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LA GRANDE BATAILLE DE BEDR

(Jaxiviw 624)

Quand on fut près de Bedr, dana la nuit du IJ* jour du moig de Ramadan, 1© Prophète envoya en reconnaissance, à l'Ouadi de Bedr, Ali, Zobéir B. Awam et Saad B. Woqqasg avec plusieurs de leurs ami». Il leur désigna un puits près duquel ils pourraient obtenir des renseignements. Il» y trou» vferent des hommes occupés à tirer de l'eau à l'aide de leurs chameaux, et qui se disposaient à emporter leur provision. Ceux-ci s'enfuirent à leur approche et le» Croyants capturèrent deux esclaves, dont Tun s'appelait Adam et l'autre Arydz. Ils les emmenèrent au camp et comme, au moment de leur arrivée , TElu était en prières, ses amis les interrogèrent.

Ils déclarèrent qu'ils étaient les porteurs d'eau des Koréish. Mais cette réponse parut mensongère à leurs ravisseurs qui ignoraient la marche des Mecquains sur Bedr et croyaient avoir mis la main sur les propres serviteurs d' Abu Sofîan et de la caravane impatiemment attendue. On les battit en leur disant ; « Vous mentes ; vous appartenez à Abu Sofian ! » Aloi^ ils répondirent affirmativement, pour que Ton cessAtde les battre. Mais quand le Prophète survint, il devina l'erreur dans laquelle ses amis étaient tombés en procédant de cette manière» et il interrogea à son tour les deux esclaves :

« Où sont les Koréish? — Derrière cette colline

lie sable tjui est en face de nous. — Combien sontils ? » Les esclaves ne purent en dire le nombre. « Combien de chameaux abat-on par jour pour les nourrir? — Neuf ou dix. » Le Prince conclut de cette réponse (pi'il y avait plus de neuf cents et moins de mille ennemis. Ils étaient, en effet, 960 montés sur 700 chameaux et 100 chevaux; les cavaliers avaient tous des cottes de mailles.

Mahomet se lit nommer les chefs et les nobles et dit à ses compagnons :

— La Mecque a envoyé conti'e nous le sang de son cœur.

Reprenant son interrogatoire, il apjirit que les Béni Zohrah et les Béni Ady B. Kab s'en étaient retournés chez eux,

La vallée de Bedr est une plaine bordée à l'Est et au Nord de collines très déclives; au Sud, est une ligne basse de rochers abrupts ; à l'Ouest, des col lines de sable s'élevant graduellement. Un ruisseau né dans les montagnes de l'intérieur coule au fond de la vallée, et dans son lit sourdent un certain nombre de sources qui, ça et là, avaient été creusées en puits ou citernes pour l'usage des voyageurs. Les Musulmans s'étaient arrêtés à la première source du côté de Médine.

Puis le Prophète demanda à ses intimes :

« Etes- vous d'avis de quitter la station où nous sommes? » Elle était à une faible distance du premier puits de Bedr. Halbâb B. Mundhar répondit : « Si tu t'y es arrêté par ordre de Dieu, nous ne devons pas nous en éloigner d'un pas, mais si tu l'as choisie pour une bataille ou un stratagème, nous te donnerons notre avis. »

Le Prince répondit : « Pour une bataille et ua stratagème. »

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Alors Habbab reprit : « Cet endroit ne convient pas. Il faut le quitter et aller camper au dernier puits, dont la salubrité m'est bien connue. A une certaine distance en deçà du puits, nous creuserons un réservoir plus bas que la source, dont nous y amènerons l'eau pour notre usage, par une tranclico. Après quoi, nous comblerons le puits, afin qu'il ne serve pas à l'ennemi. »

Alors (selon Ibn x\bbas) Gabriel descendit du ciel, apportant la révélation que l'avis d'Habbab devait être suivi.

Quant aux porteurs d'eau qui avaient réussi à s'enfuir du puits, ils portèrent au camp des Koréisli la nouvelle de l'arrivée de Mahomet, qu'ils appelaient irrévérencieusement « le fils de Kabsliah », et ils y jetèrent l'alarme. Mais Abu Jahl, méprisant l'ennemi, ne voulut même pas que l'on gardât le camp cette nuit-là.

Or, entre temps, un Idolâtre nommé Aswad, qui avait fait le serment d'aller boire au réservoir creusé par les Musulmans et de le combler ensuite, s'en approcha dans ce dessein. Mais Hamzah, le Prince des Martyrs, vint à lui et le blessa aux jambes. Pour accomplir son vœu, Aswad continua à s'avancer vers le réservoir en rampant sur le ventre, jusqu'au moment où Hamzah l'envoya en enfer.

