‹ Vie de Mgr de Laval [microforme] (volume 2)Chapitre 12 sur 95 · RO · texte numérisé non relu

RO

res.

écit

justement mérité l'estime et l’approbation du roil; ce grand homme, faisant la visite de son diocèse, était mené dans un petit canot d’écorce par deux paysans, sans autre suite qu’un seul ecclésiastique ?, et sans rien porter qu’une crosse de bois, une mitre fort simple, et les ornements absolument nécessaires à un évêque d’or, comme disent les auteurs en parlant des premiers prélats du christianisme.

‘ Comme il se trouvait, dans ce misérable canot, exposé à toutes les injures de l’air, il arriva à Montréal après avoir reçu toute la pluie qui fut excessive en ces quartiers, le 21e jour de mai.

‘“ La fête de la Pentecôte, qui était proche, l’obligeant de s'arrêter dans cette île, pour la consolation des Français, dont plusieurs ne l’avaient pas encore vu, il promit à nos Pères que dès le lundi suivant, 25 mai, il irait visiter leur mission de Saint-François-Xavier, à la Prairie de la Madeleine * ; et il les pria de dire aux sauvages la tendre affection qu’il avait pour eux.

‘ Cette nouvelle réjouit infiniment toute la bourgade ; et comme on a toujours enseigné à nos néophytes l'estime due au caractère et aux mérites d’un si digne évêque, on ne peut exprimer ni la joie que leur causa la seule espérance de le voir, ni la ferveur qu’ils apportèrent d'eux-mêmes à disposer toutes choses pour le recevoir le mieux qu’il leur

1 — Notons ce passage ; il prouve la réputation de sainteté de Mgr de Laval en France ; il confirme aussi ce que nous avons dit de la confiance dont il jouissait à la Cour.

2 — M. de Bouy, dont le nom est mentionné plus loin,

3 — Cette mission s'appelait aussi Saint-François-Xavier-des-Prés,

b4 VIE DE MGR DE LAVAL

serait possible, Aussi, dès le même jour, commencèrentils à nettoyer et à aplanir les avenues, les rues et la place de leur village; ce qu’ils continuèrent encore le lende-

main, veille de la Pentecôte.

‘ Le lundi, qui en était 1a deuxième fête, ayant entendu la sainte messe, ils demandèrent au P. Frémin, leur prin-

cipal missionnaire, la permission de travailler ! aux préparatifs qu’ils n'avaient pu faire plus tôt. L’ayant obtenue, ils allèrent tous au bois, et en rapportèrent chacun leur charge de branchage, dont ils formèrent une allée agréable dans la grande place, depuis leur chapelle jusqu’au fleuve. Au bout de cette allée, sur le bord de la rivière par où l’évêque devait arriver, ils avaient placé une petite estrade, élevée sur l’eau d'environ deux pieds. Au milieu de la même allée, ils avaient dressé un berceau, et un autre tout

au bout, qui joignait la chapelle.

‘ Les travaux achevés, ils s’en allèrent tous se parer de leurs plus beaux vêtements, pour accourir au premier | signal qui leur serait donné.

| ‘ Comme le ciel était très serein ce jour-là, on découvrit de loin, sur la petite rivière, le c: ot qui portait notre grand prélat. Tout aussitôt le P. supérieur, montant sur le sien, s’en alla au-devant de Sa Grandeur. La cloche de’

l’église commença en même temps à sonner, et chacun accourut là où l’évêque devait débarquer. Le P. Frémin se mit sur la droite, à la tête de tous ses sauvages, et le P.

1 — Le lundi et le mardi de la Pentecôte étaient, à cette époque, fêtes d'obligation.

Cholénec prit la gauche, ayant avec lui tous les Français, qui demeuraient en assez bon nombre à la Prairie.

