‹ Vie de Mahomet d'après la traditionChapitre 42 sur 89 · Conversion d'Omar B. Al Khattab · texte numérisé non relu

Conversion d'Omar B. Al Khattab

La môme année fut révélé et promulgué le verset : « Vous et tout ce que vous adorez en plus qu'Allah, serez jetés au feu et précipités dans l'enfer ». A cette occasion Abu Jahl se leva dans l'assemblée des Koréish et dit : « Mahomet injurie nos dieux, appelle nos sages des insensés, et prétend que nos pères et les dieux qu'ils adoraient sont la proie du feu de l'enfer. Je promets i,ooo chamelles rousses et i,ooo oqiahs (i) d'or rouge à celui .qui tuera Mahomet. »

Omar B. Al Khattab était alors présent et demanda une confirmation authentique de cet engagement. Abu Jahl l'emmena à la Kaaba et renouvela son ser-

(i) Selon la plupart des auteurs l'oqiah«« 7 mit hqàls= une once d'or z= 4 livres sterling r= 100 fr. = ^o dirhems. Le

dirhein vaudrait donc —^ =• a f r 5o ; environ une rou-

pie. Une once d'argent vaut 5 scliellings, dix deniers, environ 7 tr.

ment devant Hobal, la plus grande idole des Koréish.

En conséquence Omar ceignit son cimeterre qui avait une palme de largeur sur 7 de longueur, et se précipita pour aller tuer le Prophète.

Saad Ben Abu Woqâss le vit et lui demanda :

— Oii vas-tu ?

— Tuer Mahomet.

— Tu ne le saurais ; ne crains-tu pas les Béni Abd Munâf ?

— Je vais commencer par toi, pour te punir d'avoir changé de religion.

— Tu ne tueras ni moi, ni Mahomet. Tu n'es pas de taille pour un pareil exploit.

A ces mots Omar tira son sabre et Saad le sien, car alors les Musulmans sortaient toujours armés ; le sang allait couler quand Saad s écria :

— Tu devrais commencer par tuer tes proches, car ta sœur et ton beau-frère se sont faits Musulmans.

— Quelle preuve peux-tu m'en donner ?

— Ils ne mangent pas la chair des victimes de vos sacrifices (i).

Omar n'insista pas et laissant Saad se rendit chez sa sœur. Elle avait justement ce jour là un invité de son mari, Habâb B. Ara th. Lorqu'Omar arriva à sa porte, il la trouva fermée ; mais il entendit lire dans l'intérieur. 11 frappa et lorsqu'il fut entré, Habàb se retira dans un coin et on cacha la feuille sur laquelle était écrite une sourate du Koran. Omar demanda :

— Est-ce que je n'ai pas entendu parler ?

— Nous causions ensemble.

(i) Les Musulmans ne mangent pas les animaux égorgés par les infîdèles.

aoa VIE DE MAHOMET

Alors Omar égorgea de ses mains un cabri, ordonna qu'on le fit rôtir, et quand il fut prêt dit : « Asseyons-nous et mangeons ensemble », On s'y refusa et Omar voyant par là que Saad avait dit vrai, se mit en eolèi'e, tira la barbe à son beau-frère, le renversa et lui appuya le genou sur la poitrine. Alors sa sœur se précipita pour lui faire lâcher prise, mais il la frappa à la ligure si violemment que le sang jaillit. Sur quoi elle s'écria :

— Tu nous outrages de la sorte parce que nous nous sommes faits Musulmans !

— Oui.

— Nous avons tous les deux embrassé Tlslam et nous y persisterons malgré toi.

A la vue de leur constance et du sang qui coulait sur le visage de sa sœur, Omar se sentit ému, se repentit, s^assit au bord d'un lit et demanda :

— Donnez-moi la feuille que vous lisiez.

— Elle ne peut être touchée que par des mains pures. Va te purifier.

Omar sortit pour faire son ablution et Habbâben profita pour quitter le coin où il se cachait. Il dit à cette croyante :

— Vas-tu mettre le Koran dans les mains d'un infidèle ?

— J'espère qu'il se fera Musulman.

