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tt Canuda, Rapport de M. l'abbé Verreau, 1874.)
Le saint-siège répondit d’une manière ferme et catégorique. ‘ Il donna ordre au nonce, dit M. Faillon, d’empêcher l’exécution des bulles accordées à M. de Queylus, de peur que tout le fruit de la mission du Canada ne fût perdu ; et l’on fut d'avis de faire savoir à cet abbé, au nom de la Propagande, ou au nom du souverain pontife, qu'il n'eût à s’attribuer aucun droit dans la colonie de Montréal !, ”? !
M. de Queylus était parti pour la France: la paix et l'union étaient rendues à l'Eglise du Canada.’ Plus tard, en 166$, nous le verrons revenir à Montréal ; raais alors les circonstances seront changées. L’archevêque de Rouen ayant dû renoncer à toute prétention sur l'Eglise du Canada ?, autorité seule de Mgr de Laval y sera reconnve ; et ce prélut non-seulement accueillera M. de Queylus avec bonté et faveur, mais reconnaîtra son mérite éminent en le
nommant son grand vicaire à Montréal.
1— Histoire de la colonie française, t. IT, p. 494. 2— 11 n’y renonça cependunt tout à fait, que lorsque Québec fut
| érigé en évêché. Colbert lui écrivit alors qu’il ne voyait aucun moyen
de forcer la congrégation ‘onsistoriale à mettre Québec dans l’archevéché de Rouen. ‘‘ Le pape, dit-il, prétend que vous n'avez pu acquérir aucun droit de ce côté.” Il invitait cependant l'archevêque à faire un
L mémoire sur ce sujet. Le mémr::e fut fait, et envoyé par Colbert à
l'abbé Bourlemont, à Rome, avec ordre de le présenter au saint-siège étau cardinal Rospigliosi. ‘‘ S'ils résistent, disait Colbert, n’insistez pas : acceptez l'évêché relevant du saint-siège, jusqu'à ce qu'il: ait un wchevèché au Canada, ” Les prétentions de l’archevêque de Rouen ne farent pas maintenues par les bulles de l’évêché de Québec. (Archives
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