‹ Vie de Mgr de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 10 sur 67 · VIE DE MONSEIGNEUR DE SIMOIIT · texte numérisé non relu

VIE DE MONSEIGNEUR DE SIMOIIT

modestes fonctions au milieu desquelles, par suite d'é?énements qu'il ne pouvait prévoir, il allait passer près de vingt ans de sa vie. Avant tout, il y porta les pensées de foi qui étaient Tâme de toute sa conduite » et considéra cette mission comme prenant directement du ciel.

« Ësi-il mission plus-belle 'et plus touchante, disait-il plus tard, que d'incliner de jeunes cœurs à la piété, que de prémunir ces âmes encore étrangères h l'idée du mal , contre les séductions de Terreur et du vice ? est-il un dépôt plus précieux , plus saint , qu'on doive garder avec plus de fidélité^ avec plus de religion > que le dépit de l'innocence des enfants que Dieu nous met entre les mains ? > Aussi voyait*il avec peine , par la suite , que de jeunes maîtres ne paraissaient pas toujours comprendre l'importance des fonctions qu'on leur confiait dans les petits séminaires , et regardaient un an ou deux de professorat comme une simple trêve avec une vie de règle et d'assujettissement, c Tout au plus, disait -il à ce sujet, s'appliquent • ils à ouvrir l'esprit des enfants aux éléments des langues , mais la partie la plus noble, le cœur de ces pauvres enfants, leur est indifférent; il semble qu'ils n'en ont point la charge , tant ils sont peu soigneux de veiller à ce que l'ivraie n'y soit jetée en secret et ne vienne à s'y mêler au bon grain. » M. Dubourg dut bientôt s'applaudir du coopé-

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