CI. - 8: XCV. — 9 : CIL — 10: CIV. ~ 11 : LXXXII
- la : XCII. — i3: CV. — 14 : LXXXIX. — i5 : XC. — 16: XCIU. — 17 : XGIV. - 18 : GVIII. - 19 : XGVI. - ao : GXII.
- ai: LXXIV. - aa: CXI.
Les dix-huit premières sourates du Koran se distinguent des autres en ce que l'on n'y voit pas répétées constamment ces formules : a Tu diras » ou a: Dieu dit », présentées comme des réponses directes de Dieu à des questions posées par des croyants ou des non-croyants.
La s. XCI est un modèle du genre rythmé» usité dans la plus grande partie du Koran. Chaque verset, en arabe, se termine par la syllabe ka (elle) ; nous donnons en italique le mot correspondant à cette finale :
<( Par le soleil et son (de lui) éclat matinal. — Par la lune quand elle le suit. — Par le jour quand sa gloire resplendit. — Par la nuit quand elle le convie (le jour). — Par le ciel et celui qui l'a fait. -* Par l'âme et celai qui Ta formée. — Et y a soufiléla vertu et le vice. — Certainement celui qui la purifie est béni. — Et celui qui la souille est maudit ».
A ce prélude succède une allusion aux Thémoudites (i).
(i) Voir la Bible de V Islam.
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Dans les sourates XGII, XCV, CI, CIV, on trouve surtout la menace, contre rincrédule, d un Dieu justicier, d'au Dieu vengeur, du feu de TEnfer ; il y est à peine question de récompenses.
Les s. CV et CVI sont une sorte de poésie nationale célébrant le triomphe des Mecquains et des Koréish sur Abraha.
La s. XC contient la définition imagée du vice et de la vertu.
Sourate XG : « Je le jure par le territoire sacré (le sanctuaire). — Par le Créateur et les créatures. — Nous avons créé l'homme dans le Trouble. — Pense-t-il donc que nul n'a pouvoir sur lui? — Il dit: J'ai par le pillage conquis la richesse. — Penset-il donc que personne ne le voit? — Quoi ! ne lui avons-nous pas donné deux yeux et deux lèvres? — Ne lui avons-nous pas montré deux chemins? — Cependant il ne fait pas l'ascension du chemin qui monte. — Et en quoi consiste l'ascension? (de ce chemin). — A libérer les captifs. — A donner dans les jours de détresse la nourriture. — A l'orphelin notre parent. — Ou au pauvre gisant dans la poussière. — En outre, le Juste doit avoir la Foi ! »
Dans ces Sourates on ne voit rien qui dépasse la morale et la foi courantes des Juifs et même des Arabes de l'époque. Nous avons vu que les nobles Koréish et les chefs arabes réputés vertueux faisaient le Bien tel qu'il vient d'être défini à la fin de cette Sourate XC.
Quant à la croyance au feu de l'enfer, nous avons dit qu'elle était universelle du temps de Mahomet.
Dieu pour les Arabes est surtout un Justicier, un Vengeur,
Chez eux, même après Mahomet, l'idée de justice, représentée chez tous les sémites par le talion, ne
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se sépare point de celle de vindicte ; et Mahomet était avant tout un Arabe, de tempérament comme d éducation. Déjà dans ces préludes, les non croyants sont violemment stigmatisés et maudits et il y est constamment question de la rétribution et de l'enfer.
Tout porle à penser que, pendant ses cinq années de recueillement dans la solitude du mont Hira, Mahomet avait choisi parmi les doctrines courantes et arrêté les grandes lignes de son système religieux, laissant au temps et aux circonstances la détermination des détails, et même de quelques principes encore flottants dans son esprit.
Les Sourates précitées contiennent déjà ces grandes lignes, sauf eu ce qui concerne les délices du Paradis et l'institution de la guerre sainte, qui ne ressortent point encore en relief particulier. Ces deux dogmes n'existent aussi qu'en germe dans la Bible : le premier y apparaît par la description de l'Eden, séjour primitif d'Adam; le second par l'ordre donné aux Israélites d'exterminer tous les habitants de la Terre promise. Mahomet n'a développé le premier, la promesse d'un paradis sensualiste, que dans les Sourates révélées après la déclaration publique de sa mission prophétique ; et il s'en est servi alors comme d'un puissant moyen de prosélytisme. Il n'a proclamé le second, la guerre sainte, qu'en la seconde année après l'Hégire.
Le caractère essentiel des poésies de Mahomet avant et dans ses premières révélations est une ardente piété monothéiste. C'est la profession d'un monothéisme absolu, et en même temps universel. Son Dieu n'est point, comme celui du monothéisme juif de toute époque, celui d'un peuple privilégié, d'une race, mais Celui de l'Humanité.
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Les croyants sont les élus individuels de Dieu qui leur confère à son gré la noblesse de la Foi et sauve tous les pécheurs repentants. La religion est en ftoi chose universelle. Ce principe était d'ailleurs admis alors par tous, excepté par les Juifs sectaires du Talmud.
Les i8 premières des Sourates plus haut citées sont très courtes : elles ont de 3 à 9 versets et par là portent le cachet de Tlnspiration. On y remarque la S. CVI, la 5° dans Tordre chronologique que nous avons donné : elle est intitulée Les Koréish,
I. A l'union des Koréish. — 2. A leur union pour envoyer des caravanes pendant l'hiver et l'été.
— 3. Qu'ils servent le dieu de ce Temple (la Kaaba), le dieu qui les a nourris et préservés de la famine.
— 4- Et qui les a préservés des alarmes (causées par les compagnons de l'Eléphant).
Cette Sourate est la manifestation éclatante de l'attachement de Mahomet aux Koréish, et de son espoir de les rallier à sa personne et à sa foi, espoir qu'il n'a Jamais perdu, même au plus fort de sa lutte contre eux.
Citons encore : S. CXII, la 20® dans l'ordre chronologique : V Unité de Dieu :