‹ Vie de Madame MoléChapitre 19 sur 29 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

ONDATION DE LA MAISON d'AURAY, 1807. — - OEUVRE DES RETRAITES. — HISTORIQUE. — BIEN QU'ELLES PRO^ DUISENT.

Au moment où mourut Mgr. de Pancemont, il s'occupait, avecmadameMolé, de la pensée d'étendre à d'autres villes de son diocèse le bienfait que l'institut des Sœurs de la charité de Saint-Louis procurait à sa ville épiscopale. Dès l'année 1804, cette idée le préoccupait, et dans son rapport à Portails sur la maison de Vannes, il exprimait déjà l'intention de propager cette œuvre de sanctification des âmes et d'éducation des enfants pauvres, pour répondre aux immenses besoins qu'on lui signalait et aux nombreuses demandes qui lui étaient adressées. Mais des œuvres de ce genre ne s'improvisent pas. Avant de fonder des succursales, il faut que la maison mère soit solidement établie, qu'elle ait fourni ses preuves de vitalité et de fécondité, formé un personnel nombreux et dévoué de religieuses péné-

trées de l'esprit de rinstitul,afm qu'elle puisse donnei sans s'appauvrir et multiplier au loin ses bonnes œuvres sans en tarir ou en diminuer sensiblemen la source. — Quand Mgr de Bausset succéda l Mgr de Pancemont si prématurément enlevé à Tamoui de ses diocésains, l'heure des fondations sembla! venue pour l'Institut des Dames de Saint-Louis. Leui supérieure les avait assez façonnées à son image, h Fesprit de leur Règle, à l'amour de la pénitence el au zèle ardent des âmes, pour qu'un essaim détache de la communauté put aller porter ailleurs cet espril de vraie charité qui embrasse Dieu et le procliain et ne les sépare point dans ses œuvres. La ville d'Auray fut la première choisie de Dieu pour recevoir cette bénédiction.

Aurray, située pittoresquement à l'endroit où la petite rivière de ce nom se jette ou plutôt se change en un bras de mer, n'est pas seulement un lieu recherché par les touristes à cause de sa situation merveilleuse, de l'amphithéâtre de ses maisons et de ses rues, du mélange singulier et charmant d'une population urbaine et d'une population maritime qui s'y coudoient sans se confondre, et de sa position exceptionnelle au centre de tous les souvenirs historiques de cette partie de la Bretagne. Elle a, pour les chrétiens, des attraits plus puissants encore que les pierres mystérieuses de Garnac, les dolmens de Locmariaquer, les champs de bataille deDuguesclinet de Charles deBlois : elle a les souvenirs de Qniberon, le champ des Martyrs, la Chartreuse où reposent

leurs ossements, et, ce qui est plus que tout cela, le voisinage de Sainte-Anne. Le sanctuaire de la patronne de la Bretagne s'élève à cinq kilomètres de la ville et les deux clochers de l'église d'Auray et de la basilique nouvellement reconstruite, placés en face l'un de Tautre, se regardent de loin et semblent se renvoyer les prières des hommes et les bénédictions de Dieu. Auray est donc justement populaire dans la Bretagne tout entière; elle avait reçu le titre, qu'elle mérite encore à bien des égards, de ville sainte; son nom est inséparablement uni à celui de sainte Anne, et il n'est guère de Breton arrivé à l'âge d'homme qui ne l'ait visitée ou du moins saluée au passage, en allant s'agenouiller devant l'image miraculeuse de la sainte aïeule de Jésus-Christ.

Il convenait donc qu'elle fût la première ville du diocèse, après la ville épiscopale, qui reçût le bienfait d'un établissement des Sœurs de la charité de Saint-Louis. Ce fut à son curé, M. Deshayes, qu'elle fut redevable de cette bonne fortune. Ce saint prêtre, animé du pur esprit sacerdotal, gémissait de voir les enfants et les jeunes gens de sa paroisse privés des ava'ntages d'une bonne éducation, faute de maîtres et d'institutions convenables. Les frères des écoles chrétiennes, appelés à Auray vers cette époque et qui, depuis lors, ont toujours été les instituteurs bienaimés de sa population, comblaient cette lacune pour les jeunes garçons. Mais les jeunes filles étaient privées de ce bienfait.

