En
CLAREMONT
de Y usurpation de son mari , tout aussi résolftment que ses fils Marie -Amélie repoussa une transaction politique qui eût eu cette signification humiliante, et une seule parole qui sortit alors de sa bouche suffira à faire connaître quelle était làdessus toute sa pensée. Une de ses dames 1 paraissant ne pas bien comprendre d’où venaient les difficultés que rencontrait la fusion : « Mais, ma chère, lui dit très-vivement la reine, vous ne savez donc pas qu’on veut nous faire passer sous les Fourches Caudines ! »
En reportant mes souvenirs vers le mois de novembre 1851, et me plaçant au point de vue de 4 l’histoire pour en envisager les événements, je ne puis assez m’étonner qu’il y ait eu alors un seul homme politique à qui ne se soit pas révélée l’imminence du coup d’Etat. Il est vrai qu’on en parlait continuellement depuis six mois, et que, comme il n’était point venu, c’était une espèce de raison pour cesser d’y croire. Mais comment ne pas reconnaître en cela même une des habiletés du conspirateur pour dérouter et endormir l’opinion publique? Comment ne pas voir que, le 29 novembre, l’Assemblée avait signé son arrêt de mort en ne donnant plus qu’une seule voix de majorité à la