‹ Vie de Marie-Amélie reine des FrançaisChapitre 67 sur 98 · août · texte numérisé non relu

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Amélie, dans laquelle se révèle une des nuances les plus délicates de son caractère.

Quelques semaines après le lamentable événement, le gouvernement décida que deux statues seraient élevées au duc d’Orléans, l’une à Paris, l’autre à Alger. On fut quelque temps incertain sur l’endroit où serait placée celle qui devait perpétuer le souvenir du prince dans la capitale. 11 arriva qu’un jour cette question se débattit devant la reine. On lui demanda son avis. Avec cette réserve qui lui était habituelle, elle répondit : « Dieu sait toute mon estime pour les qualités de mon pauvre fils, mais je ne trouve pas vraimentqu’il ait eu le temps de rendre à. la France d’assez grands services pour qu’on lui élève une statue à Paris. A Alger, bien, car il a rendu là de véritables services sur les champs de bataille. » N’est-il pas admirable que l’amour maternel, passionné comme il l’était chez elle, lui laissât toute cette liberté, cette impartialité de jugement sur le fils qu’elle pleurait? Mort, comme vivant, elle ne voulait point pour lui de la flatterie.

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