M. Deshayes, témoin des résultats admirables

obtenus à Vannes par les filles spirituelles de la Mère Saint-Louis, conçut la pensée de les attirer à Auray, et il s'en ouvrit d'abord à M. l'abbé Grignon, alors supérieur de la maison de Vannes. Fort de son assentiment, il alla trouver madame Mole, combattit les scrupules de son liumilité,répon(]it à toutes ses objections, et plaida avec tant de chaleur la cause de ses pauvres petites filles et de la jeunesse, exposées à tous les dangers de l'oisiveté et de l'ignorance, qu'il obtint la réalisation presque immédiate de son désir. La Mère Saint-Louis s'engagea à lui donner quelquesunes de ses religieuses les plus expérimentées, et à les aller installer elle-même à Auray dès qu'il aurait trouvé un local convenable pour les recevoir.

Ce local était tout indiqué; il ne s'agissait que de forcer le propriétaire à le vendre, les locataires à renoncer à leurs baux, ce qu'ils ne semblaient iml~ lement disposés à faire. C'était un vaste bâtiment, ancien couvent de Cordelières, placé dans une situation admirable, sur les hauteurs du Loch qui dominent la ville et la campagne.L'air y est parfaitement pur, et la vue embrasse d'un côté le bras de mer qui va s'élargissant jusqu'à Locmariaquer, de l'autre le plateau couvert de landes où s'élève le clocher de Sainte-Anne, et en face le quartier de Saint-Goustan, la paroisse des marins, séparée LfAurayparun vieux pont, et dont le quai est bordé de vieilles maisons d'une architecture et d'un aspect tout à fait particuliers. On conçoit que le propriétaire et les habitants de cette aoréable demeure entourée d'un vaste enclos,

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ne missent aucun empressement à l'abandonner. Mais leur opposition ne fut pas de longue durée. La Mère Saint-Louis confia la négociation de l'affaire au maire d'Auray, M. Martin, homme actif, pieux, très-considéré de tous ses administrés, qui amena le propriétaire à accepter les propositions de la communauté. Restaient les locataires: « Je viens de parler à M. Martin, écrit madame Mole : il m'a dit que les personnes qui occupent la maison résistent encore, mais que toute la ville est en mouvement et s'mdigne contre elles ; que c'est à qui ira les trouver pour leur reprocher leur résistance, et qu'enfin il lui paraît difficile qu'elles tiennent longtemps. »

Elles cédèrent en effet à ce vœu ardent de toute une population qui voyait dans l'établissement des Sœurs de Saint-Louis un bienfait du ciel, et le 12 août 1807, moins de cinq mois après la mort de Mgr de Pancemont.la Mère Saint-Louis accompagnée de M. l'abbé Grignon, supérieur de la communauté, vint prendre possession de la maison d'Auray et y établit un essaim de ses filles, auxquelles elle donna pour supérieure une de ses compagnes les plus dévouées et les plus capables, mademoiselle Senant,dite en religion Sœur Marie-Thérèse. Du premier jour, cet établissement connu sous le nom de maison du Père Éternel, comme la maison de Vannes, répondit à l'attente de cette pieuse population. Il l'édifia par sa piété et sa charité, éleva sagement et gratuitement les petites filles de la ville, soit dans l'intérieur de la communauté, soit dans des classes d'externes.

dO.

Mais il la dota d'un autre bienfait, qui, bien que réalisé un peu plus tard à cause des difficultés de l'exécution, avait, dès Forigine de la fondation, préoccupé madame Mole et M.Grignon,je veux parler de l'œuvre des retraites. Gomme la résurrection de cette sainte et admirable institution est due à la communauté des Sœurs de la charité de Saint-Louis, il convient d'en retracer rapidement l'histoire et d'en rappeler l'organisation et les salutaires résultats.

L'institution des retraites en Bretagne date du milieu du dix-septième siècle. C'était une époque de floraison religieuse incomparable. La dévotion à sainte Anne, patronne de toute la province, venait de renaître miraculeusement par le moyen d'un pauvre laboureur, Yves Nicolazic, auquel la sainte avait révélé la place où sa statue anciennement vénérée gisait ensevelie, oubliée des hommes depuis les guerres de religion. Un autre saint, prodige de pénitence après avoir été un prodige d'impiété et de débauche, Pierre de Kériolet, avait complété l'œuvre du simple et pieux Nicolazic, et l'exemple de ses austérités inouïes, de sa charité sans bornes, avait édifié la Bretagne tout entière, accourant en pèlerinage au sanctuaire relevé de sa patronne. C'est vers la même époque que Dieu suscita deux saintes âmes qui devaient, dans levoisinaç^e de Sainte- Anne, inaugurer, pour les hommes et pour les femmes, l'œuvre si nécessaire des retraites. M. de Kerlivio et mademoiselle de Francheville, furent les instruments choisis par la Providence pour les introduire et les répandre

en Bretagne, avec l'appui et sous la direction des Révérends Pères de la Compagnie de Jésus. Ils naquirent presque en même temps, M. de Kerlivio à Hennebont, en 1621, mademoiselle de Francheville en 1620.

