‹ Vie de Marie-Amélie reine des FrançaisChapitre 48 sur 98 · à 19 janvier · texte numérisé non relu

à 19 janvier

-iO

Jamais, depuis sa royauté, elle n’avait goûté mie satisfaction égale à celle qui lui fut donnée alors. Elle embrassa sa fille bien-aimée, et reçut de sa bouche l’assurance répétée qu’elle était heureuse ; elle jugea elle-même, d’après ce qu’elle vit et qu’elle entendit, de tout lé succès obtenu par ses deux fils parmi leurs compagnons d’armes ; elle jouit enfin de voir s’épanouir le cœur et le visage de son mari, qui, trop souvent attristé par les outrages, les complots et toutes les démonstrations haineuses dont il était l’objet immérité, se sentit consolé par l’expression de la vive sympathie de l’armée et la continuité des acclamations populaires. La reine rentra aux Tuileries avec beaucoup de fatigue, mais avec beaucoup de reconnaissance envers Dieu pour la part de contentement qu’il venait de mêler aux trop fréquentes amertumes de sa vie.

Page 1