‹ Vie de Mgr de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 15 sur 67 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

travail par voire inienlion • en lui donnant une fin sublime» je veux dire Dieu. •

A la joie bien légitime que devait éprouver M. de Simony, en voyant que le jenne cœur qu'il cultivait répondait si bien à ses soins, 8*en joignit une autre non moins douce pour lui. Au mois de juin 1798 , sa scBur dont la vie était comme une partie de lui-même , et qui était encore en émigration • fit un second voyage en France. M. de Simony, obligé de relarder de quelques jours le plaisir d'aller la trouvera Bellegarde, lui écrivait ainsi qu'à M*"* Chervaux :

< J*ai eu ce matin» mes chères amies» une des plus grandes joies que j'aie jamais éprouvées. J*étais levé, mais hors d'état de paraître encore » quand le postillon de M. Bonet est arrivé; on a appliqué l'échelle à la fenêtre pour m'avertir et sans avoir achevé de lire la précieuse lettre » je me suis mis en devoir d'aller à Villeneuve St- Georges, remercier mille fois M. Bonet pour tout le bien qu'il m'avait fait. J'ai lu et relu chemin fuisani votre lettre et la sienne, et enfin je l'ai rencontré sur le' chemin où il se promenait en m'attendant; je l'ai abordé comme si je l'eusse reconnu et je l'ai embrassé. Il m'a parlé de toi » mon (Jrsulette, comme s*intéressant vivement à ton sort , et tout ce qu'il a fait pour toi , me Va rendu véritablement cher. J'ai causé avec lui de vous tous, jusqu'à neuf heures, qu'il est parti

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