‘ Un des capitaines Hurons et un des anciens de Ia nation se placèrent sur l’estrade; et le capitaine cria en langue huronne, au moment où le prélat était encore à quelques pas du bord : ‘ Evêque, arrête ton canot, et ‘ écoute ce que j’ai à te dire.” |

‘ Sa Grandeur s'étant fait expliquer ce compliment sauvage, prit plaisir à cette naïveté, et s'arrêta volontiers pour écouter ces deux orateurs qui le haranguèrent l’un après l’autre, en l’assurant de leur joie, et de l'espérance qu’ils avaient qu’il les comblerait des bénédictions du Ciel. Ils louèrent son esprit, sa vertu, sa dignité, qui l’élèvent au-dessus des autres maîtres de la foi et de la prière. Puis ils l’invitèrent à prendre terre chez eux, lui disant qu’ils le conduiraient, selon son désir, dans la maison du grand Maître de nos vies.

‘ Mgr de Laval mit pied à terre; et s'étant revêtu du camail et du rochet, il donna la bénédiction à tout le monde, qui était à genoux.

‘ Le P. Frémin entonne aussitôt le Veni Creator en langue iroquoise, secondé par tous les sauvages, hommes et femmes, selon leur coutume. Ils le suivent en procession le long de l’allée qui a été faite pour ce sujet. L’évêque marche après eux, ayant à sa suite M. de Bo:::, son prêtre, et M. Soûart, supérieur du séminaire de Saint-Sulpice; puis le P. supérieur et le P. Cholénec, fermant la marche, avec les Français, chantent alternativement en latin avec eux le Veni Creator, qui a été entonné en sauvage.

‘‘ On arriva en cet ordre au premier berceau, sous lequel Monseigneur s'étant arrêté, un capitaine des Onnontagués et un autre des Onneyoüts le haranguèrent au nom des cinq nations iroquoises.

‘ On s’avanca ensuite jusqu'au deuxième berceau, sous lequel Sa Grandeur fut haranguée, pour la troisième fois, par notre fervent dogique !, nommé Paul, qui, accontumé de parler souvent en public, pour instruire ses frères, fit ici son compliment avec une force d'esprit, une piété et une éloquence incroyables dans un sauvage.

‘ Etant donc monté sur un tronc d’arbre, qui lui sert de chaire, il fait le signe de la croix; et, levant les yeux et la voix vers le ciel, il remercie Dieu de la grâce qu’il leur fait de leur envoyer le saint évêque, son lieutenant, et demande celle de profiter de sa visite. Puis s'adressant à

Sa Grandeur, il la loue de son zèle et de sa charité pour

les âmes, lui rendant mille actions de grâces pour ses : soins également étendus sur les Français et sur les sauvages.

‘ Ce discours terminé, le prélat entre dans l’église, où le P. Cholénec, en surplis, lui présente l’eau bénite. Puisil donne la bénédiction du saint Sacrement. Les Français et les sauvages chantent, encore à deux chœurs, le Pange lingua, l'Are Maris stella et le Domine salvum fac Regem ; après quoi, lessauvages alternativement chantent un second motet du saint Sacrement. ”

1 — Dogique est le nom que l’on donne à ceux qui font les fonctions de catéchistes, chez les sauvages.

On ne peut s'empêcher d'admirer la solennité de cette réception de Mgr de Laval chez les sauvages de la Prairie. Tout y avait été préparé avec soin; tout y était propre à frapper l’esprit de ces populations, et à leur donner une haute idée de celui qu’elles se plaisaient à appeler le saint évêque.

Cette estrade préparée au lieu du débarquement, cette avenue plantée d’arbres, ces pavillons de verdure où l’évêque devait s'arrêter pour recevoir les adresses, ces adresses elles-mêmes présentées au prélat par les Hurons, d’abord, le premier peuple de ces contrées converti à la Foi, par les Iroquois ensuite, puis par la communauté tout entière, représentée par le dogique : tout cela, au milieu de cette nature encore sauvage et de ces forêts encore vierges, nous produit l’effet d’un rayon de soleil qui vient subitement éclairer un tableau, d’une oasis charmante au milieu d’un désert.