Formé à l'esprit sacerdotal par saint Vincent de Paul, et ordonnné prêtre à Paris, M. de Kerlivio revint à Hennebont, sa ville natale, où il voulait se consacrer, comme Pierre de Keriolet, au service des pauvres, et où il construisit à ses frais un hôpital et une maison d'orphelins. Deux saints jésuites étant venus à Hennebont prêcher une mission le convainquirent de l'urgente nécessité de l'établissement d'un grand séminaire pour l'éducation des jeunes gens voués au sacerdoce et dont la vocation se perdait souvent dans le monde. Mgr de Rosmadec, évéque de Vannes, lui ayant proposé sur ces entrefaites les fonctions de grand vicaire, il les accepta malgré son dégoût des dignités, dans l'espérance de réaliser plus facilement ce dessein. Il fit en effet construire le séminaire, sur sa fortune personnelle qui était considérable. Mais quand il fut achevé, l'évêque ayant changé d'idée, refusa son consentement. C'est alors que M. de Kerlivio, désolé et ne sachant plus que faire de sa construction, entra en retraite pour connaître la volonté de Dieu, et qu'il entendit à trois reprises différentes, une voix qui lui disait : « Faisen une maison de retraites. »

Ayantcômmuniqué cette inspiration au Père Huby, son confesseur, il résolut d'employer le bâtiment

resté sans destination à donner aux hommes des retraites de huit jours. M. de Rosmadec approuva cette pensée, et les exercices commencèrent sur-le-champ, sous la direction des Pères Jésuites, avec un succès qui dépassa toutes les espérances. Des hommes de toutes conditions, prêtres, gens du monde, bourgeois et artisans, y accouraient en foule, et l'institution, inaugurée à Vannes, avec cet éclat, se répandit rapvdement dans toute la Bretagne. Les retraites des femmes s'établirent à la même époque et dans des conditions à peu prés semblables. Comme M. de Kerlivio, mademoiselle de Francheville, maîtresse d'une grande fortune, la consacrait tout entière à des œuvres de zèle et de charité. Le succès des retraites établies pour les hommes la détermina à fonder pour les femmes une maison du môme genre. D'abord elle réunit les retraitantes dans sa propre maison à Vannes, puis dans un local loué à cette fui, plus tard dans un bâtiment qu'elle fit construire chez lesUrsulines, et enfin, après des péripéties et des épreuves inutiles à rappeler ici, dans une vaste maison qu'elle fit élever près de l'église Saint- Salomon, et qui fut inaugurée en 1G80. Dés la première retraite, plus de quatre cents personnes se présentèrent, et ce nombre ne fit que s'accroître aux retraites suivantes. C'est ainsi que cette grande œuvre, source de sanctification et de salut, futétablieenBretagne où elle contribua puissamment à renouveler l'esprit de foi et la vie chrétienne dans toutes les classes delà population.

La Révolution avait détruit cette institution, comme toutes les institutions chrétiennes, et l'habitude des retraites s'était complètement perdue, non-seulement pendant la période de la persécution, mais même depuis le rétablissement officiel du culte catholique. M. l'abbé Deshayes , le pieux curé d^\uray , en gémissait comme tous les bons prêtres qui savent ce que c'est d'avoir charge d'àmes. Malgré la foi trèsvive de ses paroissiens, il voyait l'esprit de légèreté et de dissipation envahir les jeunes gens des deux sexes, et l'amour croissant des plaisirs, même légitimes dans une certaine mesure, menaçait d'entamer la pureté de mœurs.

Madame Molépartageait cette préoccupation, et elle tenait à honneur que sa communauté donnât lesignal et l'exemple du rétablissement des retraites, sauvegarde la plus sûre contre la légèreté d'esprit et le goût des plaisirs dangereux du monde. A cette intention, elle agrandit les bâtiments de sa maison d'Auray, y fit des constructions nouvelles, et après de longs retards,causés en partie par les malheurs de l'Église, de la fin deTEmpireet par les événements politiques, elle eut enfin la joie de voir s'ouvrir les retraites d'Auray en 1818, dix ans après la fondation de la maison.

Le succès en fut immense et combla de consolation son cœur si brûlant de l'amour de Dieu et des âmes. La piété, la simplicité des vieilles mœurs refleurirent dans Auray, et Faction des retraites s'étendit bien au deh'i de la ville; car on v venait.

