M. OLIER CONNAIT SA VOCATION
(1) Mémoire * M. Oler.
‘1 ! . 1 . su 4 a En clésiastiques du second ordre, il était appelé à vivre par M. Bau- A à
dans le clergé, et à y exercer la charge curiale; et drand, p.16.
ce fut pour le détourner de l'état religieux qu'il voulait alors embrasser. et pour lui montrer déjà la place qu'il devait occuper un jour dans la hicrarchie de l'Église, que Dreu lui envoya le songe dont il fait, en ces termes, le récit :
« Dans le temps où la mère Agnès priait pour moi. sans que je le sûsse. j'étais fort en peine de ma vocation. Alors, n'ayant point de directeur et n'en connaissant pas, n'en sachant pas mème la nécessité, j'avais toujours eu la pensée de me faire Chartreux. depuis l'âge de quinze ans. Il arriva qu'après que j'avais entièrement rompu
avec le péche, autant que je le connaissais, un
bon curé, qui avait pris soin de moi pendant quelque temps, fut malade à l'extrémité, et j'allai le
» voir avant sa mort. Comme je savais que, dans
l'ordre de la charité du prochain, il n'avait rien de plus cher au monde que mon salut, je le priai que la premiere chose qu'il demandât à Dreu , en
, entrant dans le ciel, ce füt la grâce de me faire
connaître clairement l’état où il veut que je le serve. Deux ou trois jours après (il y a bien neuf ou dix ans), Notre-Seigneur me fit la grâce de me le manifester par un songe. Il plut à sa bonté me montrer, deux nuits de suite, le ciel ouvert. où je voyais saint Grégoire dans un grand trône, et saint Ambroise dans un autre au-dessous de lui; plus bas, une place de curé vacante : et beaucoup plus bas, quantité de Chartreux, pour faire la hièr-
archie entière. Cela voulait peut-être dire que la
volonté de notre divin Maître était que je le servisse dans le clergé. où ces deux grands hommes avaient brillé avec éclat par leurs rares vertus et leur mérite, et surtout par les grands services
» qu'ils avaient rendus à l'ordre sacerdotal : qu'il
Dieu montre à M. Olier sa vocation dans un songe mystéricux.
(1) Mémoires aut. de A. Olier.