Habbâb se cacha de nouveau quand Omar rentra, et sa sœur lui remit le Livre. Quand il arriva au verset : « Le maître du ciel et de la terre et de ce qui est entre eux » (Koran, ch. XXVI, 23) ; il dit : « On ne doit adorer que celui qui est désigné par ces mots. » Quand il fut aux mots « Tu parles avec orgueil, mais Lui connaît les secrets les plus cachés ; il est Dieu et il n existe pas d'autre Dieu que lui », son cœur s'ouvrit et il déclara : « 11 n'y a de Dieu

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qu'Allah et Mahomet est son Apôtre! » Habbâb lentendant, entonna le Takbir (i) et le félicita en ces termes : « Hier le Prophète priait ponr que Dieu convertît à l'Islam toi ou Abu Jahl. Sa prière a été exaucée en ce qui te concerne. »

Alors Omar se fit conduire par Habbâb au Prophète, et frappa à la porte de sa demeure où il se trouvait avec plusieurs amis. Bien qu'il fût armé et qu'on ne connût pas ses intentions, Hamzah voulut qu'on le reçût ; Omar déclara tout en entrant qu'il s'était fait Musulman. Le Prophète lui fit réciter le Kalimat et lui répondit par le Takbir, que les compagnons répétèrent si haut et avec de tels éclats de joie qu'il fut entendu dans l'assemblée des Koréish.

Alors Omar déclara : « Prophète de Dieu, il n'est pas admissible que, tandis que les idolâtres adorent publiquement Lât et Uzza, les croyants se cachent pour adorer le Seigneur. Ordonne que la religion d'Allah et la Foi soient promulguées ouvertement. » Cela dit, on fit en procession le tour de la Kaaba. Abu Beckr marchait à droite, Hamzah à gauche du Prophète et Ali devant lui, précédé d'Omar. Tous les croyants venaient derrière Mahomet.

Les principaux Koréish étaient réunis dans une maison et attendaient Omar, quand tout à coup ils le virent de loin venir gaiement avec le Prophète d'AUah et ses amis. Ils crièrent : « Omar ! qui vient derrière toi ? )» Il répondit : « 11 n'y a de Dieu qu'Allah et Mahomet est son Prophète. Le premier de vous qui bouge, je lui coupe la tête avec mon cimeterre et je l'envoie au séjour de la perdition ! »

Les idolâtres, dans leur surprise se dirent : « Nous avons envoyé Omar pour tuer Mahomet et voilà que

(i) Allah Akbar I Dieu est le plus grand.

maintenant il s'attache à lui et le soutient. C'est un grand malheur. » Quand ils cherchèrent à approcher d'Omar, il les repoussa et les expulsa de l'intérieur de la Kaaba. Alors le Prince y entra avec tout son cortège. Tous se mirent en prières et dans ce moment fut révélé le vers : « O Prophète ! Allah te récompensera ainsi que tous les croyants qui sont avec toi. »

Les écrivains musulmans disent qu'il fut surnommé Al Faruck, le Séparateur parce qu'un certain mahométan ayant été condamné par Mahomet pour une injustice qu'il avait faite à un juif, appela de la sentence de Mahomet à Omar, lequel le fendit en deux de son cimeterre parce qu'il n'avait pas voulu acquiescer à la décision d'un juge aussi éclairé et intègre que Mahomet.

Séparateur signifie ici : Celui qui sait distinguer le vrai d'avec le faux (i).

Omar fut le trente-sixième disciple de Mahomet.

3. Abu Tâleb protège TApôtre et se retire au Sheb avec les Béni Hashem et Muttaleb.

Alarmés des progrès de la Foi, les Koréish idolâtres vinrent dire à Abu Tâleb : « Livre-nous Mahomet pour le mettre à mort parce qu'il attaque ta religion et la nôtre. Si tu refuses, prépare-toi à combattre et tiens pour certain que nous persécuterons incessamment ton neveu jusqu'à ce qu'il cesse de déverser sur nos dieux le mépris et l'outrage. »

Après leur départ, Abu Tâleb fit appeler le Pro-

(i) Hist,, universelle.

phète, lui expliqua en détail ce dont il s'agissait et conclut:

