‹ Vie de Mgr de Laval [microforme] (volume 2)Chapitre 70 sur 95 · EN PACE RTE RME · texte numérisé non relu

EN PACE RTE RME

GNT EN Ne DE QE Do

Laval; et au-dessous, sur le devant du piédestal, on lit les

vers suivants :

Les maisons de Laval et de Montmorenci Formérent la haute naissance

De ce premier prélat de la Nouvelle-France, Dont l’image paraît ici.

Il effaça tous ses ayeux.

Dieu, par la sainteté, le mit au-dessus d'eux. Il lui donna pour héritage

Le Canada Français, le Canada sauvage,

Et, sous un tel pasteur, le troupeau fut heureux.

La gravure de Duclos fut faite d’après un portrait l'huile représentant Mgr de Laval tel qu’il pouvait être l’âge de soixante ans, c’est-à-dire, vers 1682 1.

M. Tremblay, qui n'avait connu Mgr de Laval que de 1687 à 1692, écrit quelque part que ce portrait, ainsi que la

, quelque part q P , q gravure qui l’avait reproduit, représente bien le prélat tel qu’il était en 1688. Ce portrait est conservé au séminaire de Québec.

Il y en a un autre qui se trouve au palais épiscopal de Québec. Mgr de Laval y est représenté beaucoup plus vieux: sa tête semble fléchir sous le poids des ans, sa bouche est dégarnie de dents, la figure est ridée. Ce portrait est probablement celui qui fut peint par les ordres de Mme de Champigny, sur les dernières années de Mgr de Laval.

Cette pieuse dame avait, nous dit le frère Houssart, le privilège, à cause de sa vertu et de son mérite, d’entrer

1 — On fit des copies plus ou moins ressemblantes de cette gravure en 1844 et 1845. |

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5, Sa Ce dres

quelquefois dans sa chambre 1, afin de procurer sans doute au saint évêque ces mille soins attentifs qu’une femme seule peut donner. Elle avait obtenu, comme faveur, la permission de faire peindre Mgr de Laval.

C’est ce portrait qui plaisait le plus au frère Houssart, parce qu’il lui rappelait mieux, sans doute, les traits de celui qu’il avait connu et servi dans ses dernières années. Il reprocha un jour à M. Tremblay d’avoir fait faire sa gravure d’après l’autre portrait.

‘ Le frère Hubert, écrit M. Tremblay en 1711, prétend que nous avons mal fait de ne nous pas servir du tableau de Mme de Champigny, qu’on a fait très grossièrement, et que ces images ne lui ressemblent point. Le tableau sur lequel on les a gravées, ajoute M. Tremblay, lui ressemblaïit bien en 1688.”

Le frère Hubert Houssart et M. Tremblay avaient sans doute raison, chacun de son côté; etles deux portraits pouvaient être parfaitement ressemblants à Mgr de Laval. Seulement, il y avait entre les deux une différence de vingt ans.

1 — Abeille, vol. I, No, 9.

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