dieu, » elle employait encore pour moi toutes les inven- » tions que l'amour a coutume de fournir aux âmes » pénitentes, comme cilices, haires, disciplines, » ceintures de fer; et avec tant de générosité, » qu'elle ensanglantait les murs de sa cellule, et que » les ardillons de ses disciplines se retroussaient » contre ses os, qui en demeuraient découverts et » dépouillés de chair. Tels étaient les excès de sa
pénitence, à quoi elle joignait encore ce qu'il y a
le plus précieux, les soupirs de son cœur, et des
ontritions si violentes, qu'elles eussent brisé des