« Cesse de maudire et de blasphémer leurs dieux ; je crains qu il ne t'arrive quelque grand malheur dont personne au monde ne pourra te préserver. » L'Apôtre pensa qu'Abu Tàleb ne voulait plus le protéger avec le même dévouement et répondit : « En tout ce que je dis et fais, j'obéis à Allah. Les reproches de mes amis et les menaces de mes ennemis ne sauraient me faire renoncer à ma mission. Si tu me soutiens, tu en seras récompensé, sinon la protection et la grâce du ciel me suffiront. » A ces mots, il se leva pour se retirer. Abu Tàleb ému le fit rasseoir : « Continue ton œuvre, exécute les ordres que tu as reçus ; tant que je vivrai tes ennemis ne prévaudront pas contre toi ; » et il composa les deux distiques suivants :

Par Allah, ils n'auront pas prise sur loi, Tant que je ne serai pas sous terre.

Prêche ce qu'Allah t'a ordonné (de prêcher) Et pousse un cri de joie.

Quand les idolâtres virent redoubler la sollicitude avec laquelle Abu Tàleb veillait sur le Prince et le protégeait, ils jurèrent inimitié aux Béni Hashem. Ils ne respiraient plus que pour la mort du Prophète. Quand leurs projets homicides vinrent à la connaissance d'Abu Tàleb il réunit les Béni Hashem et les Béni Muttaleb et leur demanda de protéger l'Apôtre. Tous furent unanimes à se lier par serment réciproque, pour se défendre nmtuellement suivant l'usage des tribus arabes et afin de gagner une meilleure place dans l'autre monde.

Afin de se mieux garder, Abu Tàleb avec Maho-

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met et ses compagnons se retirèrent dans le Sheb(i) où le suivirent les Béni Hashem et les Béni Muttaleb à l'exception d'Abu Lahab.

Voyant cela, les infidèles resserrèrent leur alliance par le serment de n'avoir « ni unions matrimoniales, ni rapports de commerce, ni association quelconque avec les Béni Hashem et les Béni Abdiil-Muttaleb ; de ne leur fournir aucun renseignement utile, mais au contraire de tout faire pour leur nuire ; et enfin de n'accorder ni paix, ni trêve à ces deux Battlns (fractions) tant que Mahomet serait en vie (2). »

Cet engagement fut consigné dans un écrit auquel quarante chefs des Koréish apposèrent leur sceau et que l'on suspendit à la porte de la Kaaba (3).

La situation des Musulmans dans le Sheb devint difficile ; aucun d'eux ne pouvait en sortir sans être insulté, excepté à l'époque du pèlerinage annuel (4). Et même pendant cette période, les idolâtres les plus fanatiques s'en allaient sur les routes aux abords de La Mecque, menacer de leur vengeance tous les Arabes se rendant au marché et qui vendraient des provisions à Mahomet. Si quelqu'un voulait acheter pour lui, ils enchérissaient de manière à empêcher l'achat. Les marchands établis au bazar n'osaient

(i) Ce mol, dans son sens général, signifie un hyatus ou gorge de montagne. Ici il désigne un quartier de La Mecque qui s'appelle encore aujourd'hui le « Sheb d'Abu Tàleb ».

(2) C'était une sorte d'excommunication.

(3) Selon Abu Zeid Seid Abd al Rahman, cet acte fut dressé par Mansur B. Akrama, dont la main devint sèche aussitôt qu'il l'eut écrit [Hist, universelle, t. XV).

(4) Les anciens Arabes regardaient comme sacrés quatre mois de l'année ; il n'était pas permis de faire la guerre pendant celte période. Mahomet se garda bien d'abolir une coutume aussi louable.

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pas vendre de vivres aux Musulmans et si quelques personnes, par compassion, leur envoyaient des aliments, on les menaçait et les persécutait.

Les idolâtres les plus acharnés étaient Waled B. Mogairah et Abu Jahl B. Heshâm. Mais Abu Tâleb avait fortifié le Sheb et veillait incessamment sur l'Apôtre, faisait chaque nuit plusieurs fois le tour de sa maison, l'obligeait à changer souvent de place pour dormir, et le faisait garder le jour par ses propres fils et petits-fils (i).

