A SA FAMILLE
a 1 1/4 # : x % ï n°11. de ” loutes les difficultés que M, Billaudèle pou
ait rencontrer à { harleville avant été hourell-
sement surmontées, il ne fi en restait plus
pu uno, UNE deva as être assurément la plus facile à vaincre, A fallait disposer sa famille,
His surtout son Don pôré, homme G un6 SeEUSIbilité extrème. à subir avec une courageuse L'É—
siunation l'accomplisiement des desseins de Dieu sur la personne de son fs, {il écrivit donc a SON Del pour Lui annonce: qu'il ne tarderait pas à aller lui faireses adieux, Ce pauvre pôre, n recevant cette lettre, se sentit frappé au CŒur, COMME UN ( ON de toudre {] y lÉpONdit de suite trés laconiquement, 61 parrait 8ON fils, puisque s0n parti était pris, d’eftectuier son
ir quan il lui plairaï . ous il ajouta qué,
pour lui. il n'avait nullement besoin de ses | |, \
, “ue i v ; dis A C4 idleux $161) que "NOii DOI ilere S attendit HA
teCEVOUr UN: samblabie : 1JONS$E, toutefois son cœur de fils en ressentit une profonde douleur, Partir sans avoir pu s'assurer de l'agrément de ‘e cher père, pour lequel il avait eu toute 54
vie tant cd SOUMISSION et d'obéissance, lui par
aissait un sacrifice au-dessus de ses forces, Ds PT : : nt ‘ : dE dE A D 28. PROCERP TRS EN lourtant u ne perdait pas COUrTare, L'œuvre
ie Dieu ne s'opère jamais sans rencontrer des
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VIE DE M. BILLAUDELE, O1
coutrariétés : ‘ “Ceut é ki rnière é) reuve, dit-1l, mettra le SsCCAU RE NOUL | le ‘0 ation J érit done trou ver ce bon père, et, avec l'aide de Dieu, je calme
rar l'agitution dé son cœur, et lui ferai comprendr que lorsque Dieu «a ? rlé, Le père ét fils doivent obéir.”
Le jour ayantété fixé. nous partîimes ensembl pour nous rendre à la maison paternelle, LE premier accueil, contre l'ordinaire, fut, de Ia part du père, d'un froid glacial, Puis 11 garda avec son fils un silence obstiné pendant l'espace de trois Jours. Dans une semblable cireon:
tance, Dieu seul connaît quel fut le biisement de ces deux cœurs, qui avaient toujours été si étroitement unis, Enfin le troisième jour, M, Billaudèle, voyant que le silence de son pere continuait, etqu'il ne pouvait plus retarder s retour à Charloville, se décida à mettre fn à cet état violent qui fatiguaut extrême ment son
exquise sensibilité. Co jour même, le pr lorsque la famille fat réunie a Éto qu he cheat père, qui occupait sa place ordinaire, il éom
mença avec une respectueuse [ormeté, DPrr cution pleine d'énergie, à su pour sujot principai {l'obligation très rigoureuse où 11 était, d'exécuter une détermination sérieusement mûrie et approuvée par ur confesse ur gage 26 éclair Puis, LE nt au devoir imp Grieux il 1pose aux parc its, de ne point 3 Opposor à la volonté de Dieu, de peur d'assumer sur leur tôte une grande responsabilité il continua cette allocntion avec une force et une 6lo: queres : qui jetèrent toute 1a pauvre famille dans la plus profonde émotion. Ce discours fut suivi d’un grand silence ; mais il avait convaineu les esprits et touché les cœurs,
Le calme de la nuit, si propre à la réflext
JR VIE DE M. BILLAUDÈLE.
ayant rétabli la paix, dès le matin, on vit elairument que le cher frère avait gagné sa cause, Le bon père rompit le premier son long silence, et commença à s'entrete nir en détail avec son fiis, des intérêts de la famille et de ce qu’il convenait de régler relativement à ses frères et sœurs, Le tout ayant été arrangé d'un parfait )rd, ON prépara le 1 repas des adie UX, auquel
part He à re a les plus proches parents.
Ce petit banquet de dép: art fut ac compagné … une profonde tristesse; mais pourtant lien Ft aa la sympathie de cœurs qui s'airanient si tendrement, Je re pas terminé, le cher frère dit l'action de grâce, et de suite, courageusemont fit ses a lieux à sa bonne mère, à ses sœurs et aux autres convives, puis sortit de a maison avec le père, qui avait la coutume d'accompagner son fils, Le pauvre vère mar.
chait en silence; les angoisses de son cœur
étajent arrivées à leur comble. IL eut encore la force de traverser le petit jardin et le ruis-
seau qui coule au bas ; puis à l'improviste, ayant donné à son bien-aimé fils un dernier baiser d'une tendresse mexprimable, il alla tomber au À d'un ni guffoqué par la douleur, Quant à mon héroïque frère, il eut le courage de ne pas reg der en arrière; et doublant le pas, il 8 LOigna pronmpiement, ACCOMPA; né de mon plus jeune frere, auquel il voulait donner de Sages el Ar Re 3. Pour MOI, devant retourner à Pen leviile avec le cher frère, j'é. tais encore da e petit jardin avec ma mère lorsque seffectua la donloivens se sépare tion, Nous accourfimes pour porter secours à notre von pere ; Miss la douleur l'empéchait de prononcer une pturole,
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