PRÉFACE. XIX
» Agésilas; faut étre père pour avoir de pa- » reilles tendresses, et venir à ces oublis de soi- » même. » On ne doit donc pas trouver étrange, » conclut cet auteur, si Dieu, le vrai Père des » hommes, a des bontés si aimables et des dou- » ceurs Si charmantes pour les Saints, qui sont » ses plus chers enfants : et, pour juger de la » vérité des témoignages qu'il leur en donne, il » faudrait avoir l'amour même dont il les pré- » vient. Après les mystères de l’Incarnation et de » l'Eucharistie, après ce que Dueu à fait pour » l’homme dans le premier, et ce qu'il fait encore » tous les jours dans le second, et dont nous ne » pouvons douter, il n’y à rien d’incroyable en » fait de grâce. Dans une seule communion, » Notre-Seigneur témoigne plus d'amour à un » homme imparfait, et se communique à lui avec » plus de merveilles, qu’il n’en a fait paraitre à » tous les saints, dans toutes les communications » extraordinaires (1). » À ces réflexions si judicieuses , nous pourrions ajouter que lapparition de la mère Agnès de Langeac à M. Olier, ayant déjà été discutée à Rome, et démontrée indubitable, cette faveur, la plus étonnante de celles qu’il a recues, est un fort préjugé de la vérité des autres. Mais, sans entrer ici dans une discussion qui nous conduirait trop loin, il suflira de rappeler une observation qu’on a déjà faite, au sujet des visions de sainte Thérèse. Dans le récit de ces sortes de gräces, il peut s'élever deux doutes: premièrement, si la personne qui les rapporte est sincère, et ensuite si elle n’est point abusée par son imagination. Or ceux qui examineront
de Renty, par le P. Saint-Jure.
Conclusion.
Diverses Vies de M.Olier publiées jusqu'i-