Mahomet mettait à profit le temps du pèlerinage, époque de respect réciproque et de neutralité, pour reprendre sa propagande. Il visitait et prêchait les diverses tribus qui affluaient à La Mecque et aux foires des environs, notamment à Okatz, à Mujanna et à Dzul-Majaz, où se rendaient aussi beaucoup de Juifs et de Chrétiens, il les exhortait à adorer un seul Dieu et leur promettait en récompense la prospérité et la domination ici-bas et le Paradis pour couronnement. Personne ne répondait à son appel,

(i) C'est à cette occasion que Al Jannabi montre le Prophète venant habiter à Safa après avoir quitté La Mecque comme on vient de le voir. « Enfin ils (les idolâtres) lui causèrent (à Mahomet) tant de chagrin qu'il se vit contraint de changer de demeure et de chercher un asile poui* lui et pour ses nouveaux compagnons. Il le trouva dans la maison d'un certain Orkam, située avantageusement sur la colline de Safa ; il y convertit à l'islamisme toute la famille d'Orkam. Cette maison a, depuis, été en grande vénération parmi les Mahométans ; Orkam la donna en dot à son fils quand il se maria ; dans la suite. Al Mansur, second Khalife Abasside, l'acheta des héritiers d'Orkam pour une grosse somme et il en fit don à son fils et successeur Al Mahdi, surnommé Al Kaizoran, c'est-à-dire Le Roseau^ d'où elle est encore appelée aujourd'hui La Maison du Roseau, » (Voir page 171).

îioH VIE DK MAHOMET

car Abu Laha]> s'attachait à ses pas et criait : « Ne croyez pas aux mensonges de ce renégat ! »

Appendice au Chapitre XV.

Le Koran et la Bible.

Les sourates : 42 : LXVII. — 43 : LUI. — 44 : XXXIl. — 45 : XXXIX. —46 : LXXIII. — 47 : LXXIX. — 48 : LIV. — 49 : XXXIV. — 5o : XXXI. — 5i : LXIX. — 52 : LX VIII. — 53 : XLI. — 54 : LXXI. — 55 : LU. — 56 : L. — 57 : XLV. — 58 : XLIV. — 59 : XXXVII. — 60 : XXX. — 61 : XXVI. — 62 : XV. — 63 : LI, forment la série du Koran révélée pendant la deuxième période (5° à io« années) de la mission de Mahomet.

Le trait (Caractéristique de ces sourates est Teffort que Ton peut y voir pour identifier la religion de Mahomet avec la religion juive.

Le Pentateuque y est constamment cité comme une révélation de Dieu à Moïse. L'objet du Koran est « d'attester » l'origine divine de ce livre et des écritures qui l'on suivi (S. (64) : XLVI, 9, 11, 29 : (59) XXXVII, 36; (44) : XXXII, 23; etc., etc.

Ces S. proclament que les livres juifs renferment la démonstration rigoui^euse de la vérité du Koran et de la mission de Mahomet. Ils invoquent des témoignages de Juifs comme preuve que la nouvelle révélation de Dieu est prédite dans leurs livres sacrés et que le Koran est tout à fait conforme au contenu de ceux-ci.

L'assurance avec laquelle Mahomet s'en réfère au témoignage des Juifs et de leurs livres est très remarquable . Elle ne peut lui avoir été inspirée que par quelques Juifs qui, ne possédant de leur propre religion qu'une connaissance imparfaite et superfi-

cielle, l'encouragèrent dans l'idée qu'elle prouvait ou avait positivement affirmé qu'il était « le Prophète que le Seigneur leur Dieu devait faire surgir pour eux du sein de leurs frères. »

Sans doute le Seigneur le destinait à conduire au salut les Arabes païens. Sans doute l'interprétation qui attribue au Messie une généalogie juive est erronée, et il doit seulement appartenir à la descendance d'Abraham.

Tel était le langage que tenaient à Mahomet les Juifs qui l'approchaient et qui voyaient avec joie l'hommage qu'il rendait à leur religion ; quelquesuns allèrent jusqu'à affirmer hautement sa mission. C'est à eux que fait allusion le passage : « Ceux à qui nous avons donné la Sainte Ecriture reconnaissent le Prophète aussi bien qu'ils reconnaissent leurs propres enfants (S. (8i) : VI, 20) » et aussi les versets 195-198 de la sourate (61): XXVI.