Si Mgr de Laval eût été évêque en France, il aurait pu être l’objet de quelques réceptions plus éclatantes ; à coup sûr, il n’en aurait pas eu de plus sympathiques.

‘* Le salut achevé, continue le récit, Monseigneur étant arrivé dans notre maison, et voyant que les sauvages le suivaient, fit entrer les hommes dans notre chambre, leur donnant à tous sa main à baiser, et leur faisant mille caresses, surtout à ceux qu’on lui disait être les plus fervents. Etant passé dans une autre chambre voisine de la chapelle, il permit aux femmes d'y entrer, ct loua leur piété, en proportion du bien qu'on lui disait de chacune

d'elles. Puis il les congédia en donnant à toutes sa bénédiction.

‘ Des Iroquois infidèles, arrivés depuis peu de leur pays, et ne respirant encore que la guerre et la fierté, le reçurent aussi, en lui rendant tous les mêmes devoirs et toutes les mêmes soumissions que nos chrétiens; comme si la présence d’un si bon pasteur eût changé ces loups cruels en de doux agneaux.

‘Le lendemain, qui était la troisième fête de la Pentecôte, fut véritablement un jour de descente du Saint-Esprit sur cette mission, par la grâce des sacrements que Monseigneur y conféra avec toute la bonté et la joie possibles, et que nos sauvages reçurent avec une modestie et une dévotion admirables.

‘“ Il] commença de grand matin par le baptême de dix adultes, quatre hommes et six femmes, Il continua par trois mariages qu’il bénit; après quoi, il dit la messe, pendant laquelle nos sauvages chantèrent de leur mieux et communièrent pour la plupart de sa main.

‘ Il leur donna aussi la confirmation, en permettant aux Français qui ne l’avaient pas encore reçue de se joindre aux sauvages, ‘‘ pour lesquels seuls, dit-il, je suis venu.” Le P. Frémin répéta en sauvage l’exhortation que le prélat fit en notre langue.

‘ La matinée s'étant ainsi passée, on fit en son nom un

grand festin à tous nos sauvages dans la cabane du dogique. Comme ils surent que Sa Grandeur voulait y assister, ils préparèrent pour lui et pour sa suite des places qu'ils

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ornèrent de leurs meilleures couvertures et de leurs plus beaux vêtements.

‘* Le festin fut plus long en harangues, en chant et en cérémonie, qu'à manger. Lorsqu'il fut achevé, Monseigneur ne se contentant pas de la faveur qu’il avait faite à tous en général, voulut encore, par un excès de sa bonté et de sa condescendance ordinaires, visiter chaque famille et chaque particulier dans sa propre cabane. Nos sauvages ne s’en furent pas plus tôt aperçus, que, pour reconnaitre une faveur si grande, ils ornèrent leurs cabanes de tout ce qu’ils avaient de plus précieux dans leurs petits magasins, préparant une place pour y faire asseoir Sa Grandeur, et étendant à ter:e, les uns des branchages, les autres des nattes bien travaillées, d’autres des belles peaux, d’autres des couvertures de ratine et de semblables étoffes. Monseigneur fut on ne peut plus content et édifié de ces sincères témoignages d'affection et de respect.

‘ Comme nos meilleurs chrétiens se signalèrent en cette occasion, il fut aisé de remarquer que le principe qui les faisait agir était un vrai motif de piété et un juste désir de la gloire de Dieu, qu’ils regardaient, par la foi, dans leur prélat, comme dans sa vive et parfaite image.

‘ Quoiqu'il se fît tard quand il eut visité tout le monde, la passion qu’il montrait de leur pouvoir rendre service, et l’ardeur que témoignaient quelques parents de lui faire baptiser leurs enfants, furent cause que nous lui en présentâmes sept, auxquels il conféra tout aussitôt le sacrement de baptême. Il assista ensuite au salut, qui fut célébré avec pompe comme le jour précédent.

