mai
LE PALAIS-ROYAL
l’Eglise mêlées à celles de la cour, elle, chrétienne si fervente, ne paraît avoir assisté qu’à un spectacle qui l’a frappée par son éclat et sa magnificence. Je n’y trouve nulle trace de l’émotion religieuse qui lui était ordinaire au pied des autels, et que sans doute éprouvaient dans les siècles 'précédents les reines et les princesses, témoins de cette grande cérémonie. Exemple suffisant à prouver, s’il en était besoin, que la foi au caractère sacré de l’onction royale était bien affaiblie, si elle n’était entièrement efl'acée, et que la monarchie restaurée des Bourbons n’était plus que de nom la monarchie de saint Louis.
Le retour à Neuilly ne fut pas le retour au repos, et pendant le mois de juin tout entier se succédèrent des fêtes auxquelles la loi de l’étiquette obligeait les personnes royales de se rendre. Ces fêtes finissaient' à peine quand fut donnée à la duchesse d’Orléans la joie depuis longtemps attendue de revoir, son frère chéri le prince de Salerne 1 . Plus de douze ans s’étaient écoulés depuis qu’il avait dit adieu à sa sœur pour accompagner dans l’exil la reine sa mère. Il jouit vivement de la cordiale hospitalité qui lui fut offerte à Neuilly et au Palais-Royal ; il ne jouit pas