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Montréal, intéressés à l'avoir dans leur ville naissante, À cause des richesses dont il y disposait en faveur des colons, M. de Queylus lui-même, avant de partir pour la France, avait donné à entendre que son absence ne serait :longue, et qu’il reviendrait bientôt, après avoir fait décider ce qu'il appelait encore la question de juridiction. ‘‘ Nous avions toujours espéré, écrivait en 1660 M. D’Argenson, que M. l’abbé de Queylus nous apporterait l’entière décision
pour notre Eglise; cela me fait croire que les affaires ne
sont pas encore terminées 1,”
On voit si Mgr de Laval avait raison de se défier de ceux qui mettaient toujours ainsi en question son autorité.
Il ne manqua pas d'exposer à la Cour ses craintes sur le retour de M. de Queylus au Canada. Aussi, du moment
peu plus loin: ‘‘En 1661, dit-il, environ le temps de la mort de M. Lemaître, M. l'abbé de Kélus revint au Canada incognito, venant de Rome. Ce fut pour lors qu’on l’obligea de repasser. ” (Histoire du Canada, par M. de Belmont, publiée par la Société historique de Québer, p. 10 et 11. — M. François Vachon de Belmont, ordonné prêtre par Mgr de Laval en 1681, fut supérieur du séminaire de Montréal de 1701 à 1732.)
Ce fut bien, en effet, en 1661, comme nous le verrons, et non pus en 1659, que M. de Queylus fut forcé par l'autorité de repasser en France. En 1661, il y eut, à cet effet, une lettre de cachet : en 1669,
uviqu’en dise M. Faillon (Histoire de la colonie française, t. IT, p. 346), il n’y eut pas d'autre lettre adressée de la Cour au gouverneur du Canada, que celles du 31 mars et du 14 mai que nous avons citées. Dans cette dernière, le roi disait expressément à M. D’Argenson: ‘* Je désire que vous ménagiez en sorte les choses, que les vicaires du dit sieur archevêque aient sujet de se louer de votre conduite, ” M. D’Argenson était tout préparé par son esprit de conciliation à se conformer sur ce point aux désirs du roi; mais il n'eut d’ailleurs sun occasion de sévir: ‘ M. de Queylus s’est bien comporté, ” écrit-il.
1-- Archives de la province de Québec, Correspondance de M. D'Ar genson. *
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