‘* Le lendemain, Monseigneur ayant encore voulu dire la messe à nos sauvages, ils la chantèrent très bien à leur ordinaire. Sa Grandeur reprit ensuite le chemin de Montréal, tout le monde l’accompagnant jusqu’à la rivière, comme on avait fait à son arrivée.

‘ Lorsqu'il fut sur le point de rentrer en son canot, on se mit à genoux pour recevoir sa bénédiction. Illa donna à toute l’assemblée, qui le suivit tant qu’elle put, et dont il emporta tous les cœurs en leur laissant le sien 1, ”

Nous avons tenu à transcrire ici intégralement ces pages si suaves dans leur naïveté, d’abord, parce qu’elles nous montrent Mgr de Laval à l’œuvre dans une des fonctions du saint ministère qu’il affectionnait le plus, ses visites épiscopales, et qu’elles nous donnent, pour ainsi dire, le résumé d’une de ses journées pastorales, puis, parce qu’elles nous font voir les qualités aimables de ce grand et saint évêque.

On l’a représenté bien des fois, et avec raison, comme un homme d’une effrayante austérité, et l’on a dit qu’il avait été un saint François d’Assise par la mortification de sa vie. On a comparé son zèle pour le salut des âmes à celui

de saint François-Xavier, sa force d’âme à celle d’un saint Ambroise. Mais l’on n’a pas assez fait valoir ce beau côté

de sa nature si riche et si merveilleuse, cette facilité étonnante avec laquelle il savait se faire tout à tous, et qui rappelait si bien les vertus du bon saint Fr-nçois de Sales,

1 —- Relations inédites de la Nouvelle-France, t. IT.

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En lisant le récit que nous venons de citer, on a pu remarquer avec quelle bonne grâce le pieux évêque se prêtait à tout ce qu’on lui demandait, quand il s'agissait de faire plaisir à quelqu'un, même au plus humble de ses enfants, même aux pauvres sauvages. C'était assurément l'effet d’une grande vertu ; car, on le sait, il n’y a généralement rien d'attrayant chez les sauvages : tout est laideur et malpropreté sur leurs personnes et dans leurs cabanes ; tout y est répugnant pour la nature. Et cependant le prélat leur témoigne plus de condescendance qu’il n’en montra jamais pour la plus aimable société.

À son arrivée dans cette mission, il est assailli par une série de harangues et de démonstrations de toutes sortes ; il se soumet à tout, la joie dans le cœur et la bénédiction sur les lèvres.

On s’empresse autour de lui, on le suit, on l’accompagne

partout ; il ne montre pas la moindre fatigue. Chacun de

ces sauvages, hommes et femmes, désire le voir de près: à l'exemple du divin Sauveur, il laisse approcher de sa personne tous ses enfants sans distinction. Il baptise, il confirme, il bénit des mariages, il donne la sainte communion ; il va même de cabane en cabane visiter ces pauvres sauvages, les consoler dans leurs misères, et répandre

parmi eux un rayon d'espérance et de joie. On ne peut s'empêcher d'admirer la bonté du premier évêque de Québec, et Les effets de la grâce dans cet illustre rejeton de la famille des Montmorency-Laval.

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De cette belle démonstration des sauvages en l’honneur de Mgr de Laval, lors de sa visite pastorale à la mission de la Prairie, il ne faudrait pas conclure que leur nombre était très considérable. Les nations sauvages étaient peu populeuses : l'élite chrétienne qui composait les missions sédentaires ne pouvait l’être elle-même.

‘ La mission de Saint-François-Xavier, outre la chapelle et notre maison, écrivait au commencement de 1677 le P.

Cholénec, se compose de vingt-deux cabanes, habitées par

des Hurons et des Iroquois 1.”

