‹ Vie de mgr de Quélen, archevêque de ParisChapitre 14 sur 61 · XXX PIÈCES JUSTIFICATIVES (F · texte numérisé non relu

XXX PIÈCES JUSTIFICATIVES (F

Aire; de Cosnac, pour Noyon ; — de Mallian, pour Saint-Flour; — de Sagey, pour Saint-Claude.

Adhérèrent et souscrivirent ensuite: MM. l'archevêque de Bordeaux,— l'archevêque d'Albi ; — l'archevêque élu d'Aix; — l'archevêque nommé d'Auch ; — l'archevêque nommé de Narbonne; — les évêques du Mans, de Nancy, de Versailles, de Limoges , de Clermont , de Grenoble , d'Agen, d'Ajaccio, de Coutances, de la Rochelle, de Meaux, de Mende, deQuimper, de Digne et de Bayonne;

— parmi les évêques nommés : MM. de Varicourt, pour Orléans; — de la Tourette, pour Valence; — de Chaffoy, pour Nirnes; — de Villefrançon, pour Châlons- sur Saône;

— du Périer, pour Tulle; — de Guérines , pour Castres;

— de Richery, pour Fréjus ; — Soyer, pour Luçon ; — de Beauregard, pour Montauban; —de Belcastel, pour Perpignan ; de Morlhon, pour Carcassonne; — Molin , pour Viviers ; — de Neirac , pour Tarbes; — de La Brunière, pour Pamiers; — de Pons, pour Moulins; — de Bruc , pour Vannes; — de La Romagère, pour Saint -Brieuc

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LETTRE DE NOTRE S. P. LE PAPE ATJX CARDINAVX , ARCHEYÈOI ES ET ÉVÊyi ES DE FRANCE.

\ enérables frères, salut et bénédiction apostolique.

Nous avons reçu la leître que vous nous avez adressée en commun , le 3o mai , laquelle a été signée par quarante d'entre vous , soit placés sur les sièges actuels, soit déjà institués par nous , sans cependant avoir encore pris possession de lenrs églises,, soit seulement nommés par le roi. La première chose que nous avons à vous dire dans notre réponse , c'est de vous manifester que les sentiments exprimés dans votre lettre, et les assurances y contenues de votre excellente volonté, nous ont rempli d'une joie extrême. Nous avons connu par cette lettre que, ne cherchant pas ce qui est à vous , mais ce qui est à Jésus-Christ , par l'effet du zèle dont vous êtes enflammés pour le bien de la religion , vous êtes tout prêts à des sacrifices , quels qu'ils soient , et vous les regardez même pour rien, pourvu qu'ils puissent contribuer au salut éternel des fidèles , et que vous puissiez voir vos églises jouir enfin de la paix désirée. Nous avons aussi appris par cette lettre, avec un sentiment de reconnaissance , que , dans les nombreuses difficultés que la cause

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catholique éprouve en France , vous pensez , ainsi que vous le déclarez, qu'une seule ressource vous reste, savoir , à l'exemple de vos prédécesseurs , en saisissant avec empressement l'ancre sûre et immobile , de vous attacher avec encore plus de force, s'il est possible, à la chaire apostolique, et de marcher constamment, ainsi que vous vous exprimez, sous l'influence et la direction de votre chef. Nous avons vu en outre que, dans la même lettre, vous avez expressément déclaré que vous recevrez avec joie et que vous exécuterez avec unanimité ce que le vicaire de Jésus-Christ sur la terre, le prince des évêques, croira devoir décider dans l'intérêt de la religion. Nous avons observé finalement dans votre lettre que vous demandez très-instamment que nous voulions vous aider de nos conseils, vous éclairer, comme vous le dites, de nos lumières , et vous affermir par notre autorité ; et que vous déclarez reconnaître et respecter notre humble personne, non-seulement comme le chef de l'Église à qui Jésus-Christ à conféré la primauté d'honneur et de juridiction, mais encore nous regarder comme l'arbitre, le conciliateur et le médiateur que vous vous êtes choisi, à qui vous vous êtes confiés avec la plus grande sécurité, et dont l'avis, la décision, le jugement, feront, ainsi que vous vous exprimez de la manière la plus obligeante , votre force , votre sûreté et votre consolation.

Dans notre très-ardent désir de remédier aux maux qui affligent la religion catholique en France, et d'écarles obstacles qui se sont opposés à l'exécution du concordat de 1817 , vos sentiments ci dessus mentionnés et si hautement exprimés, nous ont fait poursuivre encore avec plus de confiance les négociations entamées à cette fin avec le roi Très-Chrétien, étant persuadé que l'union étroite des évêques entre eux et avec le chef suprême de l'Église, aussi bien que leur résolution d'exécuter avec

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unanimité ce que, après nous être concerté avec votre roi , nous aurions jugé convenable de résoudre dans le Seigneur, seront éminemment utiles à obtenir ces avantages que nous nous sommes proposés.

