‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 73 sur 332 · LA MÈRE AGNÈS PRIE POUR M. OLIER · texte numérisé non relu

LA MÈRE AGNÈS PRIE POUR M. OLIER

» rochers; et enfin ses larmes abondantes qu'elle ,, t. 1, p. 81, 82.

» répandait tous les jours une heure entière (1).

« Je remercie l'ineffable bonté de Dieu, qui, non » contente des caresses qu'elle fait à mon âme, dé- » charge encore sa colère sur un autre que moi, et » choisit dans le corps de son Fils, qui est l'Église, » une des parties les plus belles et les plus délicates, » afin de satisfaire pour les crimes de la plus sale » et de la plus honteuse: car tout mon sang versé » goutte à goutte, et tout mon corps tranché en » pièces, tous les jours de ma vie, n'eussent été suf- » fisants. Si bien que la bonté de Dieu chercha ail- » leurs à contenter sa justice; ne trouvant point en » moi ni la pureté de l'amour pour lui plaire, ni les » forces pour suffire à une juste pénitence, et aux » emplois laborieux des missions auxquelles elle me

(1) Mémoires t, de M. Olier,

» destinait. Donc, qu'à jamais la divine bonté soit » louée, benie, adorce. Que tous les Anges et les » Saints publient à haute voix sa sainte, adorable » et infinie miséricorde pour moi, Que je cesse de » vivre et d’être, pour publier, par ma destruction » et mon silence, qu'il est au-dessus de toute » louange, puisque tout ce qui existe, converti en » bouches et en langues, ne serait pas capable de » raconter la moindre de ses gloires, dont la » plus grande est celle de sa miséricorde. Qu'en at- » tendant, Seigneur, mon cœur, ma vie, mon être .. » Soient convertis en mon JÉSUS, pour être à votre

(D MOTS » gloire une hostie de louange qui magnifie vot aut. de M. Olier, ? B 8e q ge votre

t.1, p. 83,88. » bonté et chante votre miséricorde (1). »

XIII. M. Olier n'eut connaissance des prières et des M. Olier en- austérités de la mère Agnès qu'au bout de trois treprend plu- ans, lorsqu'il vit pour la prenière fois cette grande sieurs pèleri- servante de Dieu. Déjà cependant il en éprouva les nages Pour effets dans la grâce signalée que Dieu lui fit, en le connaître Sä fixant enfin sur sa vocation, comme nous le ravocation. conterons bientôt. Il n'avait point encore de directeur, et ne savait pas même qu'il fût nécessaire d'en (2) Ibid. t. 1, AVOir un pour avancer dans la vie parfaite (2). Toup. 90. jours incertain sur sa vocation, il doutait si Diet ne voulait pas qu'il entrât dans quelqu'un des Or-

) dres religieux les plus réformés, ou s'ilétait appelé ; S à travailler dans le clergé au salut des âmes. Les to faveurs dont il était déjà redevable à l'intercession » pi de la très-sainte Vierge lui firent espérer qu'en A l'invoquant avec confiance, il éprouverait encore les ee effets de son pouvoir auprès de Dieu; et, pour se sv disposer à cette grâce qu'il demandait avec tant 4 d'instances, il entreprit divers pèlerinages en son à honneur. Il aima toujours beaucoup cette pratique se autorisée dans tous les temps par l'Eglise, et tou- “+ jours louable quand on sait en éloigner les abus ': d’une fausse piété. Outre les pèlerinages qu'il fit à *

Notre-Dame des Vertus, à Notre-Dame des Anges, et ailleurs aux environs de Paris, il eutla devation,

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