Pendant que les Koréish se reposaient dans leur camp, les chefs envoyèrent Amru B. Wohod en reconnaissance, et celui-ci leur fit à son retour le rapport suivant :

— Ils (les Musulmans) sont environ trois cents. Mais tout, dans leur camp, jusqu'aux chameaux, semble respirer l'extermination. Ils ne sont armés que de sabres et ils sont muets comme des vipères (jui aiguisent leurs dents (pour mordre). La mort de

i^è ViB Dk MAËOMÈt

chacun d'eux coûtera la vie à l'un des nobles Koréish, vos parents et vos meilleurs amis. . .

Après de pareilles pertes, quel plaisir les survivants trouveront-ils dans l'existence (i)?

Plusieurs nobles Koréish firent de grands efforts pour apaiser le conflit, principalement Otbah. Il se rendit de La Mecque sur un chameau au camp des Idolâtres, et leur représenta que Mahomet et ses amis leur étaient unis par les liens du sang, et qu'une bataille éterniserait la division et les haines entre parents. Pour tâcher d'effacer toute cause de dissentiment, il offrit de payer l'amende du sang en réparation du meurtre d'Amru B. Al Khadzrami et d'indemniser les intéressés des pertes éprouvées par la caravane à Nakhlah.

Mais Abu Jahl rétorqua ces propositions :

— Otbah tient ce langage uniquement parce que son fils est dans l'armée de son cousin Mahomet, et qu'il craint pour les jours de son fllsct de son parent!

Puis il l'injuria :

— Tes poumons sont donc remplis de vent?

(Reproche de lâcheté.) Otbah répliqua : « Il t'appartient bien de m'insulter, à toi qui te jaunis la face I (Allusion à Tusage que Abu Jahl faisait d'une sub-

(i) Ce discours montrd qae les musulmans étaient des gens aguerris à toute épreuve, des « enfants terribles » du désert, tandis que les .VJecquains étaient une troupe improvisée de citadins, qui n'avaient aucune habitude des armes et des privations. La composition des armées des Koréish nous donne la clef des hésitations et de la timidité de leurs chefs et de l'audace de leurs adversaires. Evidemment les soldats des Koréishi en raison de leurs besoins et de la dlfliculté d'y pourvoir, n étaient point en état de supporter une campagne un peu prolongée dans le désert. Il suffisait à Mahomet de résister pendant un certain temps pour que i'ennemi fût forcé à la retraite.

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stance jaune sous laquelle il dissimulait une tache de lèpre.)

Afin de détruire Teffet des exhortations d'Otbah, Abu Jahl fit dire à Aatner B. Al Khadzranii :

— Je veux venger ton frère et Otbah s'oppose à mon dessein ; le moment est venu pour toi de clamer jusqu'au ciel qu'on se joigne à nous contre les meurtriers !

Alors Aamer se rasa la tête et parcourut le camp en criant : — Hélas (Vengeance) pour Amru! jusqu'à ce que tous les guerriers se sentissent assoifles de carnage.

On raconte que le Prophète, en arrivant au dernier puits de Bedr, indiqua sur le lutur champ de bataille l'endroit où chaque Infidèle serait tué.

Avant que les deux armées fussent en ligne, Sad B. Moadh, Musulman, proposa !

— Nous allons dresser pour le Prince un abri où il restera assis et nous tiendrons des chameaux tout prêts, pour qu'en cas d'échec il puisse rejoindre à Médine les compagnons qu'il y a laissés.

Le Prophète bénit Sad et acquiesça à sa proposition.

Le Prophète remit l'étendard des Mohajers à Mossab B. Omayretceux des Anssars (des Khazraj et des Aws), respectivement à Abbab B. Almundhar et à Sad B. Moadh (i), et à tous il donna pour cri de guerre :

— Mort à l'ennemi ! . . .

Les Idolâtres avaient également trois étendards,

confiés à trois descendants d'Abd-ul-Dar B. Gossaï.

Ils s'avancèrent lentement sur les collines de

(i) Il y avait deux drapeaux noirs et le Uwa, grand étendard blanc»

sable (dunes) qui les séparaient des Musulmans et que la pluie tombée la veille avait rendues fatigantes pour la marche, tandis qu'elle avait aflermi le terrain sur lequel se tenaient leurs adversaires; les gens de Mahomet avaient encore un autre avantage : ils faisaient face à lOuest, tandis que le soleil levant incommodait les gens de La Mecque.

Quand les deux armées furent en présence, le Prophète se mit à aligner les rangs de la sienne avec une sorte de bâton de commandement.