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non-seulement des environs, mais de quinze et vingt lieues à la ronde. Contrairement à ce qui se passait avant la Révolution et pour répondre à la nécessité des temps et au besoin urgent des âmes, les retraites d'hommes et de femmes se faisaient, non pas en même temps, mais successivement dans la même maison. L'organisation en était bien simple. Chaque retraite s'ouvrait le samedi soir et durait huit jours, pendant lesquels les retraitants étaient logés, chauffés, éclairés et nourris dans la communauté, moyennant une trèsmodique rétribution à la portée des plus petites bourses. Les exercices spirituels, sermons, instructions, offices, étaient nombreux et dirigés par les missionnaires du diocèse, Pères jésuites ou autres. Pendant ces semaines de bénédictions qui revenaient souvent, car il y eut, à certaines époques, jusqu'à douze retraites par an, la maison appartenait aux retraitants, dortoirs, réfectoires, chapelle, cours, jardins. Les religieuses passaient au milieu d'eux, souriantes, paisibles dans leur activité, silencieuses comme des abeilles du paradis, les servant de leurs mains, préparant leurs repas, leur abandonnant jusqu'à leurs cellules, leurs lits et leurs matelas, et couchant à terre sur leurs paillases dans les recoins du monastère. On peut se rendre compte des prodiges d'abnégation qu'il leur fallait accomplir, des industries qu'il leur fallait imaginer, quand on songe que, dans les premières retraites, il y eut jusqu'à huit et neuf cents personnes à loger, coucher, nourrir et sejTir à la fois. Les saintes filles succombaient à la

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peine sans jamais rien perdre de leur douceur et de leur sérénité. Il arriva quelquefois, dans ces premiers temps de ferveur et d'enthousiasme religieux, que des jeunes filles d'Auray, touchées du dévouement des Sœurs et de leurs excessives fatigues, s'offrirent à leur venir en aide et virent leurs offres accueillies. Plusieurs d'entre elles, parvenues à la vieillesse, parlaient encore avec admiration de la charité des Dames de Saint-Louis et se souvenaient avec émotion du temps qu'elles avaient ainsi passé auprès d'elles.

Nous sommes obligés de confesser que, parmi les retraitants, quelque-uns se présentaient à la porte du monastère dans un état qui touchait à l'ivresse. C'est, on lésait, un défaut dominant du pays, défaut qu'on sera peut-être porté comme moi, non pas à absoudre, mais à excuser, quand on se rappellera que ces pauvres paysans bretons ne boivent que de l'eau pendant toute la semaine, se nourrissent avec une sobriété sans exemple, et qu'il leur suffit parfois, après une longue course à pied pour se rendre soit au marché, soit même à un lieu de pèlerinage, d'un verre de cidre ou d'un petit verre d'eau-de-vie pris à jeun, pour perdre un moment la tête. A part donc les ivrognes de profession ou d'habitude, plus nombreux en Bretagne et aussi méprisables qu'ailleurs, l'indulgence n'est que justice pour l'ensemble de cette bonne et laborieuse population qui supporterait mieux la boisson si elle mangeait plus et buvait plus souvent.

Un jour un de ces braves gens fit à la supérieure, qui lui reprochait sa démarche chancelante et vou-

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lait reconduire, une réponse d'une naïveté charmante et qui la désarma : « Comment, disait-elle, pouvez-vous vous présenter dans cet état dans notre maison? — Hélas! Ma Mère, lui répondit simplement le pauvre homme, c'est justement pour me corriger de ce vilain défaut que je viens faire une retraite chez vous. »

Les Sœurs étaient d'ailleurs bien récompensées de leur dévouement et de leur peine par les grâces dont les retraites étaient l'occasion et par les témoignages de reconnaissance que leurs hôtes leur prodiguaient. L'esprit de Jésus-Christ régnait vraiment dans ces assemblées et passait du cœur de ses épouses dans toutes ces âmes pénitentes ou avides d'une plus grande perfection. Avec le temps, les retraites ont diminué dans la maison d'Auray. En 18j0, leur nombre était encore de 12 dans l'année, et celui des retraitants de 2,600 environ. — Ces chiffres se sont successivement abaissés, et Tannée 1878 n'a plus compté que 1,018 retraitants, hommes ou femmes, répartis entre 7 retraites. La multiplication des maisons religieuses où se font ces exercices, l'habitude des missions prêchées dans les paroisses et qui les remplacent d'une manière incomplète sans doute mais pourtant efficace, expliquent cette décroissance qu'il serait injuste d'attribuer uniquement à l'affaiblissement de la foi et des caractères.

Quoiqu'il eu soit, l'œuvre des retraites est un des principaux bienfaits de la fondation de madame Mole,

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bienfait subsistant dans une large mesure et qui seul suffirait à assurer à la pieuse fondatrice la gratitude de ce bon peuple de Bretagne, plus digne et plus capable que tout autre de Tapprécier et d'en proliter.

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