‹ Vie de Marie-Amélie reine des FrançaisChapitre 14 sur 98 · septembre · texte numérisé non relu

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dans les traits de son mari. Mais il ne devait plus guère ÿ avoir pour eux en Sicile de jours sans nuage. A peine ont-ils repris le cours tranquille de leur vie ordinaire, que les chagrins privés et les chagrins publics leur arrivent tout ensemble. La duchesse douairière d’Orléans avait amené avec elle son chancelier, M. de Folmont, qui jouissait de toute sa Confiance, et la méritait par les services très-réels qu’il lui avait rendus depuis son émigration. Devenu maître absolu de l’esprit de cette excellente, mais faible princesse, M. de Folmont envenima par sa maligne influence de petits débats d’intérêt qui s’étaient élevés entre elle et ses enfants, et parvint à en faire une rupture déclarée. La duchesse douairière, ne tenant nul compte des sacrifices consentis par Son fils et sa fille, ni de tous les témoignages de leur affectueuse déférence, he les recevait plus que comme des étrangers, avec Une ffoideur hautaine; elle affectait de ne se plus montrer a la coiir, comme si le roi et la reine fussent parties contre elle dans ce débat domestique, et l’on s’étonna Enfin d’apprendre un jour que, sans prévenir personne, sans avoir fait remercîmcnts ni adieux aux hôtes qui l’avaient accueillie, elle s’était embarquée pour retourner à Mahon *. Cet éclat déplorable, venu

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