Ce faisant, il frappa (sans intention désobligeante) la poitrine nue de Sowad, pour le faire reculer ; et celui-ci lui demanda une réparation. « Tu m'as fait mal, Prophète de Dieu ; et, d'après les lois divines que tu nous as apportées, j'ai droit à des représailles contre toi ! » (i) Le Prince lui présenta sa poitrine nue, en lui disant: « Eh bien, vengetoi ! »

Sowad alors fut honteux de son action; et il baisa la poitrine qui s'offrait à ses coups, en demandant pardon. « Je ne sais, dit-il, si je serai tué aujourd'hui, mais je désirerais toucher ton sein le dernier jour de ma vie. » L'Apôtre le bénit et ensuite commanda : « Qu'on ne tire pas l'épée sans ordre ! Quand les infidèles approcheront, qu'on lance contre eux une pluie de flèches ! Que l'on vise avec soin et qu'on réserve des flèches pour s'opposer à un mouvement de flanc de l'ennemi ! » Quand on eut bien serré les rangs, le Prince se retira avec Abu Beckr dans l'abri préparé, sous la garde d'un détachement d'Anssars.

Là, Mahomet se mit en prières avec ferveur : il répéta trois fois : « Seigneur, remplis ta promesse ».

(I) Caussin de Perce val : Op, cit.

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t^uis il dit : « Si tu permets aujourd'hui le triomphe des idolâtres, c'en est fait de ta religion. » Ensuite, cédant à la fatigue, il dormit quelques instants et, en s'éveillant, déclara qu'il avait vu l'ange Gabriel accourir à son aide. Puis il quitta son abri pour aller enflammer lardeur des Croyants : « Quiconque tuera un idolâtre aura droit à sa dépouille, quiconque périra en combattant avec l'espoir de la récompense promise ira au Paradis de l'éternité. » Omayr B. Alhamâm, entendant ces mots s'écria : « Je veux aller en Paradis. »

Il jeta les dattes qu'il était en train de manger, se rua sur l'ennemi le cimeterre au poing et combattit jusqu'à la mort.

Les premiers idolâtres qui entrèrent en lice, en demandant des champions, furent Otbah, qu'avaient exaspéré les reproches de lâcheté d'Abu Jahl, avec son frère Shaybah et son fils Waled. Faute d'un casque assez grand pour sa tête, il s'était coiffé d'un turban. Il aperçut Abu Jahl armé et à cheval, et lui cria: « Tu ne devrais pas être à cheval un jour où tant de guerriers sont à pied. » Alors Abu Jahl sauta à terre.

Du côté des Musulmans, Moadh, Masudet Abdullah B. Kuâhah se présentèrent comme champions. Mais les trois Koréish refusèrent de se battre avec eux parce que c'étaient des Anssars et non des nobles.

Ils demandèrent que Mahomet leur opposât des égaux. Le Prophète désigna Hamzah, Ali et Obaydah B. Al Hareth, tous trois ses propres parents.

A un signe d'Otbah, Waled engagea le combat contre Ali, Shaybah contre Obaydah et Otbah contre Hamzah. Ali abattit Waled d'un coup de cime-

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terre; Hamzah, avec son sabre, envoya Otbah en Enfer, mais Shaybah blessa Obaydah si ^ièvement k la jambe qu'il tomba, et la moelle de l'os extérieur (de devant) (le péroné) commença à couler au dehors. Hamzah et Ali accoururent à son secours, tuèrent son adversaire et emportèrent le blessé du tliéûlre du combat ; ils le présentèrent à l'Apôtre auquel il dit : « Je ne suis pas martyr. » Le Prophète aHirina : « Tu est un martyr. » En effet, au retour d'Oliod, il partit pour les Jardins du Paradis, à Ruhar, oii il fut enterré.

Après que les trois infidèles eurent été précipités en Enfer, les Béni Hazàm s'assemblèrent autour d'Abu Jahl et le placèrent au milieu d'eux de telle sorte» qu'il était comme entouré d'une forêt de lances. Puis d'un commun accord, ils lui ôtèrent sa cuirasse et la donnèrent à Abdullah B. Almundhar.

Ce dernier s'en revêtit, et se porta contre Ali, qui le prit pour Abu Jahl et lui déchargea un coup de son cimeterre; mais l'arme se brisa contre la cuirasse et Ali tourna ses pas d'un autre côté.

On fit alors mettre la cotte de mailles à Abu K obéis et Hamzah le prit également pour Abu Jahl et le tua malgré la cuirasse.

Alors les idolâtres firent successivement endosser la cotte de mailles à Harmalah B. Amru, et le Lion de la réitération (Ali) l'envoya, lui aussi, à la demeure de perdition. Après cela, beaucoup de Béni Mahzum s'efforcèrent de décider Khâled B. Alalm à revêtir la fatale cuirasse, mais sans succès.

Deux jeunes Anssars, Moadh et Mawudli, appelés tantôt fds de Hareth et tantôt fils de Ghufrân (leur mère commune), exaspérés des invectives sacrilèges d'Abu Jahl contre le Prophète, avaient juré de Pat* taquer ensemble et de le combattre jusqu'à la mort.

