‹ Vie de Mgr de Laval [microforme]Chapitre 45 sur 163 · lielations des jesuites, 1659, — Latour, p · texte numérisé non relu

lielations des jesuites, 1659, — Latour, p

est si exemplaire, qu’il tient tout le pays en admiration 1.”

‘ Jamais, dit le P. Lalemant, le Canada ne pourra reconnaître les immenses obligations qu’il a à notre incomparable reine (Anne d’Autriche), d’avoir comblé tous ses bienfaits par le plus précieux de tous ceux qu’elle pût faire, en lui procurant un tel pasteur. Cette faveur a tant d’approbation, que tout le monde, Français et sauvages, ecclésiastiques et laïques, ont tout sujet de s’en louer, ét d'espérer que Dieu conservera un pays qui est pourvu ‘une si sainte et si forte protection ? .”

‘‘ Les jésuites, dit la sœur Juchereau, s’employèrent pour avoir un évêque qui fûx plein de zèle, et qui ne cherchât que la gloire de Dieu et le salut de son troupeau. On ne pouvait mieux répondre à leurs désirs qu’en nommant à cette dignité Mgr de Laval, connu en France sous le nom de l’abbé de Montigny... On le reçut avec toutes les marques de la plus grande distinction . ”

Et M. d’Argenson, gouverneur du Canada: ‘Je ne puis, dit-il, assez estimer le zèle et la piété de M. de Pétrée. C’est un vrai homme d’oraison, et je ne fais aucun doute qu’il ne fasse grand fruit en ce pays { .”

De son côté, M. Boucher, gouverneur des Trois-Rivières, écrivait: ‘‘ Nous avons un évêque, dont le zèle et la vertu sont au delà de tout ce que je puis dire 5.”

1 — Lettre historique 57e.

2 — Relations des jésuites, 1659.

3 — Histoire de l’'Hôtel-Dieu de bec.

4— Archives de la province de Québec, Correspondance de M. D’Argéenson. / ’b— Histoire... de la Nouvelle-France, 1663.

Ent parlar teur d

La 1 coup d yeux d

vaissea Québec Des fiè bord.

sonnes, réal, 601 plupart sur mer, pays fut remplit.

Mgr di l'exemple tué de bo:

la ville de de. dévou Quelque ch ment à li servir les

peut pour Mais il n°\

1— Anidle

Enfin, la sœur Morir, de l’Hôtel-Dieu de Montréal, parlant de l'évêque de Pétrée, l'appelle ‘ un grand serviteur de Dieu, et un homme tout apostolique !. ”

La Providence voulut qu’une triste calamité vint tout à coup donner occasion à Mgr de Laval de faire éclater au:: yeux des Français de la colonie sa charité héroïque. Le vaisseau qui était parti de France avant lui, n’arriva À Québec que le7 septembre, apportant ici la contagion. Des fièvres pourprées et pestilentielles s'étaient déciarées À bord. Il y avait sur le navire plus de deux cents personnes, presque toutes destinées pour la colonie de Montréal, sous la conduite de MM. Vignal et Lemaîtrz: ln plupart étaient atteintes de la :aaladie, Huit moufurent sur mer, et un grand nombre après leur arrivée. Tout le pays fut infecté de la contagion. et l'hôpital de Québec se remplit.

Mgr de Laval voulut donner lui-même à ses prétres l'exemple du zèle. Formé à l’école de M. de Bernières, habitué de bonne heure, à l’ermitage et dans les hôpitaux de ha ville de Caen, à pratiquer les œuvres les plus admirables de. dévouement, il s'estimait heureux de pouvoir faire quelque chose de semblable à Québec. ‘‘ Ilest continuellement à l'hôpital, écrivait Marie de l'Incarnation, pour servir les malades et faire leurs lits. On fait ce que l’on peut pour l’en empêcher, et pour conserver sa personne, mais il n’y a point d’éloquence qui le puisse détourner

1 — Annales de l Hôtel-Dien de Montreal.

de ces actes d'humilité. Le P. DeQuen !, par sa grande charité, a pris ce mal, et en est mort 2.”

L'exemple du bien est contagieux comme celui du mal, On comprend le merveilleux effet que dut produire, non seulement sur les prêtres, mais sur les laïques, la vue de leur évêque se dévouant ainsi pour sauver son troupeau, prêt à donner sa vie, s’il le fallait, stimulant le zèle et la charité de tous ceux qui l’entouraient. Plus heureux que son quatrième successeur, Mgr d’Auberivière, qui mourut victime du même zèle 3, il fut épargné ; et par ses prières il obtint bientôt de Dieu la cessation du fléau.

1 — C’est lui qui, remontant le Saguenay, en 1652, avait découvert le lac.Saint-Jean, appelé en montagnais Pacouagami.

2 — Lettre historique 57e. — M. de la Colombière, Eloge funèbre. — D'après la sœur Morin, on avait coutume, à Québec, sitôt qu'un pavire venant de France était en vue, d’aller au devant, en canot d'évorce, ‘‘* pour voir les amis, et savoir plus tôt des nouvelles de France.” La Sœur raconte que le P. DeQuen alla ainsi au devant du vaisseau qui portait Mile Mance, et que c’est ainsi qu’il prit, à bord, cette maladie du pourpre dont il mourut. (Annales de l’Hôtel-Dieu de Montréal.)

3 — Le 20 juin 1740, treize jours après son arrivée à Québec, à l'âge de 29 ans. Il était né à Grenoble le 17 juin 1711, et était, par conséquent, un compatrices de Mgr de Saint-Valier,

Mgr de ñux — $

Nous avait ét belle ég encore ment ch ursuline.

# Chez äpparten detrois n

maison Je quoique

suffisait } montrait tait au co:

de moins aux pauvy:

1— M, de

échappé jusc dans son am

Page 1