‹ Vie de Messire Antoine Éléonore Léon Leclerc de Juigné archevêque de Paris, duc et pair de France, et ancien évêque de ChalonssurMarneChapitre 12 sur 17 · N°. IV · texte numérisé non relu

N°. IV

Constance, le 17 juillet 1798.

« Ah ! si nous pouvions voir Tordre rétabli dans notre France, nos augustes Princes y rentrer, et la religion y refleurir , quelle consolation nous en ressentirions ! Sans doute nos travaux seroient immenses ; mais, enfin* ce seroit avec bien de l'empressement que nous sacrifierions notre repos,notre vie toute entière, au salut de nos malheureux corn» patriotes, si étrangement égarés ».

A Erckeim , le ta septembre 1799,

« Voilà une liste bien affligeante ! Comment pourra-t-on jamais remplacer tant de fidèles ministres du premier et du second ordre, sans que le clergé ait pu se renouveler? comment pourra-t-on suffire à donner aux fidèles des pasteurs et des guides, et les secours spirituels dont ils auront un si grand besoin! Ces pensées sont bien désolantes. Il faut s'en reposer dans le sein de la divine Providence. Dieu saura , s'il le veut, susciter des enfans à Abraham, des pierres mêmes. Ne cessons donc de mettre notre confiance en lui, sans nous écarter de la plus entière soumission à ses impénétrables décrets. Que sa sainte volonté soit faite ».

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