Ps. 147, v
4 — Matth. , XIII, 44.
ô — “L’évêque de Pétrée avait, trouvé dans l’exil auquel il s’était condamné, des souffrances plus difficiles à supporter que celles que lui
Heureux évêque, qui, possédant à fond les saintes Ecritures, pouvait s’élever à des considérations si sublimes, prendre les choses de si haut, glorifier et diviniser, pour ainsi dire la souffrance, et ne pas daigner recourir à d’autres moyens qu’à ces grandes vérités surnaturelles pour consoler son ami ! Plus heureux ami d’avoir eu pour consolateur un tel évêque, mais surtout d’avoir été jugé capable de comprendre un langage si relevé, et d’appréqier des sentiments si chrétiens !
En même temps qu’il écrivait à Boudon, Mgr de Laval s’employait auprès de l’évêque d’Evreux pour le supplier de rendre justice à son ami, et, dans une lettre magnifique, il lui disait “ tout ce qu’il connaissait de sa piété et de sa vertu b ” Mais tout fut inutile. Cet évêque, bien intentionné d’ailleurs et de bonne foi, s’était persuadé que Boudon était un monstre d’hypocrisie et de perversité, dont toutes les œuvres, loin de glorifier Dieu, devaient porter au scandale et au mépris de la religion. Tant il est vrai qu il n’y a rien de plus à craindre que les préjuges, et que, chez les grands surtout, ils peuvent conduire aux plus cruelles injustices * 1 2 !
promettaient un climat rigoureux et des peuplades sans religion et sans discipline. Tout ce qui l’entourait semblait se réunir pour entraver les efforts de son zèle ; et, lorsque fatigué de tant d’obstacles, il se démit plus tard de l’autorité épiscopale, il ne vit pas cesser pour cela l’opposition que des hommes, d’ailleurs recommandables, apportaien à ses vues les plus pieuses.” (Vie de Boudori, p. 221.)