PIÈCES JUSTIFICATIVES
îv. r».
Constance , le 20 ]u|Uet 1597»
« A.H ! si la divinè Providence permet, dans sa miséricorde, que les espérances que nous ayons conçues se réalisent, nous emploierons encore, dans notre malheureuse patrie, d'une manière bien méritoire , au bien de la religion, au service de l'Eglise et à la sanctification de nos concitoyens et de ceux qui ont persévéré , malgré tant de difficultés, d'obstacles et de dangers, et de ceux qui ont été emportés par le torrent, et dont le salut éternel nous est toujours cher, malgré leur aveuglement, leur ingratitude et leurs excès, tout ce qui nous reste de force.
Avec quelle joie je sacrifierons les dernières années, peut-être les derniers jours, à rassembler les pierres du sanctuaire dispersées, à rappeler lespeuples égarés à Dieu, à Jésus-Christ, à sa religion sainte, le plus solide fondement du bonheur
de Fhomme et de la tranquillité des sociétés ; et quelle joie de travailler encore avec vous à l'œuvre de Dieu » !
De Constance , le i«. décembre 1797.
a C'est de Dieu seul , c'est de sa bonté et de sa miséricorde que j'espère le salut de notre trop malheureuse patrie 5 confiance , résignation à sa volonté sainte , prières ferventes et continuelles : voilà toute ma politique. Mais combien je fais de vœux pour que la Providence divine ne permette pas que le flambeau de la foi s'éteigne en France, et pour le retour de l'ordre, de la justice, de la religion et de la monarchie » i
N*. iir.
Du château de Wollenburg, le i5 novembre 1797.
« Grand Dieu , que de maux nous accablent î Ah I combien nous sommes malheureux ! Fiat voluntas. Résignons-nous, et espérons dans la miséricorde de notre Dieu, toujours juste, toujour* saint , toujours grand, et dont nous devons adorer les impénétrables décrets , et profitons de nos épreuves pour expier nos péchés et mériter une meilleure patrie ».