Cette mission venait alors d’être transférée à quelque distance de la Prairie, sur les terres qui bordent le Saut- Saint-Louis, où les sauvages avaient trouvé un sol moins humide et plus approprié à leur culture du blé-d’inde. Mais l’organisation de la mission n'avait pas changé. ‘ Elle est gouvernée, dit le P. Cholénec, par les mêmes capitaines qu’à la Prairie, savoir : deux capitaines hurons et deux capitaines iroquois.”

On y respirait aussi le mêue parfum des vertus chrétiennes. ‘‘ C’est une chose belle, ajoutait le Père, et qui cause sans doute bien de la joie à tout le paradis, de voir le repos, la douceur, l’union, la piété, la dévotion et la ferveur de nos sauvages dans ce nouvel établissement.”

On voyait, en effet, des barbares, qui s'étaient entregorgés jusque-là, vivre maintenant‘ en paix dans la même mission et pour ainsi dire sous lie même toit, grâce

1 —. Il est probable qu'il y avait souvent plusieurs familles sous le même toit.

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l'influence de la religion chrétienne. C'est ce qui faisait dire à un missionnaire : ‘‘ Dieu semble avoir permis, pour étendre en ce nouveau monde le royaume de l'Evangile, que les Iroquois portassent la guerre dans des pays éloignés..…. Ils en ont ramené une multitude de captifs ; et ce sont ces captifs, et les Iroquois, leurs vainqueurs, qui viennent eux-mêmes habiter ici avec leur proie, afin de devenir tous ensemble de fervents chrétiens: Hübitabit lupus cum agno 1.”

‘ On peut juger de toutes les missions du Canada par

celle de Saint-François-Xavier-du-Saut, écrivait Mgr de Saint-Valier.…. C’est là qu’on a vu dans la personne de Catherine Tégakouïta la première vierge chrétienne que la nation Iroquoise ait donnée à l'Eglise de Jésus-Christ... Deux autres ont eu le bonheur et le courage de la suivre, en faisant vœu de virginité, à son imitation. Ce sont deux anges sur la terre; elles vivent comme si elles n'avaient point de corps, et elles emploient tout leur temps au travail et aux exercices de piété. Une d'elles s'étant trouvée dans une occasion. où deux sauvages avaient entrepris de lui faire violence, elle prit un tison ardent, et les mit tous deux en fuite ?. ”

Puis il raconte les pratiques vraiment héroïques que les sauvages de la Mission s'étaient imposées pour chaque jour, chaque semaine, chaque mois et chaque année. En lisant ces pages de Mgr de Saint-Valier, on se croirait transporté

1 — ‘* Le loup habitera avec l'agneau. ” (Isaie, IT, 6.) 2 — Etat présent de l'Eglise.

au milieu des merveilles de la vie cénobitique si bien décrites par l’auteur des Moines d'Occident.

La mission du Saut-Saint-Louis s’accrut peu à peu, et prit même assez de développements pour pouvoir fournir un contingent précieux à la petite armée que leva M. de la Barre !.

Ce gouverneur écrivait au ministre en 1683 : ‘‘ Les PP. jésuites, qui ont acquis au roi, dans la mission du Saut-Saint-Louis joignant la Prairie de la Madeleine, deux cents bons soldats iroquois, y ont souffert un grand accident, leur église ayant été rasée d’un coup de vent de fond en comble. Une charité de Sa Majesté serait bien appliquée à cette réparation ; et le maintien de cette mission est d’une grande importance ?. ”

Cette lettre de M. de la Barre confirme ce que nous avons

déjà dit plusieurs fois, que les jésuites savaientallier, dans leurs missions sauvages, les leçons de la vertu et de la religion à celles du plus pur patriotisme.

1 — Successeur de M. de Frontenac, en 1682.

2 — Lettre de M. de la Barre au ministre, 1685.

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