‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 74 sur 332 · M. OLIER EST INCERTAIN SUR SA VOCATION · texte numérisé non relu

M. OLIER EST INCERTAIN SUR SA VOCATION

avant sa promotion à la prètrise, d'aller deux fois “NOTE 4, p. 83 à pied à Notre-Dame de Liesse (1)°. Il s'y rendit, (LRemarques Vo: h . historiques, t. 1, pendant les chaleurs de l'été, accompagné de ses. 99, pie domestiques, chantant avec eux les litanies de la Ms. de M. Olier, da! : “ à ‘ PRE s : par M. de Bresainte Vierge, ou composant, dans le chemin, des vitliers. f cantiques à sa louange (2). C'était aussi par ces p. 58. pieuses pratiques qu'il se préparaié à c‘lcbrer ses 12) Mémoi.es + ‘ ‘ ne ï DA IE ! £ fêtes: etces jours si précieux à sa piété étaient #5: de M. Les

: ‘ A RE T chassier, — At-

pour lui des jours de grâces et de bénédiction. ln autsdté, Au mois d'août 1652, il fit un de ces pèlerinages P: 207. à Liesse, tant pour se préparer à la fète de l'As- NIV.

M. Olier préche à St-Paul, sa paroisse.

somption, que pour recommander à sa protectrice le succès d'un sermon quil devait prècher ce jourlà dans l'église de Saint-Paul à Paris. Il rapporte lui-même que, vers ce temps. lorsqu'il montait en chaire pour annoncer la parole de Dreu. il éprouvait quelquefois une agitation involontaire quil'humiliait beaucoup, et qu'il regardait comme l'effet d'un désir secret de l'estime des hommes. « Souvent » je m'étais offert à Dieu, dit-il, pour demeurer Art » court et souffrir la confusion qu'il lui plairait: | A TT EUUREE » mais je n'en Ctais pas capable, et Dizu ménageait ie » mon amour-propre pour ne pas me décourager. i} » Je me souviens que le jour de l'Assomption de la » très-sainte Vierge, en 1652, et qui précéda nos (2h » travaux & miesione dersnt prècher à notre pa- | 1 » roisse de Saint-Paul à Paris, après mètre prc- li » paré avec grand soin, mème en faisant un voyage » à pied à Notre-Dame de Liesse, je reçus un se- » cours de ma bonne protectrice au milieu de ma » vanité. Comme je voulus monter en chaire, je » fus tellement troublé, que jen'avais que confusion » dans mon esprit, et néanmoins je ne laissai pas h » de commencer et d'aller jusqu'au milieu du dis- ME » cours sans broncher ; sur le milieu, je demeurai f » tout court en moi-même, sans que le monde qui » faisait foule ce jour-là s'en aperçût. Alors, tout | |

» déconcertt, quoique je me confiasse en ma bonne hi

» maitresse, je m'abandonnai à parler et à diretout |

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