M. do Montalivet n’avait pas alors Irentu ans
la société, mal remise sur ses bases, trembla de nouveau dans ces terribles journées, elle sortit de la crise quelque peu raffermie. La démission de M. de Lafayette ‘, que le roi ne désirait pas, mais à laquelle il se résigna, donna au pouvoir plus de liberté d’action contre la faction républicaine. La reine, qui n’était pas insensible à l’exquise politesse du vieux gentilhomme et à sa respectueuse déférence envers elle, le vit s’éloigner avec regret et non sans crainte. Mais elle tarda peu à lui préférer, malgré sa rude écorce, l’ancien soldat de la République et de l’Empire, qui se dévoua alors, sans souci de la popularité, à la tâche patriotique d’aider la France à être librement et régulièrement gouvernée.
L’année 1830, de si grande mémoire, s’acheva au milieu de ces événements.
J’aurai désormais bien rarement à faire entrer dans mon récit des paroles empruntées aux notes quotidiennes de la reine : moins libre de ses mouvements, elle tient son Journal avec moins d’exactitude; l’heure même n’est pas éloignée où elle c.essera entièrement de le tenir. Je dois ajoute! que les cahiers peu nombreux qui en restent