‹ Vie de Mgr de Laval [microforme]Chapitre 51 sur 163 · Archi · texte numérisé non relu

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que l’on eut connaissance que celui-ci se préparait en effet à partir, le roi lui adressa la lettre énergique suivante:

‘M. l'abbé de Queylus, ayant été informé que vous faisiez état de partir au plus tôt par le premier vaisseau pour retourner en Canada, et ne désirant pas, pour de bonnes considérations, que vous fassiez ce voyage, je vous écris cette lettre pour vous dire que mon intention est que vous demeuriez dans mon royaume; vous défendant très expressément d’en partir sans ma permission expresse. À quoi m'assurant que vous satisferez, je ne vous ferai la présente plus longue, que pour prier Dieu qu’il vous ait, M. l’abbé de Queylus, en sa sainte garde !.”

Cette lettre, datée du 27 février 1660, fut suivie d’une autre, adressée quelques jours plus tard, à M. D’Argenson, gouverneur du Canada, pour l’informer de cette défense du roi, et pour lui recommander de travailler à maintenir l’autorité ecclésiastique de l’évêque de Pétrée, et à empêcher tout ce qui pourrait être à son détriment,

M. de Queylus se voyant frustré, par ces lettres, de . l'espoir de retourner bientôt au Canada, on imagina, pour faire lever la défense royale, de faire signer par M. de >retonvilliers, supérieur de Saint-Sulpice, à Paris, et l’un des associés de la Compagnie de Montréal, une déclaration par laquelle celui-ci promettait que tous les ecclésiastiques résidant à Montréal, ou qu’on y enverrait à l'avenir, ne reconnaîtraient d’autre juridiction que celle

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