A partir de ce moment, les grandes lignes de l'histoire et de la tradition juives fournissent la matière principale des récits qui remplissent la plus grande partie du Koran, récits parfois très imagés et très élevés, parfois se répétan' d'une manière fatigante, pour un lecteur non croyant. Comme spécimen nous signalerons au lecteur l'Histoire de Moïse dans les S. (75) : XX et (83) : XXVIII. Il sera peut-être curieux de comparer les récits du Koran à ceux correspondants de la Bible de V Islam,

Il a fallu évidemment un travail considérable pour approprier et transporter dans le Koran ce qu'on y trouve de l'Ecriture Sainte, et ce travail ne peut que s'y faire sentir. Les sourates deviennent très longues. La révélation n'y est plus que rarement le jet spontané de l'éloquence passionnée d'une foi ardente ;

c est plutôt le cours tranquille et contenu de la composition ordinaire. Plusieurs passages du Koran trahissent que des heures nombreuses de la nuit ont été affectées à ce labeur, quoique ostensiblement consacrées à la prière. C'était Taccusation principale dirigée contre Mahomet par ses ennemis.

Jusqu'à la fin de cette période, il est à peine question dans le Koran des Ecritures chrétiennes. Sans doute les sources d'information manquaient encore à Mahomet, ou il n'avait pas eu l'occasion d'y recourir.

Comme Mahomet était illettré, il ne put recevoir sur les religions juive et chrétienne que des enseignements oraux fournis par des demi savants, bien plus au courant des récits populaires et des traditions rabbiniques que des Livres Saints, De là dans le Koran, un mélange singulier de la Bible avec des fictions souvent puériles ; nous en avons vu un grand nombre dans la Bible de l'Islam. Ce livre, qui n'est pas la révélation directe, a simplement brodé sur des textes que le Koran nous donne comme Jaisant partie de la révélation. Parmi les faits nombreux qui ne se trouvent point dans les Ecritures Juives nous citerons seulement les suivantes :

j. Abraham brise les idoles de son pajys et échappe miraculeusement au feu dans lequel le tyran Va précipité (S, (8i) XXI, 5g, etc.)

2, Un ange promet un fils à Sarah sceptique, et annonce à Abraham que Loth sera sauvé lors de la destruction de Sodome, mais non sa femme {S, (75) XI, p4; (62) XV, 60; (:7o) XXVII, 58, etc.)

3, Joseph ne résiste à la femme de Putiphar que grâce à V intervention divine (S, XII, 24)*

4* Jacob recouvre la vue, lorsqu'on Venveloppe du manteau de Joseph (S, XII, gS-gô),

5, Moïse tient suspendue au-dessus de la tête des Juifs le mont Sinaïpour les forcer à accepter la loi, il rend la i^ie aux soixante-dix qui avaient été frappés de mort sur cette montagne (S, {g4) Hi 53, et passim; {loy) IV, i53 ; (gi) VII, i^o. Légendes des rabbins),

6, Les monts se joignent à David pour chanter les louanges de Dieu ; les génies et les démons sont

forcés de travailler aux gigantesques constructions de Salomon ; ils transportent en un clin d'oeil près de Salomon le trône de la reine de Saba ; le vanneau apporte à celle-ci la sommation du pieux roi (s. (70) XXVII, 16 à4ô ; {49) XXXIV, io-i3; (83) XXVIII, passim, Geiger rapporte des légendes juives semblables),

7, Juifs changés en singes pour violation du Sabbat (S. (91) VII, 166).

8, Ezéchiel ressuscite un grand nombre de morts (S, (94) II, 244).

9, Ezra (Ozeir) est rappelé à la vie, ainsi que son âne, cent ans après sa mort (S, (94) Hy 26 1).

Quelques récits préférés sont d»ns le Koran l'objet d'un développement particulier et de fréquentes répétitions. Telles sont l'Histoire de Moïse, le Déluge et la Destruction de Sodome, sujets considérés par Mahomet comme étant d'un grand effet. On peut, par l'histoire de Moïse dans les S. (76) XX et (83) XXVIII, se faire une idée de la manière dont ils sont traités en général.

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