En attendant, après avoir pris en considération ce que vous nous avez exposé dans votre lettre, et avant de mettre à exécution ce que , pour applanir le chemin à l'arrangement total des affaires, nous avons cru devoir décider et exécuter sans délai , vu l'urgence que vous-mêmes reconnaissez des besoins présents et très-graves delà religion catholique, nous avons résolu de vous instruire nousmême de ce que nous avons concerté avec le roi , afin que vous puissiez le connaître les premiers , et qu'ayant pris pleine et parfaite connaissance de toute l'affaire, vous soyiez en état de déposer la crainte dont nous avons vu par votre lettre que vous êtes agités.

En effet , ce que , dans L'état actuel des choses , nous avons jugé être uniquement possible de faire pour le moment ne vous ayant pas été pleinement communiqué, ainsi que vous le dites , vous ne nous avez pas dissimulé votre crainte que ce qui ne sera d'abord qu'une disposition provisoire ne devienne par la suite un état définitif, ou ne subsiste au moins durant longues années au détriment de l'Église , et que l'établissement temporaire de cet ordre de choses ne soit lié à des conditions qui vous sont inconnues. Or, il est juste, vénérables frères, que vous soyez entièrement délivrés de ces craintes.

Vous connaissez parfaitement l'empressement avec lequel nons avons travaillé à conclure une convention avec le roi Très- Chrétien, afin de pourvoir, moyennant un arrangement heureux des affaires de l'Église dans le royaume de France, au salut des fidèles qui y demeurent , selon que nos devoirs apostoliques nous en font la loi, et de satisfaire aux vœux du roi, que nous aimons

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tout particulièrement , et de tous les hommes de bien.

Mais vous n'ignorez pas non plus qne l'exécution de cette convention est encore aujourd'hui suspendue, et que les fruits abondants que nous nous en promettions ont été contrariés et retardés, non sans nous causer la plus vive douleur.

En effet, il a été porté à votre connaissance, au nom du roi Très - Chrétien , que les sièges épiscopaux de France ayant été augmentés, selon le vœu de Sa Majesté, jusqu'au nombre de quatre-vingt-douze . par nos lettres apostoliques du 27 juillet 1817 , les charges publiques du rovaume de France ne permettent pas de soutenir le poids de tant de dotations, et demandent nécessairement quelque diminution du nombre desdits sièges : qtie les circonstances dudit royaume ont encore opposé d'autres obstacles à l'exécution du concordat de 1817, conclu avec le roi Très-Chrétien , et que, par conséquent, Sa Majesté, pour écarter ces obstacles . s'est trouvée dans la nécessité de s'entendre avec nous.

Comme nous n'avons rien plus à cœur que de recueillir ces fruits abondants que nous nous sommes promis de la convention sus-mentionnée. et de voir que les affaires ecclésiastiques soient réglées d'une manière stable dans le florissant royaume de France , dans notre désir de satisfaire aux vœux de Sa Majesté, autant que les devoirs de l'apostolat nous le permettent . nous lui fîmes savoir que nous ne nous serions pas refusé à quelque diminution du nombre des sièges, si les intérêts de l'Église et du royaume l'eussent absolument demandé. Cependant, connaissant que la détermination des nouvelles limites des diocèses selon la nature des lieux et la commodité des fidèles, et les opérations nécessaires pour exécuter la diminution demandée des sièges, nécessairement n'entraîneraient pas peu de temps, nous avons jugé à pro-

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pos, dans notre sollicitude apostolique que, dans l'intervalle, il fût pris quelque expédient temporaire, afin de remédier au moins le plus tôt possible aux maux présents dont on nous a exposé que les Églises de France , privées de la présence do ltjurs pasteurs , sont affligées.

Toute cette affaire ayant donc été mûrement et pendant long-temps examinée et traitée durant l'espace de plusieurs -mois par des lettres écrites et reçues de part et d'autre, voici ce que, de l'avis encore d'une congrégation choisie de nos vénérables frères les cardinaux de la sainte Église romaine , après avoir imploré les lumières d'en-haut, nous avions jugé propre à la conduire à une heureuse fin.

Par le moyen d'une allocution que nous prononcerons selon les formes ordinaires dans le consistoire que nous allons tenir bientôt , nous ferons connaître qu'il nous a été expusé, au nom du roi Très- Chrétien , que les charges qui pèsent actuellement sur le royaume, et qui ne permettent pas l'établissement de quatre-vingt-douze sièges épiscopaux, et d'autres empêchements qui se sont opposés à l'exécution de la convention du 1 i juin 1817 , ont fait que Sa Majesté, pour les écarter, s'est trouvée forcée de s'entendre avec nous, et de solliciter quelque réduction dans le nombre des sièges dont elle avait demandé l'érection; que, dans ce but, le roi Très-Chrétien s'est adressé à l'autorité apostolique pour que celte réduction fut effectuée de la meilleure manière possible , eu égard aux circonstances du royaume , selon les règles prescrites par les saints canons; que cependant cette opération devant entraîner un laps de temps considérable, et d'ailleurs, ayant été instruit du malheureux état des Églises de Irance, et de La viduité de plusieurs de ses sièges, nous avons jugé que notre sollicilnde apostolique nous faisait un devoir de venir, en attendant, à leur se-

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