Ils le rencontrèrent dans la mêlée, monté sur un chameau ; ils coupèrent à coups de sabre les jambes de ranimai et le firent ainsi rouler à terre. Puis Moadh porta à Abu Jalil un coup qui détacha une de ses jambes ; mais alors Akramah, fils d'Abu Jahl coupa avec son cimeterre un bras à Moadh de telle sorte que le membre ne tenait plus au corps que par un lambeau de chair. Ce dernier continua de combattre jusqu'à épuisement de ses forces, puis mettant sous son pied l'extrémité de son bras, il le détacha du corps. Mawud infligea à Abu Jahl une autre blessure mortelle et les deux frères, le laissant inanimé, s'en vinrent annoncer leur victoire au Prophète ; chacun prétendait avoir porté le coup mortel. L'Apôtre voyant leurs deux sabres teints de sang leur dit: « Vous l'avez tué tous deux. » Cependant après plus ample informé il attribua à Moadh la dépouille d'AbuJahl.

Mawud retourna au combat et y gagna le martyre.

Moadh survécut à sa mutilation jusqu'au khalifat d'Othman B. Offan.

On raconte qu'après la fuite des idolâtres le Prophète demanda : « Quelqu'un veut-il aller voir ce qu'est devenu Abu Jahl ? Cherchez-le : vous le reconnaîtrez à une cicatrice qu'il porte au genou. Quand nous étions jeunes tous deux, nous eûmes un jour une dispute pour une place dans un repas donné par Abdallah, fils de Djodhân. Je le poussai ; il tomba, et se fit au genou une blessure dont il a toujours conservé la marque, (i) » AbduUah B. Masud qui, à La Mecque, avait eu beaucoup à souffrir d'Abu Jahl s'offrit, et il le découvrit parmi les

(l) Gaussin de Pçpceval ; Op. cit,

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morts, respirant encore et serrant de sa main la poignée de son sabre comme pour se défendre ; il lui mit un genou sur la poitrine et le tira par sa barbe en disant :

« Dieu le Très Haut t'a abattu, ô ennemi d* Allah ! » Abu Jahl répondit :

« Gardeur de bétail, tu montes bien haut ! Je ne suis pas le premier noble qu'aient tué ses serfs » (faisant allusion aux Anssars, attachés à la glèbe). Alors Abdullah lui abbattit la main qui tenait encore le cimeterre, et s'emparant de cette arme, il s'en servit pour lui trancher la tête qu'il emporta et qu'il fit rouler aux pieds du Prophète. Celui-ci la regarda quelques instants et dit : « Cet homme était le Pharaon de sa nation ! » Puis il se prosterna pour faire « la prière de gratitude (i). »

Abu Jahl était âgé de plus de soixante ans.

Dans la journée de Bedr, un vent de tempête faisait rage. Au moment où une rafale balayait la val lée, Mahomet venu pour exhorter les Musulmans s'écria : « C'est l'ange Gabriel qui vole à votre secours avec mille anges, comme un tourbillon. » A la rafale suivante, il montra l'ange Michel, à une troisième tourmente Azrafil, chacun avec sa troupe d'anges. Puis il prit dans sa main une poignée de gravier et la lança sur les infidèles en disant : « Ils tourneront tous le dos (2). »

(i) Il appert de ce passage qu'il y avait à cette époque dans l'Arabie, comme aujourd'hui dans le Sahara, chez les Touareg des tribus nobles et des tribus serves. Les Mohajers étaient une tribu noble et les gens qui composaient les Anssars appartenaient à des tribus serves.

(2) Les traditionnistes rapportent ce fait à plusieurs combats. Peut-être ce miracle consiste-t-il simplement en ce que le Prophète avait eu le talent de placer sa troupe de ma-

Enflammés par la parole du Prophète, les Musulmans se battirent comme des lions, et malgré la Taillanee des nobles Koréish, mirent leur armée en déroute. Soixante-dix idolâtres furent tués, dont vingt-quatre de la main d'Ali ; autant furent faits prisonniers. Parmi les morts, trente appartenaient aux plus illustres familles de La Mecque.

Les Musulmans eurent quatorze martyrs dont six Mohajers et six Anssars.

A Foccasion de cette victoire, un poète pieux a dit à la louange du Prophète :

O Prince, toi qui a clos la porte (la liste) de la prophétie

[dans ce monde, Toi dont les miracles ont abattu les âmes des ennemis, Toi qui seul as partagé la lune en deux moitiés, Tu as gagné par ta vaillance la bataille de Bedr, etc.

nière qu'elle eût le vent du désert à dos tandis que Tennemi l'avait en face et se trouvait ainsi accablé par la chaleur et aveuglé par le vent et le sable brillants.

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