‹ Vie de Mgr de Laval [microforme]Chapitre 64 sur 163 · Jou 2 — Juge France, pa · texte numérisé non relu

Jou 2 — Juge France, pa

et de!

a Comde son

e Laval clésias.

| clergé à cœur )rotéger R civils, nanière

lité, et était en e Laval , dit-il, ore par en au- | Avant rerneur il ya

emière t,ily

ot me memes. cmt emnnstnn antenne

eut quelquefois conflit de juridiction entre le tribunal civil et le tribunal ecclésiastique, ou contestation sur les matières qui devaient être du ressort de l’un ou de l’autre. C'est ainsi que, vers la fin de février 1661, il y eut, dit le Journal des jésuites, ‘‘ grande brouillerie entre les puissances ; on en pensa venir aux extrémités au sujet d’une sentence portée par Mgr l’évêque contre Daniel Uvil, prisonnier hérétique relaps, blasphémateur et profanateur des sacrements: cujus crimina utrumque forum sibi vindicabat.” Le coupable fut enfin condamné par le tribunal civil ‘ à être pendu, ou plutôt arquebusé,” le 9 octobre de la même année 1, Plus tard, après la création du conseil souverain, de nombreux conflits éclatèrent aussi entre ce haut tribunal et l’officialité. On voulut même, en certaines circonstances, contester les droits et l’autorité du tribunal ecclésiastique, sous prétexte que celui qui l'avait établi n’était pas évêque de Québec ?. Mais l’officialité créée par le vicaire apostolique n’en continua pas moins utilement son œuvre, et rendit les plus précieux services à l'Eglise du Canada. L'évèque de Pétrée avait donc réussi à donner à son vicariat apostolique une première organisation. Aux jésuites était dévolue la charge d’évangéliser les sauvages, jusqu'aux endroits les plus reculés ; la colonie de Montréal était desservie par les messieurs de Saint-Sulpice; celle de

l-- Journal des jésuites.

2 — Jugements et Délibéraïions du Conseil Souverain de la Nouvelle- France, passim.

Page 1